Comics Review 85 : Deathstroke Rebirth #2

Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Nouvelle review Rebirth aujourd’hui, au cas où c’était pas clair sur ce que publie en ce moment DC je sais pas ce qu’il faut faire de plus ^^. Pas de Batman ou de Wonder Woman aujourd’hui, je vais vous parler du tome 2 de la série Deathstroke écrit par Christopher Priest. Si tu te souviens bien j’avais été extrêmement déçu par le premier tome, qu’on vendait comme l’un des meilleurs actuellement et que j’avais trouvé banal tout au plus, d’où ma déception. Néanmoins je ne désespère pas facilement et j’ai décidé de laisser une seconde chance à cette histoire. Ce tome me redonnera-t-il espoir ou sonnera-t-il le glas de cette série ?

Le premier ouvrage nous montrait un Slade Wilson en quête de rédemption auprès de sa famille et plus précisément de sa fille, Ravager. Bon il fallait lire entre les lignes parce que c’était quand même pas ultra appuyé. En plus de cela on voyait certaines aventures du mercenaire contre Batman notamment avec une narration non linéaire qui en a dérouté plus d’un.

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Si la méthode employée par Christopher Priest ne vous a pas plu il y a de grandes chances que ce soit pareil dans celui-ci. Il raconte de nouveau plusieurs histoires en même temps, du passé et du présent, sans forcément donner précisément l’indication temporelle et géographique. En étant prévenu cela rend les choses un peu plus lisibles mais forcément moins simple qu’une narration plus classique. Surtout quand dans des pages, les bulles de dialogues de flashbacks s’entremêlent avec des encarts du présent. Vous risquez de devoir relire plusieurs fois les cases du dessus pour bien tout noter dans votre esprit et c’est assez dérangeant. Au niveau de l’intrigue, la première partie va voir Superman s’en prendre au mercenaire pendant 3 chapitres, ceux-ci sont plutôt bien rythmés et apportent quelques planches visuellement agréables. Mais à part le combat et la partie on a pas grand chose à se mettre sous la dent, je ne retrouve toujours pas le Deathstroke que j’avais entrevu et adoré dans Identity Crisis et qui utilisait son intellect de manière beaucoup plus développé. L’auteur cite dans le tome que Wilson a accès à 90% de son intellect (point cliché pour le « les humains utilisent que 10% blabla ») mais à quel moment nous le montre-t-il ? Si c’était le cas, ne devrait-il pas mettre en déroute facilement l’homme d’acier ? Tout comme il aurait du le faire face à Batman dans le tome précédent. La seconde partie montre Ravager en quête de sa famille hmong ainsi qu’un flashback sur les originies de Deathstroke. En gros, la relation entre père et fille qui était, pour certains, une force du tome précédent n’est absolument pas abordé ici. Aucune case ne voit les deux personnages ensemble. L’intrigue me laisse de nouveau circonspect, même si les trois premiers chapitres sont un peu plus intéressants, je n’y vois toujours pas un grand intérêt. Christopher Priest n’arrive toujours pas à me donner une vraie envie de lire son run et ce personnage.

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Côté graphique, je trouve que la copie rendue est plus maîtrisée que précédemment. Carlo Pagulayan propose des doubles pages qui donnent vraiment envie de lire ce qu’il met en scène et Gary Nord et Danys Cowan qui s’occupe de la 2ème partie du récit apporte un style un peu plus déstructuré qui colle plutôt bien au personnage. Ils interviennent sur la partie la moins intéressante à mon sens, mais au moins c’est beau. Les découpages sont également plus réfléchis, avec des doubles pages bien sûr, des pages scindés en 9 à l’ancienne, … Cela donne un côté plus fini à l’oeuvre et à ce second tome.

Comme vous pouvez le voir, c’est pas encore la joie sur ce second tome. C’est clairement la fin du parcours pour moi et ce run. Rien de ce qui s’y passe ne m’intéresse réellement et j’ai toujours beaucoup de mal à voir pourquoi cette série a une telle réputation. Ce second tome me laisse une meilleure impression que le premier mais il ne souffre pas de l’attente que j’avais du précédent. En fonction de comment vous avez apprécié le tome 1, je vous laisse vous faire votre choix sur la poursuite ou non de cette série. Toujours est-il que je ne vous la conseillerais pas, il y a sur le marché d’autres parutions bien plus intéressantes à mon sens.

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Comics Review 33 : Deathstroke Rebirth #1

Bienvenue à tous dans Comics Review, l’article où je review et j’analyse mes différentes lectures, 33 ème numéro aujourd’hui avec la suite de nos pérégrinations dans le relaunch Rebirth de l’éditeur DC Comics publié chez nous par Urban Comics. Pour rappel j’ai pour le moment lu sur Rebirth, Wonder Woman Tome 1 et Green Lantern Tome 1, Batman est dans ma PAL mais je souhaite terminer le run de Snyder avant de me lancer là-dedans. Ce Deathstroke n’était pas forcément un achat que j’avais prévu de faire ne connaissant pas spécialement le personnage mais le bouche à oreille sur la qualité de son récit m’a convaincu, de nombreuses personnes sur Twitter en faisant une des meilleures séries de Rebirth. De plus ce tome a reçu une nomination pour Meilleure Série aux Eisner Awards 2017, cérémonie qui récompense chaque année des personnalités de la bande dessinée pour des œuvres parues l’année précédente aux États-Unis. La hype était donc réelle, tout comme mes attentes.

