Comics Review 73 : Wonder Woman Rebirth #4

Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Comme souvent on va parler d’un tome DC Comics et de leur courante ère Rebirth, et l’une des séries que j’apprécie plus particulièrement est celle consacré à l’amazone Wonder Woman. Ce quatrième tome publiait par Urban Comics marque la fin du run du scénariste Greg Rucka et du dessinateur Liam Sharp. Une nouvelle équipe créative arrive sur le titre ensuite, et on me dit dans l’oreillette que la qualité semble diminuer avec ce changement malheureusement. Mais en attendant il nous faut analyser comment se termine l’histoire mis en place par monsieur Rucka, c’est parti !

Un petit rafraîchissement de mémoire s’impose sur les péripéties qui se sont passés dans le tome précédent, étant donné que le tome 4 est la deuxième partie de cet arc. Après avoir compris que la Themyscira, que Diana connaissait depuis des années, était en fait un leurre, l’amazone tombe en dépression et se fait interner en hôpital. Aidé de ses amis, Steve Trevor, Etta Candy et Ferdinand il finira par se libérer de sa prison mentale et de partir en chasse vers la vérité sur son île natale. De son côté Veronica Cale, la CEO de Empire Industries, doit également percer le secret de l’emplacement de Themyscira si elle veut récupérer sa fille qui a été envoûté par les dieux Phobos et Deimos.

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Le tome va donc s’axer sur la recherche conjointe et croisée de l’île des amazones, dans un but différent en fonction des protagonistes. L’intérêt du tome est donc de savoir le secret qui se cache derrière le paradis qu’est Themyscira. La révélation est plutôt bien amené, elle surprend de manière agréable et surtout elle permet de regrouper toutes les motivations des protagonistes, notamment Phobos et Deimos. Malheureusement la suite de cette révélation est accompagnée d’une action niaise à souhait. Je ne vais pas vous la dire mais c’est un classique assez récurrent et énervant, en particulier du personnage de Wonder Woman. J’ai été un peu déçu de voir une telle résolution.

Malheureusement je trouve qu’elle est expédiée assez rapidement, notamment dans le déroulé de l’édition d’Urban. En effet la fin de l’intrigue arrive pratiquement avant le milieu de l’ouvrage et le reste n’est que flashback et conséquences de cette révélation. Je trouve de plus en plus que DC et/ou Urban fasse le choix de finir les intrigues en milieu de tome et de combler par des chapitres annexes ou filer peu intéressants. Mettez-les en milieu de tome et laissez nous apprécier la fin où elle devrait se trouver, à savoir à la fin ! Par exemple on a en fin de tome, un chapitre montrant la rencontre entre les héros de la Trinité de DC, Superman, Batman et Wonder Woman. Ce chapitre est bien mené et montre bien les différences de caractères entre les trois personnages, mais ne s’apprécie pas pleinement à cause de la frustration de le voir placer à cet endroit. J’ai donc un arrière goût assez moyen sur mon ressenti de ce tome et plus globalement de l’arc La Vérité qui s’étendait sur les deux derniers livres. Ce que nous raconte Rucka respecte bien le personnage et la mythologique de Diana mais ne s’élève jamais au niveau du second tome qui était juste géniale.

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Finalement j’ai l’impression d’avoir faussé mon jugement en cours de run à cause d’une chose, les illustrations de Liam Sharp !!! Dans ce tome final, on retrouve le monsieur sur les chapitres du présent de l’histoire et Bilquis Evely en grande partie sur les chapitres de flashbacks. Je vous ai déjà fait part de ma frustration de ne pas voir Sharp dessiner toute la série étant donné que j’adore complètement sa représentation de l’amazone. Elle respire la puissance et se montre uniquement via son apparence comme une leader de guerre redoutable. J’attends d’ailleurs que DC la mette plus en avant dans la partie stratégique des batailles par rapport à Superman, qui n’est, faut-il le rappeler, qu’un « simple garçon de ferme ».

Les décors sont encore une fois sublimes, avec une recherche très poussée sur leurs compositions, tout ce que j’aime. Même s’il ne trouve pas de nouvelles idées originales de découpages dans ce tome son travail est toujours d’une extrême précision et beauté. Je pense donc que mon amour pour ce run était en grande partie liée à monsieur Sharp, je vous en parlerais probablement dans un Comics Run où je détaillerais ce que j’ai aimé et moins aimé dans ces 4 tomes.

 

Ce quatrième tome de Wonder Woman conclut le run de Greg Rucka et Liam Sharp sur le personnage. Il met un point final aux intrigues en cours, notamment sur la recherche de Themyscira de manière qui ne devrait pas vous décevoir. Les révélations sont très intéressantes et vont plutôt à contre-sens de ce que l’on pourrait attendre pour l’amazone. Néanmoins je reste sur ma faim, probablement à cause d’une édition qui termine l’intrigue principale avant la moitié du tome !!! Je vous conseille cet ouvrage si vous avez commencé la série, et vous pouvez y aller les yeux fermés uniquement pour le travail de Liam Sharp qui est encore une fois sublime.

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Comics Review 46 : Wonder Woman Rebirth #3

Hello tout le monde et merci d’être présent pour la nouvelle review sur le blog qui portera sur le tome 3 de Wonder Woman Rebirth scénarisé par Greg Rucka, dessiné par Liam Sharp et Bilquis Evely et publié chez Urban Comics dans nos vertes contrées. Ce tome est bien entendu la suite du run de Rucka sur le personnage (qu’il avait déjà scénarisé il y a quelques années) pendant l’arc Rebirth de DC Comics. Vous pouvez retrouver les reviews des deux tomes précédents avec le tome 1 et le tome 2. Je prends pour l’instant beaucoup de plaisir à lire cette série, voyons si ce 3ème ouvrage continue sur cette lancée.

Greg Rucka continue à employer une narration explosée dans cette série avec les numéros impairs qui se déroulent dans le présent de l’action et qui sont dessinés ici par Liam Sharp et les numéros pairs qui continuent à développer le passé des différents personnages et qui sont illustrés par Bilquis Evely. Jusqu’ici Urban Comics avait regroupé ces deux parties différentes chacun dans leur tome respectif (le tome 1 se passant dans le passé avec les origines de notre amazone et le tome 2 dans le présent avec une mission dans le jungle). Ce tome mélange quant à lui les deux stroylines, les chapitres de flashbacks permettant d’explorer le passé du personnage de Veronica Cale, PDG d’Empire Industries, afin de comprendre son ressentiment à l’égard de Wonder Woman. D’un autre côté le présent nous montre le combat mentale de Diana pour faire la lumière sur la manipulation dont elle a été victime pendant des années lors de ses retours sur Themyscira, sa terre natale. Steve Trevor et Etta Candy les alliés de l’amazone essaient également de faire profil bas tout en trouvant un moyen de ramener l’esprit de Diana à la normale, en essayant d’échapper aux sbires de Veronica Cale qui cherche désespérément un moyen d’accéder à l’île paradisiaque des amazones.

