Batman Rebirth #7 : Comics Review

Tiens tiens tiens, mais c’est le retour de la série Batman Rebirth en librairie. En effet aujourd’hui, Urban Comics sort le septième tome de la série dédiée au chevalier noir sous la plume de Tom King (même s’il ne scénarise même pas la moitié de ce numéro). Ce tome nous rapproche du mariage tant attendu entre Batman et Catwoman. L’attente est bientôt terminée et voyons si le vin d’honneur permet de nous mettre en appétit pour la suite !

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Où est mon invitation ?

Le mariage de l’année va bientôt avoir lieu, le Joker en a forcément eu vent et il attend impatiemment son invitation. Il va même jusqu’à demander à de vieux ennemis de la batfamily de ruiner la fête. Batman et Catwoman seront-ils en mesure de déjouer tous ses plans ?

Dit comme ça, le tome semble un peu faiblard niveau contenu et rassurez-vous (ou l’inverse) il l’est. Niveau éditorial le tome comprend les numéros 48 et 49 de la série Batman et des tie-ins intitulé Prelude to the Wedding en VO. Ceux-ci ne sont d’ailleurs pas écrit par Tom King et décrivent chacun l’attaque d’un des membres de la rogue gallery du détective (le Sphinx, Anarky, …). Néanmoins ce n’est pas Batman lui-même qui se chargera de la menace mais bien l’un des membres de sa famille avec Batgirl, Nightwing ou Red Hood.

On va commencer par les tie-ins car je préfère finir sur une bonne note. Si vous êtes lecteurs réguliers de comics, je ne vais pas vous la faire, vous savez déjà l’utilité de ce genre de chapitres. Encore une fois ici, ils sont pour la plupart complètement inutiles. Un petit lien avec le mariage et c’est le minimum syndical. Les histoires sont plutôt bien écrites, mention spéciale à celle du Riddler à mon sens, mais de manière générale on s’en moque drôlement. On sent vraiment le caractère éditoriale derrière ces chapitres, cela est absolument flagrant. Forcément pour célébrer le plus gros mariage de ces dernières années DC n’allait pas passer à côté de l’occasion de gagner encore un peu plus d’argent et c’est ce qu’ils font ici. En VO un TPB entier qui retrace ses événements et en VF plus de la moitié d’un tome. La lecture est agréable et sympathique (petit diminutif du Rebirth) mais ça ne restera absolument pas dans les mémoires.

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Passons à quelque chose de plus intéressant avec le diptyque Batman #48 et #49 (complété d’ailleurs pas les quelques pages de DC Nation #0 avec le Joker et qui sont d’excellente qualité). Là on a vraiment l’histoire de base et plus de l’ajout. Les deux chapitres sont de très grandes qualités, même si je privilégie assez facilement le second qui propose un duel entre le Joker et Catwoman diablement efficace dans ses dialogues. Dans ces moments-là j’aime le travail de Tom King et la compréhension qu’il a des personnages (malheureusement c’est beaucoup trop rare pour le moment à mon sens). Au final ces deux chapitres surnagent par rapport à ce qui est proposé et la finalité donne quelque chose d’assez pauvre, d’un tome d’attente. Il est grand temps que le mariage arrive pour que l’histoire reparte sur quelque chose de nouveau. Le run prend son temps depuis plusieurs tomes et enfin on peut voir le bout du tunnel !

Encéphalogramme plat !

Côté graphique, Mikel Janin est à la réalisation des deux chapitres de la série principale. Etant sur un huit clos il n’a pas beaucoup de place pour s’exprimer et proposer des illustrations qui sortent de l’ordinaire. On est sur des chapitres de discussion principalement et forcément ça se ressent. On est souvent sur du champ contre champ (surtout sur le second chapitre) qui ne lui laisse pas la possibilité de donner la pleine mesure à son talent.

Au niveau des tie-ins nous avons un collectif de différents dessinateurs sur lesquels je ne m’attarderais pas. Certaines planches sont attirantes à l’oeil mais c’est une très grande minorité. Pas grand chose à dire de plus là-dessus, les dessins sont à l’image du scénario des chapitres, à savoir oubliable.