Pour ceux qui ne connaissent pas comme moi le personnage de Deathstroke, rassurez-vous. L’édition d’Urban Comics fait bien les choses en mettant à disposition du lecteur une préface présentant un historique du personnage, de ses alliés et ennemis et des protagonistes qui interviendront dans le récit.

Commençons par la partie graphique, étant donné qu’il y a assez peu de choses à en dire. Deux dessinateurs différents sont à l’oeuvre sur les 144 pages de l’ouvrage, Carlo Pagulayan et Joe Bennett, le deuxième ayant un style légèrement plus cartoon que le premier. Leurs pattes graphiques se marient plutôt bien, sans que l’on ait à dénoter une différence notoire entre les deux. Néanmoins la cohérence entre ces deux dessinateurs ne rattrape pas le fait que leur style soit très classique. Quelques planches sont intéressantes à regarder mais rien de transcendant, on est loin d’une fracture de la rétine ou d’un quelconque effet Wow.

Pas plus d’idées intéressantes à noter sur le découpage des différentes cases, ou sur la coloration. Le seul aspect graphique qui m’a réellement plu vient directement du personnage qui crève l’écran par endroits du fait de son look très charismatique, avec ou sans l’armure.

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Comme je le disais, peu de chose à retenir de la partie graphique, mais quant est-il du scénario de notre récit ?

L’auteur, Christopher Priest, s’attache à nous raconter la vie de famille de Deathstroke plutôt que de nous montrer une histoire de comics classique avec un antagoniste et une mission à réaliser. On a bien un antagoniste avec le Clock King dans une partie de cet ouvrage mais cela est relégué au second plan, ce n’est clairement pas ce que l’auteur veut développer ici. Ce qui intéresse Priest c’est de montrer l’impact du personnage, que joue Slade Wilson, auprès de sa famille, des conséquences que cela peut avoir pour amener une légère évolution de celui-ci.

La narration est assez déconcertante par moment car elle n’est pas linéaire, le récit imbrique les flashbacks et le récit dans le présent de nos personnages. Les flashbacks ne montrent pas les origines du personnage, mais plutôt les relations compliquées qu’il entretient avec sa femme et ses enfants du fait de ses nombreuses absences et de son caractère d’enfoiré. Slade Wilson a eu deux garçons qu’il a délaissé au profit de son job de mercenaire, ce qui va être mis en opposition avec la relation qu’il va essayer d’avoir avec son troisième enfant qu’il a eu hors mariage. La narration non-linéaire oppose, dans un sens, la communication qu’il entretenait plus jeunes avec ses deux garçons, et celle qu’il essaie d’avoir avec sa fille en la protégeant et l’emmenant dans une de ses aventures pour montrer son évolution. Et malheureusement tout cela n’a pas du tout marché avec moi. Jamais je n’ai été impliqué dans l’histoire qui m’était montré. Ne connaissant pas le personnage avant cette lecture, comment suis-je censé l’être par une quelconque évolution de celui-ci ? L’auteur a beau me montrer qu’il passe d’un connard à un père qui essaie de faire des efforts (qui sont d’ailleurs subtils car jamais explicité du point de vue de Deathstroke), cela ne va pas pour autant avoir un impact sur mon ressenti de lecture. Et quand on retire cela le tome ne contient plus grand chose étant donné qu’il met l’accent totalement là-dessus. La narration non-linéaire ne m’a en rien impressionné ou ravi étant donné qu’on a déjà vu ce procédé dans de nombreuses œuvres tout média confondu (films, séries, comics, …). L’action est inexistante, ce qui me semble quand même un gros aspect du personnage mais soit. Les subplots ne rattrapent pas l’ensemble car ils sont tellement sous développés pour laisser tout l’espace à la relation familiale qu’on ne peut s’impliquer dans ceux-ci. Vous l’aurez compris, rien n’a fonctionné sur moi lors de cette lecture.

En soit cet ouvrage n’est pas un mauvais récit, bien que pas spécialement passionnant, l’auteur a des choses à raconter et prend un parti pris inédit pour le personnage, et c’est à saluer. Le problème que j’ai eu avec cette lecture vient de la hype qu’il l’entourait. Le fait qu’il ait été érigé comme une des meilleures publications du Rebirth a fait monté mes attentes, sa nomination aux Eisner a joué également là-dessus. Je m’attendais à quelque chose de grand et spectaculaire (pas dans le sens de l’action), et je n’ai pas eu ce que j’étais venu chercher. Je ne m’épancherais pas sur le fait que ce tome soit nominé dans la catégorie meilleure série alors que Black Hammer ne l’est pas, cela reste pour moi un mystère.

Deathstroke Rebirth est donc une immense déception pour moi, jamais le tome n’aura su m’intéresser par son récit que je trouve plus que banale. Sa partie graphique tellement anodine ne relève en aucun cas l’ensemble. La hype est donc totalement retombée et je suis toujours à me questionner pourquoi l’oeuvre a été nommé aux Eisner ?