Le gros point fort de ce tome est encore une fois la présence de Liam Sharp qui réalise un travail irréprochable de réalisme dans ces illustrations. Le monsieur est né pour dessiner l’amazone et plus je vois son travail sur cette série ainsi que la série The Brave & The Bold en VO, plus je me dis que personne ne pourrait mieux représenter Diana sur une série à long terme. En plus de mettre en avant la puissance de Diana dans ses dessins il se permet de plus en plus de travail sur la composition et le découpage de ses pages qui deviennent donc très intéressantes et avec du caractère. De nombreuses planches sont stylisées et découpées en fonction de l’action qui s’y déroule.

Néanmoins le gros point faible de ce tome vient également de notre ami Liam Sharp, et du fait qu’il ne soit présent que sur la moitié des chapitres. La comparaison entre lui et Bilquis Evely ne peut être évité et malheureusement il y a une grosse différence, pas spécialement dans la qualité car la dessinatrice réalise un travail propre, mais qui ne colle toutefois pas aussi bien au personnage que celui de Sharp. Le même constat était présent pour Nikola Scott sur le tome 1 mais le dessinateur britannique surpasse de loin ses congénères. Le trait d’Evely est beaucoup plus coupant tout en étant bien moins précis sur les visages notamment, l’impression de puissance de l’amazone dans les chapitres du présent ne se ressent plus du tout ici et c’est bien dommage. Je comprends l’intérêt de vouloir imprégner deux styles graphiques pour différencier les époques et améliorer la compréhension du lecteur mais DC est en train de passer à côté d’un artiste assez exceptionnel qui colle parfaitement à l’héroïne. J’aimerais voir DC donnait sa chance à l’artiste Jenny Frison qui réalise les variant cover sur cette série (qui sont les cover utilisées par Urban) et qui a un style qui se rapproche un peu plus de Liam Sharp tout en réussissant à inculquer un trait plus jeune à l’amazone, ce qui collerait parfaitement avec ce que cherche à faire l’éditeur en utilisant deux artistes.

Concernant le scénario, le fait d’être sur un arc en deux tomes ne facilite pas le jugement de celui-ci, en effet l’histoire ne fait que commencer et je reste légèrement sur ma faim. Les parties de flashback permettent de bien définir les motivations de Veronica Cale, un vrai plus pour les lecteurs comme moi qui ne connaissaient pas ce personnage, néanmoins elles ralentissent forcément le récit conté au présent.

On a donc l’impression d’être plus en présence d’un tome d’exposition plutôt que d’un où le récit avance réellement, l’action du présent ne bouge pas vraiment et a un peu de mal à trouver un rythme. Cela est dû également au fait que Wonder Woman est en hôpital psychiatrique pratiquement tout le long de ce tome et ne s’en sort que quelques pages avant la fin. Les soucis mentaux de Diana sont pour moi aussi une déception, ou plutôt une opportunité manquée. Son cheminement et ses questionnements ne sont que trop peu abordés à part dans quelques planches mais sans que cela ait un réel impact sur le lecteur. J’aurais aimé une exploration plus profonde du subconscient de notre héroïne pour obtenir quelque chose de plus contemplatif, voir psychédélique même. Pourquoi ne pas partir vers une Diana sans espoir, complètement démoralisée, sous drogues même ? Là elle se questionne deux chapitres et Ferdinand lui rend son costume et c’est reparti comme en 40. Grosse opportunité manquée à mon goût.

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Ce troisième tome des aventures de Wonder Woman est une légère déception, étant la première partie d’un arc en deux volets il sert en grande partie d’exposition à certains personnages et à l’intrigue. Peu, voir pas, de trames narratives sont résolues et il nous faudra donc attendre le second tome pour avoir nos réponses. Les deux ambiances graphiques permettant de délimiter les deux périodes temporelles sont assez inégales, notamment parce que Liam Sharp est absolument parfait dans son travail de l’amazone. Donnez lui plus de place pour la suite !!!

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65 WD-Icon-65

 

Comics Review 34 : Wonder Woman Rebirth #2

Bienvenue à tous dans Comics Review, l’article où je review et j’analyse mes différentes lectures, 34 ème numéro aujourd’hui avec la suite de notre voyage dans le relaunch Rebirth de DC Comics et la série Wonder Woman et quel meilleur moment pour reviewer ce tome 2 que lors de cette 34 review sachant que le tome 1 était le sujet de la 17ème review. Restant sur plusieurs lectures quelque peu décevante, j’attendais beaucoup de ce tome 2, j’espérais ne pas être déçu comme lors de ma lecture de Deathstroke par exemple, qu’en est-il ?

Je ne vais pas faire durer le suspense trop longtemps, ce tome 2 c’est de la bombe !!! Encore meilleur que le premier du nom, qui était déjà très sympathique mais on est clairement un niveau au-dessus et qui donne de l’ampleur à la série dans son tout. J’ai d’ailleurs hâte de lire le tome 3 qui est déjà sorti chez Urban Comics.

Le premier tome de la série Rebirth Wonder Woman nous montrait une réécriture de ses origines, avec l’arrivée de Steve Trevor sur Themyscira et le départ de Diana pour rejoindre le monde des hommes. D’après celui-ci on pouvait donc s’attendre à ce que les précédentes publications de l’amazone ne soit plus dans la continuité ou tout du moins qu’ils ne soient plus mentionnées. Ce tome 2 nous prend donc à revers à cause des mentions de certains événements qui se sont passés lors de l’ère Renaissance (New 52) de DC Comics, survenu avant l’ère Rebirth qui nous intéresse. La connaissance des informations précédentes n’est pas obligatoire, malgré tout cela peut freiner un nouveau lecteur qui ne serait pas à jour sur cela. Prenons par exemple Cheetah (le docteur Barbara Ann Minerva entrevu dans le tome 1) qui joue un grand rôle dans l’ouvrage et qui a une relation très intéressante avec Diana, entre la haine, la colère dû à sa transformation, et l’espoir de trouver en l’amazone une alliée qui l’aidera à retrouver sa force humaine. Il aurait été intéressant à défaut de voir le pourquoi de la transformation du docteur en Cheetah, d’avoir au moins un flashback sur celui-ci pour replacer le nouveau lecteur dans cet storyline.

Mais que l’on se rassure, ce point est pratiquement l’unique défaut ou point faible de ce livre, tout le reste est intéressant et magnifiquement dessiné. Wonder Woman a besoin de Barbara pour retrouver le chemin vers Themyscira, que ses dieux lui ont fait oublié, pour se faire elle se rend dans la jungle pour quérir son aide. Cheetah va en contrepartie lui demander de la libérer de la malédiction du dieu Urzkartaga qui lui a donné son apparence animale. Steve Trevor va également être mêlé à cette histoire lors d’une intervention militaire qui va les amener vers le même but. L’histoire est passionnante et on la suit avec grand intérêt. Elle colle tout à fait avec l’univers de l’amazone et son côté mystique et divin.