Si j’avais trouvé les tomes précédents comme des tomes d’attente celui-là en est l’exemple encore plus flagrant. Littéralement un tome composant à plus de la moitié de tie-ins de préparation du mariage assez inintéressant. Malgré deux chapitres de la série principale de très grande qualité cela ne suffit pas pour accoucher d’une lecture marquante. Heureusement le numéro 50 arrive et j’espère qu’un nouvel arc va enfin pouvoir démarrer après plusieurs tomes de « remplissage »

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Batman Rebirth #6 : Comics Review

Suite du run de notre bon ami Tom King sur le personnage le plus connu de l’industrie du comics. Suite de ces aventures et du prélude du mariage entre le chevalier noir et la chatte voleuse. Avant de commencer cette review je tiens à préciser que je lis les publications de Batman en VO et donc que le contenu du tome 6 diffère légèrement de ce que publiera Urban à partir de demain en format librairie. En effet l’édition d’Urban comprend à sa fin 3 chapitres qui sont disponibles dans le volume suivant dans la publication originale. Je n’en parlerais donc pas ici mais dans la review suivante. Vous êtes prévenus, commençons sans plus tarder.

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De l’attente

Le tome démarre sur la fin de l’arc Super Friends qui amène le chevalier noir et Sélina à se confronter à certains de leurs super héros d’amis. Dans le tome 5 on avait droit à plusieurs chapitres liés à Clark Kent et Loïs Lane, dans celui-ci c’est au tour de Wonder Woman d’avoir la vedette. Autant je n’avais pas apprécié les chapitres du tome précédent car il ne racontait pratiquement rien à mon sens, autant j’avais compris la justification et la raison de leur présence. Bruce voulait présenter sa promise à son meilleur ami et tout se jouait là-dessus. Autant mon sentiment sur les chapitres sur Wonder Woman est complètement l’exact opposé. J’ai apprécié l’histoire qui était conté, qui permet d’avoir quelques jolies moments entre les deux personnages, en allant de la camaraderie, au lien guerrier jusqu’au lien plus charnel. Mais la justification de ces chapitres ne marche pas du tout, il n’y en a d’ailleurs presque pas. Pourquoi Diana a-t-elle besoin de Bruce pour cette mission ? Tout ce qui ressort de cet arc est un sentiment de remplissage de l’intrigue principale, à savoir le mariage, pour faire écouler le nombre de chapitres. Ceux-ci sont plutôt bons, on prend plaisir à lire et la représentation graphique est au top (j’y reviendrais) mais quel est l’intérêt ? Quel est le but ? On en revient toujours au même soucis avec Tom King. Son run tourne autour de la relation entre Batman et Catwoman, cela ne fait aucun doute, et l’événement marquant sera le mariage. Le soucis est qu’il ne veut pas l’amener trop rapidement et que dans un gros coin de sa tête il a toujours l’envie de faire ses 100 numéros. La finalité est qu’on est face à un nombre qui devient très important de chapitres de remplissages, de chapitres qui ne se mêlent pas bien dans une histoire globale. L’auteur donne une justification bien sûr mais on se rend bien compte qu’elle est fausse. Ces chapitres ne sont là que pour faire passer le temps. Le divertissement est de qualité mais au fond de nous on se rend bien compte que l’on se joue de nous en nous faisant patienter.

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Encore de l’attente

Et la suite suit malheureusement le même schéma. Poison Ivy se met à contrôler le monde via son contrôle sur les plantes. Elle contrôle donc les 7.6 milliards d’habitants de la planète, tous sans exception. Sans exception ? Bien sûr que non. Batman et Catwoman sont immunisés de ses pouvoirs grâce à un sérum. Les deux acolytes vont donc tenter de raisonner la femme fatale pour qu’elle relâche les habitants alors qu’elle veut sauver la planète et tout diriger.

Je suis heureux de voir le personnage d’Ivy au premier plan et de la voir dans une position de force et de contrôle. La promesse de cet arc pouvait être grandiose, une sorte de Zero Year où Ivy ne contrôlerait pas Gotham mais la planète entière. Imaginez un peu les conséquences et les ramifications d’une telle histoire. Batman devrait opérer sous le radar pour déloger Pamela de sa maîtrise. On pourrait être en présence d’une grande aventure du chevalier noir. Sauf qu’ici le grandiose est complètement absent, genre vraiment complètement. Les chapitres sont très verbeux et ne proposent pratiquement rien outre des phases de discussions. Non pas que ce soit ennuyeux mais on ressent fortement le potentiel gâché d’une telle histoire. De plus, on ne sent pas le liant que peut avoir cette histoire avec la trame principale de King. Elle arrive comme un cheveu sur la soupe, sans préparation ni explication. King veut / doit remplir et donc il remplit. Chaque tome apparaît systématiquement avec le même problème. Et si on se penche réellement sur les derniers tomes, que s’est-il passé de marquant depuis la demande en mariage ? Pratiquement rien ….