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Superman Rebirth #1 : Comics Review

Du Rebirth, encore du Rebirth ?! Et oui, on continue d’explorer les différentes séries des personnages iconiques de DC Comics dans l’ère actuelle Rebirth (cela nous servira pour plus tard, on vous le promet). On a déjà parlé de beaucoup de séries (Batman, Green Lantern, Wonder Woman, Deathstroke, …) et aujourd’hui il est temps de s’attaquer à un autre gros morceau. On s’attaque, enfin, à l’homme d’acier et à la série écrite par Peter Tomasi et dessinée par Patrick Gleason. En route, ou en vol, pour l’analyse du premier tome de Superman Rebirth !

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Jon MVP !

Tout comme la plupart des séries Rebirth, celles-ci découlent des événements de l’ère New 52 (DC Renaissance chez Urban Comics). Forcément il est important, je ne vais pas dire essentiel, de connaître ces événements. Mais ne vous inquiétez pas Urban met régulièrement les informations en préface et surtout je n’ai de mon côté pas lu la fin des New 52 qui impacte cette série et je m’en suis plus ou moins bien sorti.

La fin de l’ère Renaissance voyait la mort du Superman de cet époque. La Terre se voit donc sans protecteur kryptonien, mais cela ne durera pas très longtemps. En effet un Superman d’une autre Terre et d’une autre Métropolis (celui qui avait péri sous les coups de Doomsday et avait ressuscité, voir La Mort de Superman) va tout d’abord tenter de le ramener à la vie. Après un échec il va décider d’assumer le rôle de justicier sur cette Terre. De plus son autre objectif, et celui qui apparaît comme principal sera d’enseigner à Jon Kent ce qu’il faut pour être un héros et pour maîtriser ses pouvoirs kryptoniens.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre à la lecture de ce tome. Je ne suis pas un énorme consommateur de Superman, même si je peux être surpris par la qualité d’une oeuvre lorsqu’elle est au rendez-vous (cf le Man of Steel de John Byrne). Clairement entre Batman et Superman, je suis de loin Team Batman. Alors d’un côté ce tome m’a conforté dans mon ressenti. La menace incarnée par l’Eradicateur m’a semblé assez peu intéressante, tout du moins dans sa finalité. J’ai l’impression que l’objectif de chaque personne étant de près ou de loin lié à la planète Krypton est de la rebâtir ou son peuple. C’est l’intrigue du film Man of Steel par exemple. Donc forcément niveau originalité ce n’était pas le plus intéressant.

Par contre là où le tome devient bien plus plaisant, même dans son utilisation du méchant, c’est quand il touche à Jon Kent !

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Et jamais je n’aurais pensé apprécier autant le personnage. L’image du dessus est la première représentation de Jon dans le tome alors qu’il regarde son père sauver leurs animaux de la ferme ainsi que leur grange d’un incendie. Regarder l’innocence dans son regard et la fierté qu’il a d’avoir un père aussi incroyable. Tout de suite j’ai ressenti de l’attachement pour le personnage et cela ne s’est pas démenti à la lecture du tome. Surtout qu’on est dans un tome Superman mais le personnage principal est de loin Superboy. En tout cas l’intrigue se base intégralement sur lui, sur la maîtrise de ses pouvoirs et sur le fait qu’il va se porter en héros ou non.

Bien sûr l’homme d’acier entre en ligne de compte pour l’aider à devenir qui il doit être et n’est pas en reste de son côté. Venant d’une autre Terre il va devoir lui aussi apprendre à se sacrifier pour des êtres qu’il ne connait pas. Les deux personnages s’entraident, parfois sans le savoir, pour devenir la meilleur version d’eux-mêmes. Pour résumer l’intrigue, bien que le premier plan soit assez peu intéressant, le fond de l’histoire et l’apprentissage de Superboy fait décoller le tout et donne un résultat très satisfaisant !

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Cette iconistation !!

Et venons-en à la partie graphique réalisée par Patrick Gleason. Et là c’est la bonne claque ! Autant les pages sont assez classiques dans leurs ensembles, le dessin ne m’a ni plu ni déplu sans me laisser de marbre non plus. J’ai somme toute apprécié les dessins des cases les plus basiques mais le style un peu rond, parfois « manga » et cela n’est pas spécialement le type que j’affectionne. Les compositions et les découpages sont parfois intéressantes et sont à noter.

Mais le gros point fort de cette partie vient de l’iconisation des personnages. Et je n’ai littéralement jamais vu une telle iconisation dans un comics book super-héroïque ! Vous pouvez déjà le voir sur les images partagées dans l’article et le tome en regorge. Patrick Gleason sait exactement quand mettre l’emphase sur un mauvais marquant de ces personnages, et le fait parfaitement ! Et cela renforce d’autant plus l’attachement à ceux-ci en les voyant de cette manière ! Les illustrations complètent magistralement le scénario et viennent même le renforcer.

Ce premier tome de Superman Rebirth est plutôt une bonne surprise. Même si l’intrigue concernant l’Eradicateur est assez banale, le scénario est sauvé par l’écriture et l’arc du personnage de Jon Kent. De plus les illustrations et l’iconisation parfaite des personnages de la part de Patrick Gleason permettent d’élever le tome. Un très bon début !