Concernant la partie graphique, j’avais quelques réserves lors du tome 1 sur les dessins réalisés par Nikola Scott, notamment sur les visages de la princesse et de Steve. Pour ce tome nous avons un changement d’artiste et c’est Liam Sharp qui est aux commandes sur les croquis et l’encrage, épaulé par Laura Martin à la colorisation. Et le changement rend ce tome à la limite de la perfection, l’ambiance instaurée par le style de Liam Sharp est en parfait accord avec le propos du récit et de cette histoire dans la jungle.

 

L’aura mystique de ses dessins est à couper le souffle et je trouve qu’il est l’artiste parfait pour s’attaquer aux publications de l’amazone, en lui donnant un côté jeune et insouciant et à la fois plein de charisme et prête à péter des gueules dès qu’il le faut. En somme ce que je détestais dans le précédent tome, sur l’air hébété des différents personnages est complètement rattrapé ici, sur Diana et Steve. Bonjour la badassitude !!!

 

Attendez-vous à vous en prendre plein la vue lors de la lecture et a adoré ça. La colorisation est également parfaite, et renforce l’ambiance de jungle et de mysticisme. Mais le monsieur ne s’arrête pas là, oh non. Non content de dessiner à la perfection, il a aussi des idées dans ses découpages, notamment deux que j’ai identifié et qui sont pour moi intéressantes à explorer.

Le premier étant l’utilisation de lianes en tant que délimitation pour les cases sur une page. Cela peut paraître simple mais plus dans le thème tu meurs quand tu montres un récit qui se déroule à 80% dans la jungle.

 

Néanmoins pour celui-ci on peut se dire qu’il n’est là que pour faire joli et n’apporte réellement pas de fond à l’histoire. Par contre le deuxième effet que j’ai remarqué apporte beaucoup plus de profondeur et n’est pas présent uniquement pour le style. Il s’agit de l’utilisation de barreaux de prison en tant qu’élément de découpage. Dans la première photo ci-dessous le symbole n’est pas complètement poussée, les jeunes filles et les compagnons de Steve sont réellement emprisonnées et on utilise les barreaux simplement.

 

Par contre la deuxième image est beaucoup plus intéressante, elle apparaît pendant plusieurs planches lors du « combat » entre Diana et Cheetah. Il n’y a pas de réel lien avec un élément du décor comme pour la première planche, car ici l’utilisation des montants est complètement symbolique. Ils sont utilisés lors de l’explication de la malédiction de Barbara, qui est enfermé dans le corps de Cheetah et n’est plus maître de ses actions. Les barreaux sont ici employés pour représenter le fait que le docteur soit prisonnière de son corps et ne puisse plus agir de son propre fait, elle est dans une prison qui prend l’aspect de la créature animale que Urzkartaga lui fait revêtir. Mind blown !!!

Vous l’aurez compris, ce tome 2 est une réussite totale pour ma part. L’histoire est intéressante, développe des personnages avec du fond, notamment Cheetah, et permet en plus de mettre en appétit pour le tome suivant. Les dessins de Liam Sharp sont en plus d’une beauté incroyable, et les idées de découpage sont nombreuses et symboliques. Au bout de 2 tomes la série devient un must have à mon goût.

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Comics Review 17 : Wonder Woman Rebirth #1

Bienvenue à tous dans Comics Review, l’article où je review et j’analyse mes différentes lectures, 17ème numéro aujourd’hui consacré à l’un des personnages de comics super-héroïques les plus connus et emblématiques, l’un des membres de la trinité DC, c’est parti pour Wonder Woman Rebirth tome 1.

Ce tome est le premier comics Wonder Woman que je possède et que je lis, j’étais au courant de l’histoire du personnage, le film de cet été a aidé là-dessus également, mais je n’avais jamais lu de comics sur le personnage. L’event Rebirth me permet cela avec un tome 1 reprenant les origines de l’amazone et son arrivée dans le monde des hommes. En début de récit Diana se trouve donc sur Themyscira avec ses soeurs amazones, l’élément perturbateur du récit, et des origines de Wonder Woman en général, est la découverte de cette île cachée par Steve Trevor. L’amazone va donc ensuite quitter son foyer pour aller vivre ses aventures et aider les humains.

On peut vite se dire que l’histoire est une origin story classique et sans grand intérêt néanmoins le scénariste Greg Rucka distille quelques bonnes idées qui permettent de ne pas souffrir du problème de l’histoire déjà racontée. La première de ces idées m’a d’ailleurs plutôt surpris, à savoir de montrer sans trop de réserve l’orientation sexuelle des amazones, pour un lecteur assidu du personnage cela peut paraître comme acquis mais de voir que les amazones entretiennent des relations lesbiennes et que le tome ne s’en cache et quelque chose de plutôt bienvenue. J’aurais même tendance à dire que cela aurait pu être encore légèrement approfondi, par exemple lors du départ de Diana.

La deuxième bonne idée de ce tome au niveau du scénario est malheureusement non exploitée jusqu’au bout, elle vient de la tenue d’un tournoi pour élire la représentante des amazones qui partira aider le monde des hommes. Diana n’est pas une élue, elle est choisie car elle est la meilleure candidate pour le poste. Peut-être que ce sont mes lectures de mangas et de shonen en particulier qui m’ont fait apprécié les tournois mais en voyant la tenue de celui-ci je ne pouvais espérer mieux, il me semble que c’est un procédé assez rare dans les comics US et je trouvais l’idée géniale, emprunter une composante majeure d’un média différent et étranger ne peut être qu’une bonne idée (quand elle est bien réalisée). Malheureusement l’auteur ne devait pas valoir montrer le déroulé du tournoi mais uniquement son résultat, grosse déception pour ma part, même si l’issue de celui-ci est cousu de fil blanc j’aurais voulu passer plusieurs chapitres dans l’arène avec les amazones sur différentes épreuves d’adresse, d’agilité, de combat, de réflexion, … Je tiens peut-être une histoire faite pour DC, quelqu’un a l’email de Geoff Johns ?

De manière générale je trouve qu’on ne passe pas suffisamment de temps sur Themyscira, c’est un aspect du personnage qui m’intéresse probablement le plus, l’aspect mythologique et un tournoi aurait été l’occasion parfaite de passer du temps sur l’île tout en y racontant quelque chose.

Passons maintenant à la partie graphique orchestrée par Nicola Scott qui me laisse indécis au possible. Dans un premier temps j’ai été très déçu par la représentation des personnages et surtout leurs visages, je ne pensais jamais avoir à dire cela mais ceux-ci ont des sourcils bien trop broussailleux qui ont failli me sortir de ce tome. Les personnages ont donc un air un peu ahuri qui n’est pas de très bon ton, je vous laisse juger par vous mener avec cette image. Celle-ci est représentative de l’ensemble du tome, sur pratiquement l’ensemble des personnages, les pires étant Diana et Steve, dommage sachant que ce sont les deux personnages principaux.