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Au moins c’est beau !

Outre la frustration de ne toujours rien voir d’important se passer, le tome est intéressant à lire aussi grâce à sa qualité graphique. Forcément quand c’est Mikel Janin et Joëlle Jones qui sont à l’oeuvre que pouvait-on espérer ?

Les deux styles des dessinateurs se complètent à merveille et se différencient au premier coup d’œil et ce via le travail d’encrage. Personne n’est listé pour l’encrage des chapitres donc j’imagine que chaque artiste réalise le sien et Janin utilise un trait beaucoup plus fin alors que Jones aime utiliser des démarcations très prononcées. De magnifiques pages sont proposés et les compositions sont alléchantes. Janin propose plusieurs fois l’une de ses marques de fabrique que vous remarquerez probablement. La comparaison des deux permet de voir que Jones reste sur un découpage et une composition assez classique par rapport à son homologue. Mais son talent s’exprime sur le design de ses personnages et encore et toujours sa Catwoman. Toujours un plaisir pour les yeux !

Encore une fois ce tome est une lecture agréable, ce que propose King fonctionne narrativement. Néanmoins ce qui ne fonctionne pas à mon sens, c’est l’insertion de ces chapitres dans la trame principale de son oeuvre. On a l’impression de voir des chapitres de remplissage afin d’augmenter le nombre de numéros qui le rapproche des 100. Tout est plaisant à lire mais rien de marquant ne se passe. Depuis la fin du tome 3 et la proposition presque rien ne s’est passé… Le run de King va-t-il donc être une succession de petits arcs sans grande incidence sur le reste ?

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Comics Review 81 : Batman Rebirth #5

Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Pour surfer sur l’actualité et la sortie du 5ème tome de la série Batman Rebirth vendredi dernier, j’avance la publication de ma review qui porte sur cet ouvrage. On continue donc cette série de Tom King publié par Urban Comics et qui pour l’instant allie le très bon voir l’excellent avec I Am Suicide et I Am Bane, mais également le dispensable et sans intérêt comme I Am Gotham et la Guerre des rires et des énigmes. Pour celui-ci sera-t-on sur un slam dunk, un loupé abyssal ou juste quelque chose de passable ?

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Ce cinquième tome peut se découper en trois parties bien distinctes dans la version VO dont je dispose. Les trois premiers chapitres nommés Rules of Engagement scénarisé par Tom King et dessiné par Joelle Jones. Dans ceux-ci Batman et Catwoman se rendent en Asie, dans le désert, et vont trouver sur leur route Talia Al Ghul pour des discussions plus que musclées. La seconde partie contient deux chapitres de la partie Super Friends, toujours scénarisé par Tom King et dessiné par Clay Mann. On y retrouve un parallèle entre le duo Batman/Catwoman et Superman/Lois Lane, quant à savoir comment gérer la nouvelle des fiançailles des premiers nommés. Et pour finir le dernier chapitre n’est autre que le fameux Batman Annual #2 de l’an passé qui a la réputation d’être l’un des meilleurs chapitres du personnage depuis de nombreuses années et qui retrace la relation entre nos deux tourtereaux. Cette partie est est présente dans un tome dédié chez Urban Comics nommé A la vie à la mort. J’en parlerais en fin d’article, si tu ne l’as pas lu tu pourras passer cette partie afin de conserver la surprise totale, même si je ne spoile pas.

Comme dans le run de notre cher ami Tom King, il y a encore une fois à boire et à manger dans ce volume. Les trois premiers chapitres sont absolument magnifiques ! Joelle Jones réalise un travail de malade et je pèse mes mots. Ses traits sont absolument sublimes et donne une profondeur à tous les personnages qu’elle dépeint. Et bien sûr Bruce et Selina sont le plus mis en avant par son travail. Leur costume du désert respire la prestance et je suis très content que DC ait rendu canon le costume apocalyptique de Ben Affleck dans Batman v Superman. Les premières pages sont à couper le souffle de beauté. Les couleurs sont parfaites pour retranscrire cet endroit du globe et pour trancher avec les teintes de gris et noir dont on est coutumiers sur les séries du chevalier noir. Si ces chapitres ne vous hypent pas pour la série Catwoman écrite et dessinée par Joelle Jones, je ne sais pas ce qu’il vous faut !