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Green Arrow Rebirth #1 : Comics Review

Tiens tiens tiens, mais que voilà ? Une nouvelle série Rebirth que l’on commence sur l’Atelier. Tout à fait mes amis, après les séries Batman, Wonder Woman, Green Lantern et Deathstroke, il est temps de s’attaquer à un autre héros de la mythologie DC Comics. Mes aventures suite à ce reboot sont pour l’instant en grosse demi teinte, je ne lis bien sûr pas tout ce qui est proposé mais à part la série Wonder Woman j’ai du mal à être conquis, et même elle ne m’a pas convaincu sur la fin de son arc. Green Arrow va-t-il relever ce niveau ?

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Je me suis procuré ce tome après avoir lu l’intégrale des New 52 sorti chez Urban et du passage de Jeff Lemire sur le personnage. La qualité de celui-ci m’a instantanément donner envie d’en savoir plus. D’où ma lecture du premier tome Rebirth sur le personnage.

Dans celui-ci on retrouve un Oliver Queen plus vieux, fini l’adolescent imberbe, on a le droit à un homme à la barbe bien fourni, et je dois dire que je le préfère ainsi (c’était le seul reproche que j’avais à faire à l’intégrale). Le tome commence sur les chapeaux de roue et, sans introduction, Arrow essaie de secourir un enfant qui se fait enlever dans une ruelle sombre. Mais l’agresseur n’est autre que Black Canary qui tentait de sauver l’enfant également. Après avoir donné un bon bain au rescapé, rasé sa barbe pour reprendre son fameux bouc, les deux comparses vont mener l’enquête sur des disparitions en série dans les bas-fonds de Seattle.

Effectivement ça commence sur les chapeaux de roue et la lecture est très plaisante. On retrouve les personnages présentés lors des événements des New 52, il faudra donc un peu de connaissances sur le personnage et son univers avec notamment Emiko, Shado, Diggle, … Néanmoins et très rapidement on se rend compte que passer après Lemire et un arc généralissime au niveau du scénario c’est un tâche très compliquée. Comme je le dis la lecture est plaisante mais l’histoire est très clairement en-dessous. C’est un divertissement sympathique mais qui ne s’élève jamais vraiment très haut. La menace est plus que lambda et a été faite dans à peu près toutes les séries. La société secrète qui domine le monde dans l’ombre et dont le héros va empêcher le plan. Vous avez forcément lu un comics / roman avec ce genre d’antagonistes. Pour ne citer que lui c’est plus ou moins le pitch de la cour de hiboux.

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Pour ne pas aider Benjamin Percy tombe dans les clichés assez récurrents du personnage à mon sens. Oliver Queen est un milliardaire patron d’une entreprise mais il est aussi Green Arrow, un équivalent de Robin des bois qui va aider la veuve et l’orphelin. La base du personnage est de défendre les oppressés, les minorités et va très souvent chercher dans des sujets politiques, le run de O’Neil et Adams est parfait pour cela. Malheureusement Percy tombe assez rapidement dans les clichés inhérent au personnage, le questionnement de sa place de héros alors qu’il fait partie de l’élite, la perte de son entreprise qui le pousse à se débrouiller avec ses propres moyens, … Je trouve que l’histoire manque un peu de profondeur et ne surprend jamais pour le moment. J’espère que la suite partira plus sur l’aspect politique et engagé du personnage.

Pour la partie graphique, deux dessinateurs se succèdent en la personne d’Otto Schmidt et de Juan Ferreyra. Je sais que les deux sont très appréciés et je pense avoir une opinion assez impopulaire à cet égard. Autant j’adore le travail du premier, autant celui du second ne me convient pas vraiment. Otto Schmidt a un trait que j’affectionne, un trait personnel et non linéaire. Je suis toujours subjugué par ses illustrations, que ce soit sur les décors, les phases d’actions ou bien le design de ses personnages ! D’un autre côté je reconnais le talent de Juan Ferreyra, je vous parle souvent de personnalité et du caractère unique d’un style de dessins et celui-ci est tout à fait unique. Oui on se croirait devant des peintures. Mais malheureusement cela ne me parle pas, sa colorisation me dérange. Je comprends qu’on puisse aimer, je comprends le travail immense que cela doit représenter et que cela fait de Juan un très bon dessinateur mais ce n’est pas le style que j’aime, tout simplement.

Par contre j’ai une critique un peu plus constructive se basant moins sur ma subjectivité et venant du mélange entre les styles des deux dessinateurs. A mon sens, ils ne vont pas du tout ensemble. Ils sont beaucoup trop éloignés l’un de l’autre pour pouvoir fonctionner et former une oeuvre cohérente graphiquement. Que ce soit au niveau des traits ou de la colorisation l’alchimie ne fonctionne pas. Alors oui c’est très beau mais malheureusement le mix n’opère pas bien à mes yeux.

Première un peu ratée pour ce démarrage de la série Green Arrow Rebirth. Malgré un lecture plaisante, Benjamin Percy n’aura pas réussi à m’embarquer dans son histoire déjà vu et qui puise dans les clichés du personnage. L’aspect politique et engagé manque et j’espère le retrouver dans le tome suivant. De plus, et outre la beauté des pages, le mélange entre Otto Schmidt et Juan Ferreyra me semble discutable.