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Et d’un autre côté Nicola Scott délivre dans ce comics les représentations d’action les plus inventives que j’ai pu revoir dans un comics. Les planches qui vont suivre arrivent dans la 2ème partie du tome, lorsque Wonder Woman doit se battre, cela a donc permis de rattraper mon a priori sur ces fameux sourcils. Plusieurs planches sont d’une intensité assez impressionnante, et arrivent à retranscrire le mouvement, la partie la plus dure à matérialiser sur papier, on croit aux déplacements de Diana sur certaines cases.

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Sur cette page on pourrait penser que la photo est floue mais le dessin est bien comme cela, l’impression de mouvement, de rapidité est ahurissante. J’entends souvent dire sur certaines cases « On dirait que la page prend vie », c’est la première fois que j’ai réellement ressenti cet effet.

L’artiste utilise également un effet assez inédit pour montrer le déplacement de Diana sur une même case, je n’avais jamais vu ce procédé et j’espère réellement qu’il sera utilisé de manière moins sporadique à l’avenir, la compréhension de la case est grandement simplifiée. Cet effet fantôme apporte énormément sur un comics d’action tel que Wonder Woman et cela ne m’étonne pas qu’on retrouve un procédé similaire dans la scène d’intro de Diana dans le film Justice League.

Pour ce tome je vais parler d’un aspect dont je ne parle jamais dans mes review, à savoir la publication. Que ce soit les publications VO ou VF la qualité est toujours au rendez-vous et je ne vais pas remettre en cause cela ici. Mon problème avec les publications VF notamment, est ce que je vais appeler le syndrome de la variant cover. Bref récap, les publications de séries sortent tout d’abord aux US dans un format court appelé single, et chaque single a une couverture dessinée par l’artiste principal de la série. Néanmoins les maisons d’éditions commandent des variant cover à d’autres artistes pour vendre plus de numéros, ça donne un numéro différent, c’est joli dans une collection. Et malheureusement j’ai tendance à remarquer que les éditeurs VF prennent ces variant cover pour illustrer la couverture de leur tome, en soi pourquoi pas, ils ont à leur disposition plusieurs cover ils utilisent celle qui leur semble la plus judicieuse. La ou j’ai un souci c’est quand il y a une différence notoire entre la couverture et le contenu du tome au niveau graphique, ce qui est totalement le cas dans notre exemple. La variant cover de Jenny Frison montre une Wonder Woman ultra badass et épurée si je peux dire (image ci-dessous), assez à l’opposé de ce que propose Nicola Scott. C’est cette différence qui a failli me sortir de ce tome, je trouve cela assez dommage sachant que ce n’est pas un cas isolé et que j’avais eu le même soucis avec Superman American Alien. Mon conseil est donc de bien vérifier le contenu d’un tome avant l’achat et de ne pas se fier complètement à la couverture du tome.

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Wonder Woman Rebirth est une histoire qui ne m’aura pas laissé indifférent, je serais passé par différentes émotions grâce à (ou à cause de) son scénario et sa patte graphique qui est plutôt spéciale mais très ingénieuse. Ce tome constitue tout de même une très bonne entrée en matière du personnage pour un nouveau lecteur comme moi et on m’a laissé entendre que la série gardait une qualité d’écriture très intéressante. A suivre donc.

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Superman Rebirth #1 : Comics Review

Du Rebirth, encore du Rebirth ?! Et oui, on continue d’explorer les différentes séries des personnages iconiques de DC Comics dans l’ère actuelle Rebirth (cela nous servira pour plus tard, on vous le promet). On a déjà parlé de beaucoup de séries (Batman, Green Lantern, Wonder Woman, Deathstroke, …) et aujourd’hui il est temps de s’attaquer à un autre gros morceau. On s’attaque, enfin, à l’homme d’acier et à la série écrite par Peter Tomasi et dessinée par Patrick Gleason. En route, ou en vol, pour l’analyse du premier tome de Superman Rebirth !

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Jon MVP !

Tout comme la plupart des séries Rebirth, celles-ci découlent des événements de l’ère New 52 (DC Renaissance chez Urban Comics). Forcément il est important, je ne vais pas dire essentiel, de connaître ces événements. Mais ne vous inquiétez pas Urban met régulièrement les informations en préface et surtout je n’ai de mon côté pas lu la fin des New 52 qui impacte cette série et je m’en suis plus ou moins bien sorti.

La fin de l’ère Renaissance voyait la mort du Superman de cet époque. La Terre se voit donc sans protecteur kryptonien, mais cela ne durera pas très longtemps. En effet un Superman d’une autre Terre et d’une autre Métropolis (celui qui avait péri sous les coups de Doomsday et avait ressuscité, voir La Mort de Superman) va tout d’abord tenter de le ramener à la vie. Après un échec il va décider d’assumer le rôle de justicier sur cette Terre. De plus son autre objectif, et celui qui apparaît comme principal sera d’enseigner à Jon Kent ce qu’il faut pour être un héros et pour maîtriser ses pouvoirs kryptoniens.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre à la lecture de ce tome. Je ne suis pas un énorme consommateur de Superman, même si je peux être surpris par la qualité d’une oeuvre lorsqu’elle est au rendez-vous (cf le Man of Steel de John Byrne). Clairement entre Batman et Superman, je suis de loin Team Batman. Alors d’un côté ce tome m’a conforté dans mon ressenti. La menace incarnée par l’Eradicateur m’a semblé assez peu intéressante, tout du moins dans sa finalité. J’ai l’impression que l’objectif de chaque personne étant de près ou de loin lié à la planète Krypton est de la rebâtir ou son peuple. C’est l’intrigue du film Man of Steel par exemple. Donc forcément niveau originalité ce n’était pas le plus intéressant.

Par contre là où le tome devient bien plus plaisant, même dans son utilisation du méchant, c’est quand il touche à Jon Kent !

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Et jamais je n’aurais pensé apprécier autant le personnage. L’image du dessus est la première représentation de Jon dans le tome alors qu’il regarde son père sauver leurs animaux de la ferme ainsi que leur grange d’un incendie. Regarder l’innocence dans son regard et la fierté qu’il a d’avoir un père aussi incroyable. Tout de suite j’ai ressenti de l’attachement pour le personnage et cela ne s’est pas démenti à la lecture du tome. Surtout qu’on est dans un tome Superman mais le personnage principal est de loin Superboy. En tout cas l’intrigue se base intégralement sur lui, sur la maîtrise de ses pouvoirs et sur le fait qu’il va se porter en héros ou non.

Bien sûr l’homme d’acier entre en ligne de compte pour l’aider à devenir qui il doit être et n’est pas en reste de son côté. Venant d’une autre Terre il va devoir lui aussi apprendre à se sacrifier pour des êtres qu’il ne connait pas. Les deux personnages s’entraident, parfois sans le savoir, pour devenir la meilleur version d’eux-mêmes. Pour résumer l’intrigue, bien que le premier plan soit assez peu intéressant, le fond de l’histoire et l’apprentissage de Superboy fait décoller le tout et donne un résultat très satisfaisant !

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Cette iconistation !!