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Après niveau histoire c’est pas spécialement la folie, les deux essaient de retrouver l’ancienne amie de Selina pour laquelle elle a endossé la responsabilité des meurtres. Ils ont besoin d’elle afin de disculper Catwoman pour qu’elle puisse se marier avec Bruce. En trois chapitres cela passe très vite et on reste encore une fois extrêmement en surface sur le déroulé de l’intrigue, c’est encore une fois un teasing de plus pour la suite. Là où King excelle, et on commence à le savoir maintenant, c’est sur la compréhension des personnages. Selina connait et comprend parfaitement Bruce et pourquoi il s’est engagé dans sa croisade contre le crime. Cela apporte énormément à l’histoire mais si celle-ci pouvait avancer légèrement plus rapidement on ne s’en plaindrait pas. De plus King apporte un passé intéressant à Talia qui lui donne plus de relief que la simple méchante bas de gamme.

Vient ensuite Superfriends, et c’est là où ça s’écroule un peu. King explore les différences et les similitudes dans la relation entre Bruce et Clark, vous l’aurez compris il adore parler des relations des personnages connus de DC. Néanmoins ça reste particulièrement inintéressant et ça ne raconte absolument rien. C’est en partie ce genre de chapitres qui abaisse la qualité de son run à mon avis, et la raison est toute simple. Les 100 chapitres ! King a annoncé depuis le départ qu’il avait 100 issues de prévu sur le personnage, mais je pense qu’il a une vision globale et qu’il doit remplir pour pouvoir y arriver. En y pensant cela me fait penser aux filer dans un manga ou un animé, le genre de chapitres qui permet juste de gagner du temps et de faire patienter le lecteur pour la suite.

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Et pour finir nous avons droit au fameux Batman Annual #2 qui répond complètement aux attentes liées à sa réputation. Comme dit plus haut si tu ne t’aies pas procuré le tome A la vie à la mort tu peux passer directement à la conclusion de l’article si tu souhaites ne pas disposer q’aucune information avant la lecture.

King sait écrire des histoires de Batman qui nous touchent et celle-ci en est le parfait exemple. Il nous montre la relation entre Bruce et Selina tout au long de leur vie, de leur première rencontre, à leur premier baiser jusqu’à la fin de leur vie commune. Et avec cette histoire on touche un point très intéressant, le statut-quo. Vous le savez DC et Marvel adorent leur continuité, tout ce qu’écrivent les auteurs doit rester dans cette sacro-sainte continuité ou du moins doit avoir une explication si elle dérive. Ici King nous propose l’un des chapitres les plus forts que j’ai pu lire sur Batman parce qu’il se permet d’oublier la continuité. Il fait avancer les personnages jusqu’à nous les montrer vieillissant. Et donc comment se fait-il que cette histoire, qui est acclamé par la critique, n’influe pas sur la politique éditoriale des big two ? Pourquoi ne pas prendre ce risque d’oublier le statut-quo pendant un run et d’aller au bout des choses ? Je ne pense pas que les lecteurs seraient perdus si on leur explique que chaque run est indépendant et qu’il peut se lire sans avoir connaissance du précédent. Cela pourrait même les aider à aller chercher les nouveaux lecteurs qu’ils convoitent tant avec leur incessant reboot. Vous en pensez quoi ?

Et outre la qualité du récit, ce chapitre est sublimé par les dessins somptueux de Lee Weeks. Il imprime une ambiance très urbaine et simple à ces personnages et proposent des planches d’une telle beauté. J’ai loupé ce chapitre en VO mais si je le trouve je l’achète direct tellement il est bon.

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Comme l’essentiel de son run jusqu’à présent, Tom King allie le sans intérêt et le génialissime dans ce cinquième tome. Il continue à démontrer qu’il comprend les personnages qu’il écrit et leurs relations mais se perd souvent dans des chapitres filer qui seront bien vite oubliés. Joelle Jones et Lee Weeks réalisent un travail dantesque aux dessins et nous balance un nombre de planches marquantes incalculable. Ce Batman Annual #2 légitime à mon sens amplement et à lui seul l’achat de ce volume.

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Comics Review 78 : Batman Rebirth #4

Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Es-tu prêt pour partir sur une nouvelle review d’un tome consacré au meilleur super-héros de l’histoire ? (Si tu préfères Superman ou Marvel, il est temps d’ouvrir les yeux :p) J’espère bien car on continue la série Rebirth écrite par Tom King avec ce quatrième tome nommé War of Jokes and Riddles (La guerre des rires et des énigmes). Après un tome 3 que j’avais trouvé absolument génial, l’auteur va-t-il continuer sur sa lancée ?