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Comics Review 54 : Green Lantern Rebirth #2

Salut à tous, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts à partir sur la review d’un nouveau tome DC Comics de l’ère actuelle Rebirth. Au fur et à mesure des sorties de Urban je vous donne mon avis sur les différentes séries que je suis, à savoir Batman (sur laquelle j’ai du retard), Wonder Woman, Green Lantern ainsi que Deathstroke ou Super Sons. Aujourd’hui on part sur le second tome de la série dédié au corps intergalactique protecteur de planètes et porteurs d’anneaux de volonté, aka les Green Lantern.

J’avais trouvé le premier tome plutôt intéressant, la lecture était très agréable et les dessins me semblaient extrêmement beaux. J’avais notamment des réserves, sur le peu d’originalité des projections mentales de nos héros et des dialogues qui frôlaient le ridicule, surtout par rapport à Guy Gardner. Et le premier soucis qui m’est venu lors de la lecture de ce second volet est que je n’avais pratiquement aucun souvenir du précédent. Il n’y a eu pourtant que 4 mois entre ceux-ci mais exceptés les grandes lignes du récit je ne me souvenais absolument pas de ce qui s’était passé et encore moins de ce qui était advenu de nos héros à la fin du tome. Et malheureusement cela permet de situer le niveau d’une série si au bout de quelques mois la mémoire des événements qui y sont racontés est complètement effacé. Ce second tome ne déroge pas à la règle dans ce sens, je pense honnêtement que je vais très rapidement l’oublier.

Ce second tome reprend après le sacrifice de Hal Jordan lors de son combat face à Sinestro (ce dont je n’avais plus aucun souvenir, pour dire). Les corps des Green et des Yellow lantern décident de s’allier pour faire régner plus efficacement l’ordre dans la galaxie et partent en mission sur la planète Xudar qui semble être attaquée. Arrivée sur place, ils se rendent compte qu’ils sont pris au piège et ne peuvent s’échapper d’une prison de verre. Cette manigance est l’oeuvre de Larfleeze, l’agent orange, et unique détenteur de l’anneau orange de l’avarice. Les deux corps vont donc devoir oeuvrer ensemble pour se sauver de ce pétrin.

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L’histoire se passe assez rapidement, sans qu’on ressente de grosses faiblesses dans le récit mais on a un goût assez bizarre à la fin de la lecture, comme si tout ce qui s’était passé n’avait pas grand intérêt. Les péripéties sont plutôt bien amenés, l’écriture est rythmée avec l’enchaînement des différentes menaces mais il manque quelque chose. C’est assez difficile à définir mais le récit ne décolle pas, il est fade et sans saveur. Il est à l’image de ces deux premiers tomes, complètement oubliable. J’ai l’habitude de prendre pas mal de notes lors de mes lectures sur les éléments que je trouve intéressant sur la structure du récit, les évolutions des différents personnages ou même les illustrations, mais ici je n’avais rien à noter. Ce tome surfe sur une espèce de platitude qui empêche de réellement l’apprécier. Tout cela en étant pas spécialement mauvais encore une fois. Est-ce qu’au final cela vient du fait que je n’ai pas réellement d’attache avec les différents personnages ? Ou bien cela est-il dû à un récit très plat ? Je n’ai pas vraiment la réponse à cette question.

Sur la partie graphique, on a différents artistes qui opèrent notamment Rafa Sandoval et Ethan Van Sciver. Leurs styles est assez proche et la cohérence entre les chapitres est bien respecté. On a le droit à de très belles planches mais ça ne va pas plus loin que cela. Pas vraiment d’idée de découpage ou de mise en scène n’est proposé par l’un des auteurs, on reste sur du travail pour avoir la moyenne mais sans forcer non plus. Le problème que j’avais dans le premier tome est toujours bien présent avec le peu d’originalité des projections mentales des green lantern, ça en devient assez pitoyables de voir les sempiternels avions, chars, poings américains, … A croire que les représentants du corps ont tous le même esprit très étriqué, c’est vraiment dommage pour une série cosmique qui pourrait proposer beaucoup plus. A noter néanmoins le travail sur la couleur qui est encore une fois assez remarquable, notamment de la part de Jason Wright.

 

Ce second tome de Green Lantern est donc une belle déception pour ma part, je pensais que cette série était l’une de mes préférés de l’ère Rebirth mais je me rends compte avec ce tome et l’oubli total du précédent que celle-ci n’est pas aussi bonne que je ne le pensais. Je ne suis pas du tout impliqué par les péripéties montrés ou par les personnages, je pense donc ne pas continuer à la suivre et attendrais plutôt le semi relaunch avec l’arrivée de Grant Morrison sur le titre.

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Comics Review 43 : Batman Rebirth #1

Hello tout le monde et merci d’être présent pour cette nouvelle review sur le blog, 43ème numéro du format de review dans lequel je vais vous parler de Batman (et oui encore une fois). Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué j’ai terminé la lecture du run de Snyder et Capullo sur le personnage avec la review du dernier tome Bloom, et je vous ai même concocté une analyse complète du run. Maintenant que cette page se tourne je peux enfin commencer à m’attaquer à la lecture des aventures de Batman de l’ère Rebirth, qui est l’ère actuelle, si tu suis mes différentes publications tu sais que sur Rebirth je suis Wonder Woman qui est une très bonne série, Green Lantern et Deathstroke pour le moment. On est plutôt sur un gage de qualité pour le moment, mais est-ce que Batman arrivera à sortir du lot ou simplement à être une série intéressante à suivre ?