Et venons-en à la partie graphique réalisée par Patrick Gleason. Et là c’est la bonne claque ! Autant les pages sont assez classiques dans leurs ensembles, le dessin ne m’a ni plu ni déplu sans me laisser de marbre non plus. J’ai somme toute apprécié les dessins des cases les plus basiques mais le style un peu rond, parfois « manga » et cela n’est pas spécialement le type que j’affectionne. Les compositions et les découpages sont parfois intéressantes et sont à noter.

Mais le gros point fort de cette partie vient de l’iconisation des personnages. Et je n’ai littéralement jamais vu une telle iconisation dans un comics book super-héroïque ! Vous pouvez déjà le voir sur les images partagées dans l’article et le tome en regorge. Patrick Gleason sait exactement quand mettre l’emphase sur un mauvais marquant de ces personnages, et le fait parfaitement ! Et cela renforce d’autant plus l’attachement à ceux-ci en les voyant de cette manière ! Les illustrations complètent magistralement le scénario et viennent même le renforcer.

Ce premier tome de Superman Rebirth est plutôt une bonne surprise. Même si l’intrigue concernant l’Eradicateur est assez banale, le scénario est sauvé par l’écriture et l’arc du personnage de Jon Kent. De plus les illustrations et l’iconisation parfaite des personnages de la part de Patrick Gleason permettent d’élever le tome. Un très bon début !

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Green Arrow Rebirth #1 : Comics Review

Tiens tiens tiens, mais que voilà ? Une nouvelle série Rebirth que l’on commence sur l’Atelier. Tout à fait mes amis, après les séries Batman, Wonder Woman, Green Lantern et Deathstroke, il est temps de s’attaquer à un autre héros de la mythologie DC Comics. Mes aventures suite à ce reboot sont pour l’instant en grosse demi teinte, je ne lis bien sûr pas tout ce qui est proposé mais à part la série Wonder Woman j’ai du mal à être conquis, et même elle ne m’a pas convaincu sur la fin de son arc. Green Arrow va-t-il relever ce niveau ?

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Je me suis procuré ce tome après avoir lu l’intégrale des New 52 sorti chez Urban et du passage de Jeff Lemire sur le personnage. La qualité de celui-ci m’a instantanément donner envie d’en savoir plus. D’où ma lecture du premier tome Rebirth sur le personnage.

Dans celui-ci on retrouve un Oliver Queen plus vieux, fini l’adolescent imberbe, on a le droit à un homme à la barbe bien fourni, et je dois dire que je le préfère ainsi (c’était le seul reproche que j’avais à faire à l’intégrale). Le tome commence sur les chapeaux de roue et, sans introduction, Arrow essaie de secourir un enfant qui se fait enlever dans une ruelle sombre. Mais l’agresseur n’est autre que Black Canary qui tentait de sauver l’enfant également. Après avoir donné un bon bain au rescapé, rasé sa barbe pour reprendre son fameux bouc, les deux comparses vont mener l’enquête sur des disparitions en série dans les bas-fonds de Seattle.

Effectivement ça commence sur les chapeaux de roue et la lecture est très plaisante. On retrouve les personnages présentés lors des événements des New 52, il faudra donc un peu de connaissances sur le personnage et son univers avec notamment Emiko, Shado, Diggle, … Néanmoins et très rapidement on se rend compte que passer après Lemire et un arc généralissime au niveau du scénario c’est un tâche très compliquée. Comme je le dis la lecture est plaisante mais l’histoire est très clairement en-dessous. C’est un divertissement sympathique mais qui ne s’élève jamais vraiment très haut. La menace est plus que lambda et a été faite dans à peu près toutes les séries. La société secrète qui domine le monde dans l’ombre et dont le héros va empêcher le plan. Vous avez forcément lu un comics / roman avec ce genre d’antagonistes. Pour ne citer que lui c’est plus ou moins le pitch de la cour de hiboux.

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Pour ne pas aider Benjamin Percy tombe dans les clichés assez récurrents du personnage à mon sens. Oliver Queen est un milliardaire patron d’une entreprise mais il est aussi Green Arrow, un équivalent de Robin des bois qui va aider la veuve et l’orphelin. La base du personnage est de défendre les oppressés, les minorités et va très souvent chercher dans des sujets politiques, le run de O’Neil et Adams est parfait pour cela. Malheureusement Percy tombe assez rapidement dans les clichés inhérent au personnage, le questionnement de sa place de héros alors qu’il fait partie de l’élite, la perte de son entreprise qui le pousse à se débrouiller avec ses propres moyens, … Je trouve que l’histoire manque un peu de profondeur et ne surprend jamais pour le moment. J’espère que la suite partira plus sur l’aspect politique et engagé du personnage.

Pour la partie graphique, deux dessinateurs se succèdent en la personne d’Otto Schmidt et de Juan Ferreyra. Je sais que les deux sont très appréciés et je pense avoir une opinion assez impopulaire à cet égard. Autant j’adore le travail du premier, autant celui du second ne me convient pas vraiment. Otto Schmidt a un trait que j’affectionne, un trait personnel et non linéaire. Je suis toujours subjugué par ses illustrations, que ce soit sur les décors, les phases d’actions ou bien le design de ses personnages ! D’un autre côté je reconnais le talent de Juan Ferreyra, je vous parle souvent de personnalité et du caractère unique d’un style de dessins et celui-ci est tout à fait unique. Oui on se croirait devant des peintures. Mais malheureusement cela ne me parle pas, sa colorisation me dérange. Je comprends qu’on puisse aimer, je comprends le travail immense que cela doit représenter et que cela fait de Juan un très bon dessinateur mais ce n’est pas le style que j’aime, tout simplement.

Par contre j’ai une critique un peu plus constructive se basant moins sur ma subjectivité et venant du mélange entre les styles des deux dessinateurs. A mon sens, ils ne vont pas du tout ensemble. Ils sont beaucoup trop éloignés l’un de l’autre pour pouvoir fonctionner et former une oeuvre cohérente graphiquement. Que ce soit au niveau des traits ou de la colorisation l’alchimie ne fonctionne pas. Alors oui c’est très beau mais malheureusement le mix n’opère pas bien à mes yeux.

Première un peu ratée pour ce démarrage de la série Green Arrow Rebirth. Malgré un lecture plaisante, Benjamin Percy n’aura pas réussi à m’embarquer dans son histoire déjà vu et qui puise dans les clichés du personnage. L’aspect politique et engagé manque et j’espère le retrouver dans le tome suivant. De plus, et outre la beauté des pages, le mélange entre Otto Schmidt et Juan Ferreyra me semble discutable.

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Batman Rebirth #6 : Comics Review

Suite du run de notre bon ami Tom King sur le personnage le plus connu de l’industrie du comics. Suite de ces aventures et du prélude du mariage entre le chevalier noir et la chatte voleuse. Avant de commencer cette review je tiens à préciser que je lis les publications de Batman en VO et donc que le contenu du tome 6 diffère légèrement de ce que publiera Urban à partir de demain en format librairie. En effet l’édition d’Urban comprend à sa fin 3 chapitres qui sont disponibles dans le volume suivant dans la publication originale. Je n’en parlerais donc pas ici mais dans la review suivante. Vous êtes prévenus, commençons sans plus tarder.

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De l’attente

Le tome démarre sur la fin de l’arc Super Friends qui amène le chevalier noir et Sélina à se confronter à certains de leurs super héros d’amis. Dans le tome 5 on avait droit à plusieurs chapitres liés à Clark Kent et Loïs Lane, dans celui-ci c’est au tour de Wonder Woman d’avoir la vedette. Autant je n’avais pas apprécié les chapitres du tome précédent car il ne racontait pratiquement rien à mon sens, autant j’avais compris la justification et la raison de leur présence. Bruce voulait présenter sa promise à son meilleur ami et tout se jouait là-dessus. Autant mon sentiment sur les chapitres sur Wonder Woman est complètement l’exact opposé. J’ai apprécié l’histoire qui était conté, qui permet d’avoir quelques jolies moments entre les deux personnages, en allant de la camaraderie, au lien guerrier jusqu’au lien plus charnel. Mais la justification de ces chapitres ne marche pas du tout, il n’y en a d’ailleurs presque pas. Pourquoi Diana a-t-elle besoin de Bruce pour cette mission ? Tout ce qui ressort de cet arc est un sentiment de remplissage de l’intrigue principale, à savoir le mariage, pour faire écouler le nombre de chapitres. Ceux-ci sont plutôt bons, on prend plaisir à lire et la représentation graphique est au top (j’y reviendrais) mais quel est l’intérêt ? Quel est le but ? On en revient toujours au même soucis avec Tom King. Son run tourne autour de la relation entre Batman et Catwoman, cela ne fait aucun doute, et l’événement marquant sera le mariage. Le soucis est qu’il ne veut pas l’amener trop rapidement et que dans un gros coin de sa tête il a toujours l’envie de faire ses 100 numéros. La finalité est qu’on est face à un nombre qui devient très important de chapitres de remplissages, de chapitres qui ne se mêlent pas bien dans une histoire globale. L’auteur donne une justification bien sûr mais on se rend bien compte qu’elle est fausse. Ces chapitres ne sont là que pour faire passer le temps. Le divertissement est de qualité mais au fond de nous on se rend bien compte que l’on se joue de nous en nous faisant patienter.

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Encore de l’attente

Et la suite suit malheureusement le même schéma. Poison Ivy se met à contrôler le monde via son contrôle sur les plantes. Elle contrôle donc les 7.6 milliards d’habitants de la planète, tous sans exception. Sans exception ? Bien sûr que non. Batman et Catwoman sont immunisés de ses pouvoirs grâce à un sérum. Les deux acolytes vont donc tenter de raisonner la femme fatale pour qu’elle relâche les habitants alors qu’elle veut sauver la planète et tout diriger.

Je suis heureux de voir le personnage d’Ivy au premier plan et de la voir dans une position de force et de contrôle. La promesse de cet arc pouvait être grandiose, une sorte de Zero Year où Ivy ne contrôlerait pas Gotham mais la planète entière. Imaginez un peu les conséquences et les ramifications d’une telle histoire. Batman devrait opérer sous le radar pour déloger Pamela de sa maîtrise. On pourrait être en présence d’une grande aventure du chevalier noir. Sauf qu’ici le grandiose est complètement absent, genre vraiment complètement. Les chapitres sont très verbeux et ne proposent pratiquement rien outre des phases de discussions. Non pas que ce soit ennuyeux mais on ressent fortement le potentiel gâché d’une telle histoire. De plus, on ne sent pas le liant que peut avoir cette histoire avec la trame principale de King. Elle arrive comme un cheveu sur la soupe, sans préparation ni explication. King veut / doit remplir et donc il remplit. Chaque tome apparaît systématiquement avec le même problème. Et si on se penche réellement sur les derniers tomes, que s’est-il passé de marquant depuis la demande en mariage ? Pratiquement rien ….

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Au moins c’est beau !

Outre la frustration de ne toujours rien voir d’important se passer, le tome est intéressant à lire aussi grâce à sa qualité graphique. Forcément quand c’est Mikel Janin et Joëlle Jones qui sont à l’oeuvre que pouvait-on espérer ?

Les deux styles des dessinateurs se complètent à merveille et se différencient au premier coup d’œil et ce via le travail d’encrage. Personne n’est listé pour l’encrage des chapitres donc j’imagine que chaque artiste réalise le sien et Janin utilise un trait beaucoup plus fin alors que Jones aime utiliser des démarcations très prononcées. De magnifiques pages sont proposés et les compositions sont alléchantes. Janin propose plusieurs fois l’une de ses marques de fabrique que vous remarquerez probablement. La comparaison des deux permet de voir que Jones reste sur un découpage et une composition assez classique par rapport à son homologue. Mais son talent s’exprime sur le design de ses personnages et encore et toujours sa Catwoman. Toujours un plaisir pour les yeux !

Encore une fois ce tome est une lecture agréable, ce que propose King fonctionne narrativement. Néanmoins ce qui ne fonctionne pas à mon sens, c’est l’insertion de ces chapitres dans la trame principale de son oeuvre. On a l’impression de voir des chapitres de remplissage afin d’augmenter le nombre de numéros qui le rapproche des 100. Tout est plaisant à lire mais rien de marquant ne se passe. Depuis la fin du tome 3 et la proposition presque rien ne s’est passé… Le run de King va-t-il donc être une succession de petits arcs sans grande incidence sur le reste ?

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Comics Review 85 : Deathstroke Rebirth #2

Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Nouvelle review Rebirth aujourd’hui, au cas où c’était pas clair sur ce que publie en ce moment DC je sais pas ce qu’il faut faire de plus ^^. Pas de Batman ou de Wonder Woman aujourd’hui, je vais vous parler du tome 2 de la série Deathstroke écrit par Christopher Priest. Si tu te souviens bien j’avais été extrêmement déçu par le premier tome, qu’on vendait comme l’un des meilleurs actuellement et que j’avais trouvé banal tout au plus, d’où ma déception. Néanmoins je ne désespère pas facilement et j’ai décidé de laisser une seconde chance à cette histoire. Ce tome me redonnera-t-il espoir ou sonnera-t-il le glas de cette série ?

Le premier ouvrage nous montrait un Slade Wilson en quête de rédemption auprès de sa famille et plus précisément de sa fille, Ravager. Bon il fallait lire entre les lignes parce que c’était quand même pas ultra appuyé. En plus de cela on voyait certaines aventures du mercenaire contre Batman notamment avec une narration non linéaire qui en a dérouté plus d’un.