Dans ce premier tome, c’est le scénariste Tom King et le dessinateur David Finch qui sont à l’oeuvre pour plus ou moins nous conter la suite des aventures écrites par Snyder. Le chevalier noir a le costume entrevu dans les dernières pages du tome Bloom, Duke Thomas est présent comme acolyte, … Néanmoins on repart sur une nouvelle histoire qui, outre ses quelques détails, ne fait pour le moment pas référence à ce qu’il s’est passé précédemment. Tom King introduit deux nouveaux héros à Gotham, en la personne de Gotham et Gotham Girl…. Pour faire simple, ce niveau d’inventivité dans les détails présage de la qualité globale de ce premier tome qui est extrêmement décevant, insipide et sans relief. Je peux comprendre l’explication de leur nom, les deux héros sont jeunes et se sont trouvés leur propre nom mais c’est d’un manque de panache assez impressionnant. Ils ont des noms pourris soit, mais que font-ils ? Ils débarquent tous les deux à Gotham pour aider Batman dans sa quête de rendre Gotham (la ville) un endroit sans criminels. Pour se faire il dispose de pouvoirs assez importants et qui semblent sans limite, tels que le vol, la force surhumaine, … Dans un premier temps tout se passe pour le mieux, je dis dans un premier temps mais ça ne dure que quelques pages réellement et c’est un problème sur lequel je reviendrais, mais Amanda Waller aidé par Hugo Strange va utiliser les pouvoirs de contrôle des émotions du Psycho Pirate pour manipuler nos deux jeunes héros soit en les faisant passer du côté obscur soit en les effrayant et les mettant hors d’état de nuire. Batman va bien sûr devoir s’interposer pour empêcher Gotham de causer plus de problèmes et l’aider à le ramener dans le droit chemin.

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J’en ai rapidement parlé mais le premier problème de ce tome est qu’il va beaucoup trop vite, King ne prend le temps de rien installer concernant ses personnages (malgré une, encore une fois, rapide origin story pour les deux nouveaux protagonistes), concernant son intrigue qui passe de scène en scène uniquement parce que le récit l’exige, … Cela donne un effet assez dérangeant à la lecture qui nous montre des personnages uniquement présents pour faire avancer l’intrigue et non dans le but de développer leurs caractères ou leurs décisions. De plus je n’apprécie pas le choix d’amener des héros aux pouvoirs surhumains dans la ville de Gotham, ce n’est que mon avis mais je trouve que ça réduit à zéro l’utilité de Batman. A quoi bon avoir un justicier masqué quand on peut disposer de deux héros à la force des Dieux ? Si encore ceux-ci avaient été intéressants j’aurais pu l’accepter mais j’y vois plus des coquilles vides qu’autre chose.

Je vous passe également le fait qu’Alfred revêtisse le costume du chevalier noir qui est un fan service très visible en plus d’être très mauvais. Snyder avait osé nous donner Gordon en Batman, King nous offre Alfred (d’ailleurs Snyder a un crédit scénariste sur cet ouvrage, sans pour autant que je sache quelle implication il a pu avoir).

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Avant de passer à la partie graphique j’aimerais également parlé d’un aspect que je ne mentionne que très rarement dans mes reviews et c’est les dialogues. C’est un aspect assez compliqué à analyser pour proposer un jugement positif ou négatif. Ici les dialogues du personnage de Gotham Girl sont tellement énervants et mal écrits que je me devais d’en parler. Je peux accepter qu’une personne ait un tique de langage, j’imagine que l’on en a tous un, mais quand on fait répéter l’expression « I mean » 4 fois dans la même page à un personnage il y a un grave problème d’écriture. Cela m’a clairement mis hors de moi et c’est une première.

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Concernant la partie graphique, j’ai assez peu de chose à dire, sans être en dessous de mes attentes elle ne m’offre rien d’extraordinaire. Le travail de David Finch est plutôt convenu, il n’est ni dans un classicisme grandiose ni dans un interprétation plus personnelle ayant de la personnalité. Certaines planches sont néanmoins agréables à regarder sans toutefois me satisfaire. Un passable tout au plus.

Je pense de plus que ce style souffre, dans mon esprit, de la comparaison du one-shot actuel White Knight de Sean Gordon Murphy qui est un véritable plaisir pour les yeux.

 

Ce premier tome de Tom King et David Finch sur Batman Rebirth est une vraie bonne déception. L’histoire peine à être prenante avec des personnages extrêmement plats rien que dans leur nom. La partie graphique est à l’image du scénario et ne rattrape en rien ses lacunes, ce qui au moins donne une cohérence si on veut voir le bon (ou dans notre cas mauvais) côté des choses. La série commence donc sur une très faible base, restons optimiste en pensant qu’on peut difficilement faire pire.

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Comics Review 34 : Wonder Woman Rebirth #2

Bienvenue à tous dans Comics Review, l’article où je review et j’analyse mes différentes lectures, 34 ème numéro aujourd’hui avec la suite de notre voyage dans le relaunch Rebirth de DC Comics et la série Wonder Woman et quel meilleur moment pour reviewer ce tome 2 que lors de cette 34 review sachant que le tome 1 était le sujet de la 17ème review. Restant sur plusieurs lectures quelque peu décevante, j’attendais beaucoup de ce tome 2, j’espérais ne pas être déçu comme lors de ma lecture de Deathstroke par exemple, qu’en est-il ?

Je ne vais pas faire durer le suspense trop longtemps, ce tome 2 c’est de la bombe !!! Encore meilleur que le premier du nom, qui était déjà très sympathique mais on est clairement un niveau au-dessus et qui donne de l’ampleur à la série dans son tout. J’ai d’ailleurs hâte de lire le tome 3 qui est déjà sorti chez Urban Comics.

Le premier tome de la série Rebirth Wonder Woman nous montrait une réécriture de ses origines, avec l’arrivée de Steve Trevor sur Themyscira et le départ de Diana pour rejoindre le monde des hommes. D’après celui-ci on pouvait donc s’attendre à ce que les précédentes publications de l’amazone ne soit plus dans la continuité ou tout du moins qu’ils ne soient plus mentionnées. Ce tome 2 nous prend donc à revers à cause des mentions de certains événements qui se sont passés lors de l’ère Renaissance (New 52) de DC Comics, survenu avant l’ère Rebirth qui nous intéresse. La connaissance des informations précédentes n’est pas obligatoire, malgré tout cela peut freiner un nouveau lecteur qui ne serait pas à jour sur cela. Prenons par exemple Cheetah (le docteur Barbara Ann Minerva entrevu dans le tome 1) qui joue un grand rôle dans l’ouvrage et qui a une relation très intéressante avec Diana, entre la haine, la colère dû à sa transformation, et l’espoir de trouver en l’amazone une alliée qui l’aidera à retrouver sa force humaine. Il aurait été intéressant à défaut de voir le pourquoi de la transformation du docteur en Cheetah, d’avoir au moins un flashback sur celui-ci pour replacer le nouveau lecteur dans cet storyline.

Mais que l’on se rassure, ce point est pratiquement l’unique défaut ou point faible de ce livre, tout le reste est intéressant et magnifiquement dessiné. Wonder Woman a besoin de Barbara pour retrouver le chemin vers Themyscira, que ses dieux lui ont fait oublié, pour se faire elle se rend dans la jungle pour quérir son aide. Cheetah va en contrepartie lui demander de la libérer de la malédiction du dieu Urzkartaga qui lui a donné son apparence animale. Steve Trevor va également être mêlé à cette histoire lors d’une intervention militaire qui va les amener vers le même but. L’histoire est passionnante et on la suit avec grand intérêt. Elle colle tout à fait avec l’univers de l’amazone et son côté mystique et divin.

Concernant la partie graphique, j’avais quelques réserves lors du tome 1 sur les dessins réalisés par Nikola Scott, notamment sur les visages de la princesse et de Steve. Pour ce tome nous avons un changement d’artiste et c’est Liam Sharp qui est aux commandes sur les croquis et l’encrage, épaulé par Laura Martin à la colorisation. Et le changement rend ce tome à la limite de la perfection, l’ambiance instaurée par le style de Liam Sharp est en parfait accord avec le propos du récit et de cette histoire dans la jungle.

 

L’aura mystique de ses dessins est à couper le souffle et je trouve qu’il est l’artiste parfait pour s’attaquer aux publications de l’amazone, en lui donnant un côté jeune et insouciant et à la fois plein de charisme et prête à péter des gueules dès qu’il le faut. En somme ce que je détestais dans le précédent tome, sur l’air hébété des différents personnages est complètement rattrapé ici, sur Diana et Steve. Bonjour la badassitude !!!

 

Attendez-vous à vous en prendre plein la vue lors de la lecture et a adoré ça. La colorisation est également parfaite, et renforce l’ambiance de jungle et de mysticisme. Mais le monsieur ne s’arrête pas là, oh non. Non content de dessiner à la perfection, il a aussi des idées dans ses découpages, notamment deux que j’ai identifié et qui sont pour moi intéressantes à explorer.

Le premier étant l’utilisation de lianes en tant que délimitation pour les cases sur une page. Cela peut paraître simple mais plus dans le thème tu meurs quand tu montres un récit qui se déroule à 80% dans la jungle.

 

Néanmoins pour celui-ci on peut se dire qu’il n’est là que pour faire joli et n’apporte réellement pas de fond à l’histoire. Par contre le deuxième effet que j’ai remarqué apporte beaucoup plus de profondeur et n’est pas présent uniquement pour le style. Il s’agit de l’utilisation de barreaux de prison en tant qu’élément de découpage. Dans la première photo ci-dessous le symbole n’est pas complètement poussée, les jeunes filles et les compagnons de Steve sont réellement emprisonnées et on utilise les barreaux simplement.

 

Par contre la deuxième image est beaucoup plus intéressante, elle apparaît pendant plusieurs planches lors du « combat » entre Diana et Cheetah. Il n’y a pas de réel lien avec un élément du décor comme pour la première planche, car ici l’utilisation des montants est complètement symbolique. Ils sont utilisés lors de l’explication de la malédiction de Barbara, qui est enfermé dans le corps de Cheetah et n’est plus maître de ses actions. Les barreaux sont ici employés pour représenter le fait que le docteur soit prisonnière de son corps et ne puisse plus agir de son propre fait, elle est dans une prison qui prend l’aspect de la créature animale que Urzkartaga lui fait revêtir. Mind blown !!!