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Si la méthode employée par Christopher Priest ne vous a pas plu il y a de grandes chances que ce soit pareil dans celui-ci. Il raconte de nouveau plusieurs histoires en même temps, du passé et du présent, sans forcément donner précisément l’indication temporelle et géographique. En étant prévenu cela rend les choses un peu plus lisibles mais forcément moins simple qu’une narration plus classique. Surtout quand dans des pages, les bulles de dialogues de flashbacks s’entremêlent avec des encarts du présent. Vous risquez de devoir relire plusieurs fois les cases du dessus pour bien tout noter dans votre esprit et c’est assez dérangeant. Au niveau de l’intrigue, la première partie va voir Superman s’en prendre au mercenaire pendant 3 chapitres, ceux-ci sont plutôt bien rythmés et apportent quelques planches visuellement agréables. Mais à part le combat et la partie on a pas grand chose à se mettre sous la dent, je ne retrouve toujours pas le Deathstroke que j’avais entrevu et adoré dans Identity Crisis et qui utilisait son intellect de manière beaucoup plus développé. L’auteur cite dans le tome que Wilson a accès à 90% de son intellect (point cliché pour le « les humains utilisent que 10% blabla ») mais à quel moment nous le montre-t-il ? Si c’était le cas, ne devrait-il pas mettre en déroute facilement l’homme d’acier ? Tout comme il aurait du le faire face à Batman dans le tome précédent. La seconde partie montre Ravager en quête de sa famille hmong ainsi qu’un flashback sur les originies de Deathstroke. En gros, la relation entre père et fille qui était, pour certains, une force du tome précédent n’est absolument pas abordé ici. Aucune case ne voit les deux personnages ensemble. L’intrigue me laisse de nouveau circonspect, même si les trois premiers chapitres sont un peu plus intéressants, je n’y vois toujours pas un grand intérêt. Christopher Priest n’arrive toujours pas à me donner une vraie envie de lire son run et ce personnage.

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Côté graphique, je trouve que la copie rendue est plus maîtrisée que précédemment. Carlo Pagulayan propose des doubles pages qui donnent vraiment envie de lire ce qu’il met en scène et Gary Nord et Danys Cowan qui s’occupe de la 2ème partie du récit apporte un style un peu plus déstructuré qui colle plutôt bien au personnage. Ils interviennent sur la partie la moins intéressante à mon sens, mais au moins c’est beau. Les découpages sont également plus réfléchis, avec des doubles pages bien sûr, des pages scindés en 9 à l’ancienne, … Cela donne un côté plus fini à l’oeuvre et à ce second tome.

Comme vous pouvez le voir, c’est pas encore la joie sur ce second tome. C’est clairement la fin du parcours pour moi et ce run. Rien de ce qui s’y passe ne m’intéresse réellement et j’ai toujours beaucoup de mal à voir pourquoi cette série a une telle réputation. Ce second tome me laisse une meilleure impression que le premier mais il ne souffre pas de l’attente que j’avais du précédent. En fonction de comment vous avez apprécié le tome 1, je vous laisse vous faire votre choix sur la poursuite ou non de cette série. Toujours est-il que je ne vous la conseillerais pas, il y a sur le marché d’autres parutions bien plus intéressantes à mon sens.

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Comics Run #3 :Greg Rucka et Wonder Woman

Salut à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro de Comics Run, l’article où j’analyse le run d’un auteur / dessinateur sur un personnage ou une série de comics. Après avoir parlé de Scott Snyder et Greg Capullo sur Batman et de Robert Kirkman sur Walking Dead, on s’attaque aujourd’hui à une autre propriété de DC Comics. En effet le tome 4 de Wonder Woman Rebirth est sorti il y a peu et il marque la fin de l’histoire conté par Greg Rucka (c’est le 2ème run qu’il effectue sur l’amazone) et illustré par un multitude de dessinateurs dont Nikola Scott, Bilquis Evely et Liam Sharp. Fin de run de 25 numéros, ce qui nous permet d’analyser ce qui m’a plu ou à l’inverse ce qui n’a pas fonctionné sur moi.

Pour changer un peu, on va commencer par le moins bon afin de terminer sur une note positive.

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  • Si vous êtes lecteurs de manga et plus principalement de Neketsu, vous devez connaître un des principes scénaristiques les plus connus des mangaka et qui fonctionnent à peu près à tous les coups. Ce principe narratif est la présence d’un tournoi à un moment ou un autre du manga. Pratiquement tous les gros mangas le font, Dragon Ball bien sûr (et souvent), Naruto, One Piece, Fairy Tail, … (je laisse les connaisseurs complétés la liste). Pour cause on adore voir des héros se confronter les uns aux autres pour savoir qui sera le meilleur. Lorsque Greg Rucka a introduit un tournoi, dans son premier tome pour l’élection de l’amazone qui quitterait Themyscira en tant que Wonder Woman, j’étais surexcité par cette idée. Reprendre une coutume d’un autre média, d’une autre origine est une idée géniale. Au final, la déception est aussi grande que la découverte. Le tournoi est éludé et on n’entrevoit que la fin de celui-ci, ce qui en fait un exemple typique de non-exploitation d’une idée géniale pour au final raconter ce que tout le monde connait du personnage dans le reste du tome.
  • La qualité de l’art étant subjective, nous avons tous notre ressenti sur le travail d’un dessinateur, il se peut donc que vous n’ayez pas le même avis que moi sur ce point. De manière générale j’ai eu énormément de soucis avec les dessins sur les flashbacks du récit, à savoir lors de l’arrivée de Wonder Woman dans le monde des humains. Le premier tome, dessinée par Nikola Scott, en est l’exemple parfait. Son travail ne me parle absolument pas, Diana n’a aucun charisme sous son crayon et elle a même un visage assez peu agréable à cause de ses sourcils à la Emmanuel Chain. Et Bilquis Evely ne rattrape pas beaucoup plus cet état de fait dans les tomes suivants. On ne peut que réaliser la comparaison avec Liam Sharp, et elle est très à l’avantage du monsieur !!!

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  • On sent que Rucka essaie de montrer des choses nouvelles dans ce run, avec une Diana internée en hôpital psychiatre, une explication sur le but de Themyscira et des amazones, … Néanmoins je trouve qu’il ne va pas assez loin et qu’il se retient. L’idée du tournoi en est également un exemple mais ce run contient pas mal d’opportunités gâchées. Pourquoi ne pas utiliser l’idée de l’hôpital et de la dépression de Diana pleinement ? Cela ternit mon ressenti de l’histoire, notamment sur la fin, alors que je trouvais la série bonne jusqu’ici.