Vous l’aurez compris, ce tome 2 est une réussite totale pour ma part. L’histoire est intéressante, développe des personnages avec du fond, notamment Cheetah, et permet en plus de mettre en appétit pour le tome suivant. Les dessins de Liam Sharp sont en plus d’une beauté incroyable, et les idées de découpage sont nombreuses et symboliques. Au bout de 2 tomes la série devient un must have à mon goût.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-66

Comics Review 37 : Super Sons #1

Bienvenue à tous dans Comics Review, l’article où je review et j’analyse mes différentes lectures, 37 ème numéro aujourd’hui avec un nouvel ouvrage de la collection DC Rebirth de l’éditeur DC publié en France par Urban Comics. Et plus précisément on s’attaque aujourd’hui au premier tome de la série Super Sons qui a une très bonne réputation et est très attendu par la communauté comics française. Cela vous rappelle peut-être ma précédente review sur Deathstroke qui était très attendu, espérons donc que cette fois je ne sois pas trop déçu par son contenu.

Cette série est axée sur la relation entre les deux fils des deux héros les plus connus de l’univers DC (de l’univers comics américain tout court ?) Batman et Superman. Les deux personnages principaux de cette série sont donc Damian Wayne, le fils de Bruce et celui qui porte actuellement le manteau de Robin, et Jonathan Kent, fils de Superman aussi appelé Superboy. Ce tome est très divertissant, notamment dans cette relation entre les deux jeunes super-héros, tout d’abord via leur relative mais néanmoins présente différence d’âge, Robin ne cessant de faire remarquer à Jon qu’il est encore un enfant et ne peut pas rejoindre le groupe des Teen Titans par exemple. Leur divergence est notable pratiquement en tout point, et cela provient également en partie de l’éducation militaire qu’a reçu Damian lors de ses jeunes années dans la Ligue des Ombres. Robin voulant à tout prix réaliser des missions par lui-même et ayant un esprit beaucoup plus affirmé alors que Jon est plutôt présent contre son gré et ne cesse de vouloir faire intervenir leurs pères lorsqu’ils seront dépassés par les événements.

Peter Tomasi arrive donc à présenter une relation intéressante entre les deux jeunes garçons, néanmoins ils héritent en grande partie des traits de caractère de leurs pères respectifs. Robin étant un solitaire comme Batman et Jon un optimiste comme Superman, cela dessert donc légèrement l’intérêt de leur relation car il serait plus ou moins la même entre un Batman et un Superman adolescent ou qui se rencontre. Pour résumer bien que très divertissante leur relation ne me semble pas très originale dans le fond.

L’antagoniste de ce livre est également très intéressant, dans un premier temps car étant dans la même tranche d’âge que nos deux jeunes héros. On reste dans l’esprit adolescent même si celui-ci a quand même des envies de meurtre et de conquête du monde. Il s’agit de Kid Amazo qui a été, lui et sa famille, infecté par le virus Amazo, lâché par Lex Luthor lors de New 52, petite référence au passé mais qui n’est en aucun cas indispensable pour comprendre l’intrigue. Les pouvoirs de Kid Amazo sont la capacité de créer des clones de lui-même et celle-ci sera renforcé par un apport technologique très intéressant. Je ne vais pas en dire plus ici pour vous garder la surprise lors de la lecture mais j’ai trouvé cette opposition intéressante pour nos deux héros.

Passons maintenant à la partie graphique de cet ouvrage qui est assuré par Jorge Jimenez, et son travail colle ici parfaitement à nos deux jeunes héros et son univers adolescent. Son design très cartoon s’adapte parfaitement à cette ambiance et cela est renforcé par la colorisation très chatoyante. Néanmoins je suis assez peu réceptif à ce style de dessins que je trouve un peu trop lisse et sans réel attrait. C’est plutôt beau mais ça s’arrête là, je n’ai pas trouvé de planches particulièrement intéressante ou d’idées de découpage ou de mise en scène qui aurait pu m’enthousiasmer.

Ce premier tome de Super Sons est très divertissant et j’ai pris du plaisir à le lire, la relation entre Damian et Jon est intéressante et l’intrigue développée est bien trouvée. Néanmoins je ne pense pas que ce tome me marquera réellement et je l’aurais oublié assez rapidement. C’est une bonne lecture qui fait le job mais sans amener beaucoup plus.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-66 WD-Icon-65

Comics Haul Mars 2018

Hello tout le monde, comme à chaque début de mois je vous fait part de mes différents achats comics que j’ai fait le mois dernier, ça vous permet de voir ce que je lis en ce moment et de voir ce que je pourrais review à l’avenir ou ce qui l’a déjà été.

Comme à chaque fois deux catégories, les TPB qui sont les magasines regroupant plusieurs chapitres et les single qui sont les éditions qui sortent chapitre par chapitre. Et comme vous avez le voir beaucoup plus de TPB que de single ce mois-ci.

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TPB

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Single

  • The Brave & The Bold #2
  • Batman White Knight #6

Voilà pour ce comics haul, je vous donne rendez-vous le mois prochain pour cette rubrique. En attendant n’hésitez pas à me contacter dans les commentaires ou sur les réseaux sociaux. Bonne lecture à tous.