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  • Si vous avez lu mes chroniques sur chacun des tomes, vous connaissez déjà cet argument. Les illustrations de Liam Sharp sont un véritable bonheur pour les yeux. Que ce soit dans la représentation des personnages, la richesse de ses décors ou ses idées de découpage qui enrichissent les pages, le monsieur sublime les livres sur lesquels il travaille. Je suis devenu un véritable fan grâce à cette série, et je compte bien suivre les travaux du monsieur à l’avenir.
  • Une chose dont on parle assez peu souvent a retenu mon attention et peut-être la votre lors de ce run, et nous français sommes chanceux qu’Urban ait utilisé ces travaux. Je veux parler des variant cover effectuées par l’artiste Jenny Frison, qui sont les couvertures des éditions librairie paru chez nous. L’artiste arrive quelque chose d’assez compliqué, qu’à mon sens les artistes de la série régulières n’arrivent pas, en imprimant une prestance, un charisme et un aspect guerrier à l’amazone tout en liant lui conférant des traits assez jeunes. Cela donne une impression assez inédite et qui contraste magnifiquement le trait plus adulte de Sharp. J’aurais absolument adoré voir Jenny Frison s’occuper des chapitres de flashbacks de la série !!!
  • A lui seul, le second tome, édité par Urban Comics, vaut le coup de commencer et de lire ce run. Cet ouvrage qui voit Diana partir en mission de sauvetage dans la forêt amazonienne pour aider son amie, Barbara Ann Minerva, devenue Cheetah, est littéralement à couper le souffle. C’est probablement le meilleur tome que j’ai pu lire dans cette ère Rebirth. En plus de proposer une histoire intéressante et passionnante, Liam Sharp est seul dessinateur, et attention aux yeux car ça envoie du très très lourd !!!
  • Et pour finir, je me dois d’ajouter cela dans les bons points. Si, comme moi, vous ne connaissez pas beaucoup le personnage de Diana, ne vous inquiétez surtout pas. Un des points forts de ce tome est qu’ils est accessible pour les nouveaux lecteurs !! Le premier tome est une présentation des origines de la guerrière et la suite fait lien à celui-ci. Il y aura quelques informations que vous ne maîtriserez pas parfaitement, mais en aucun cas cela ne gâchera votre lecture.

En conclusion, je dirais que ce second run de Greg Rucka est pour moi en légère demi-teinte. Je pense que l’amour que je lui portais jusqu’à sa conclusion était en grande partie dû au travail exceptionnel de Liam Sharp. Si vous souhaitez vous lancer dans l’univers de l’amazone je vous le conseillerais déjà rien que pour les illustrations, et notamment de ce second tome. Je ne saurais me prononcer sur le fait que ce soit un bon run dédiée au personnage, il me semble tout de même tenir la route, définissant les origines des personnages et tentant d’explorer des sentiers plutôt méconnus. On aurait pu espérer que l’auteur aille au bout des idées qu’ils disposent par-ci par-là.

J’espère que mon analyse vous aura plu et n’hésitez pas à venir en discuter avec moi dans les commentaires ou sur Twitter si vous avez un avis divergent du mien. A bientôt les copains, et surtout lisez bien !

Comics Review 54 : Green Lantern Rebirth #2

Salut à tous, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts à partir sur la review d’un nouveau tome DC Comics de l’ère actuelle Rebirth. Au fur et à mesure des sorties de Urban je vous donne mon avis sur les différentes séries que je suis, à savoir Batman (sur laquelle j’ai du retard), Wonder Woman, Green Lantern ainsi que Deathstroke ou Super Sons. Aujourd’hui on part sur le second tome de la série dédié au corps intergalactique protecteur de planètes et porteurs d’anneaux de volonté, aka les Green Lantern.

J’avais trouvé le premier tome plutôt intéressant, la lecture était très agréable et les dessins me semblaient extrêmement beaux. J’avais notamment des réserves, sur le peu d’originalité des projections mentales de nos héros et des dialogues qui frôlaient le ridicule, surtout par rapport à Guy Gardner. Et le premier soucis qui m’est venu lors de la lecture de ce second volet est que je n’avais pratiquement aucun souvenir du précédent. Il n’y a eu pourtant que 4 mois entre ceux-ci mais exceptés les grandes lignes du récit je ne me souvenais absolument pas de ce qui s’était passé et encore moins de ce qui était advenu de nos héros à la fin du tome. Et malheureusement cela permet de situer le niveau d’une série si au bout de quelques mois la mémoire des événements qui y sont racontés est complètement effacé. Ce second tome ne déroge pas à la règle dans ce sens, je pense honnêtement que je vais très rapidement l’oublier.

Ce second tome reprend après le sacrifice de Hal Jordan lors de son combat face à Sinestro (ce dont je n’avais plus aucun souvenir, pour dire). Les corps des Green et des Yellow lantern décident de s’allier pour faire régner plus efficacement l’ordre dans la galaxie et partent en mission sur la planète Xudar qui semble être attaquée. Arrivée sur place, ils se rendent compte qu’ils sont pris au piège et ne peuvent s’échapper d’une prison de verre. Cette manigance est l’oeuvre de Larfleeze, l’agent orange, et unique détenteur de l’anneau orange de l’avarice. Les deux corps vont donc devoir oeuvrer ensemble pour se sauver de ce pétrin.

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L’histoire se passe assez rapidement, sans qu’on ressente de grosses faiblesses dans le récit mais on a un goût assez bizarre à la fin de la lecture, comme si tout ce qui s’était passé n’avait pas grand intérêt. Les péripéties sont plutôt bien amenés, l’écriture est rythmée avec l’enchaînement des différentes menaces mais il manque quelque chose. C’est assez difficile à définir mais le récit ne décolle pas, il est fade et sans saveur. Il est à l’image de ces deux premiers tomes, complètement oubliable. J’ai l’habitude de prendre pas mal de notes lors de mes lectures sur les éléments que je trouve intéressant sur la structure du récit, les évolutions des différents personnages ou même les illustrations, mais ici je n’avais rien à noter. Ce tome surfe sur une espèce de platitude qui empêche de réellement l’apprécier. Tout cela en étant pas spécialement mauvais encore une fois. Est-ce qu’au final cela vient du fait que je n’ai pas réellement d’attache avec les différents personnages ? Ou bien cela est-il dû à un récit très plat ? Je n’ai pas vraiment la réponse à cette question.

Sur la partie graphique, on a différents artistes qui opèrent notamment Rafa Sandoval et Ethan Van Sciver. Leurs styles est assez proche et la cohérence entre les chapitres est bien respecté. On a le droit à de très belles planches mais ça ne va pas plus loin que cela. Pas vraiment d’idée de découpage ou de mise en scène n’est proposé par l’un des auteurs, on reste sur du travail pour avoir la moyenne mais sans forcer non plus. Le problème que j’avais dans le premier tome est toujours bien présent avec le peu d’originalité des projections mentales des green lantern, ça en devient assez pitoyables de voir les sempiternels avions, chars, poings américains, … A croire que les représentants du corps ont tous le même esprit très étriqué, c’est vraiment dommage pour une série cosmique qui pourrait proposer beaucoup plus. A noter néanmoins le travail sur la couleur qui est encore une fois assez remarquable, notamment de la part de Jason Wright.

 

Ce second tome de Green Lantern est donc une belle déception pour ma part, je pensais que cette série était l’une de mes préférés de l’ère Rebirth mais je me rends compte avec ce tome et l’oubli total du précédent que celle-ci n’est pas aussi bonne que je ne le pensais. Je ne suis pas du tout impliqué par les péripéties montrés ou par les personnages, je pense donc ne pas continuer à la suivre et attendrais plutôt le semi relaunch avec l’arrivée de Grant Morrison sur le titre.

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