Après avoir fait sa demande à Catwoman à la fin du tome précédent, Bruce se remémore la guerre qui a détruit Gotham un an après qu’il soit devenu le cape crusader. Il raconte les différents événements à sa dulcinée afin qu’elle puisse faire son choix en toute connaissance de cause sur sa demande. Plusieurs années auparavant donc, le Joker n’arrive plus à rire, il a perdu ce qui le définit comme être et cherche à tout prix à le retrouver. D’un autre côté le Sphinx n’arrive plus à trouver d’énigmes que Batman ne puisse résoudre. Les deux super-vilains sont donc dans une impasse à cause de notre héros. Ils vont dans un premier temps proposé de s’allier mais cela ne durera pas du tout et une guerre va s’enclencher et aura pour but de tuer la chauve souris. Bruce va donc narrer à Selina ce qu’il s’est passé durant cette fameuse guerre, même si elle était présente à ce moment de l’histoire, et comment il a réussi à s’en sortir.

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On va pas y aller par quatre chemins, ce tome est nettement en dessous du précédent en terme de qualité. De qualité scénaristique surtout, je reviendrais comme j’ai l’habitude sur la partie graphique par la suite. Ça démarre, pourtant, plutôt bien. Le fait que les deux antagonistes soient en plein doute existentiel, surtout le Joker, est une idée très rafraîchissante. Ils sont traités comme pourrait l’être un héros dans un de ces récits, j’ai vraiment apprécié l’idée et j’étais prêt à du grandiose pour cette guerre.

Et c’est là que tout s’effronde ! En lisant le sous titre War of Jokes and Riddles, on pourrait s’attendre à des coups bas dont le Joker est coutumier et à des énigmes complexes posées par Nigma afin de gagner la partie et de tuer Batman. Rien de tout ça n’est présent !!! Cela se résume à un duel entre nos deux antagonistes, qui recrutent les différents membres de la rogue gallery de Batou, et qui se battent les uns contre les autres. Il n’y a absolument rien de nouveau, rien qui légitimerait qu’on fasse un tome sur cette pseudo guerre. En plus de cela, Batman est complètement relégué au second plan, il ne sert absolument à rien et ne prend aucune décision pour arrêter les deux criminels. J’ai du mal à voir l’intérêt qu’a eu King à inclure tout cela dans son run. A vrai dire je vois bien l’intérêt, il est clairement expliqué en fin de tome via sa discussion avec Selina. Mais cela vaut-il réellement le coup de passer 8 chapitres là-dessus ? Un voir deux chapitres aurait été amplement suffisant, pas besoin d’aller plus loin si c’est pour ne rien raconter de bien intéressant.

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Je suis donc très déçu par cette guerre, dont j’attendais beaucoup, même s’il y a quelques fulgurances comme le chapitre du repas qui est très bien trouvé et bien écrit.

King utilise également ce tome pour nous donner une origine au personnage de Kite-Man, oublié depuis très longtemps et à qui il a souhaité redonner ces lettres de noblesse. Cela peut sembler intéressant de voir de nouveaux personnages et je suis plutôt pour. Par contre il faut que cela soit bien écrit, et mon dieu le premier chapitre qui introduit le personnage est une horreur. Il n’a ni queue ni tête, n’a aucune construction. C’est un enchaînement de scènes avec le personnage qui coupe le récit alors qu’on est absolument pas impliqué. J’ai rarement ressenti cela à la lecture d’un chapitre, je n’ai peut-être pas compris ce que cherchait à dire l’auteur mais j’ai trouvé ça assez mauvais.

Vous le voyez c’est pas la joie pour l’instant, et heureusement Mikel Janin arrive à la rescousse. Car oui, il faut le dire, le point fort du bouquin c’est sa partie graphique. Le dessinateur espagnol fait encore des merveilles sur le personnage. Il était déjà à l’oeuvre sur le I Am Suicide qui était extrêmement réussi et c’est encore le cas ici. Je trouve dommage qu’il n’utilise pas plus les couleurs chaudes qu’il avait employé auparavant, tel que le jaune, le rouge, l’orange, … qui donnait un aspect très hispanique à ces planches, comme sur celle-ci.

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Il utilise également la dualité des antagonistes de cet ouvrage pour faire des planches en opposition les unes des autres. On a donc par exemple, les planches de discussion avec le même découpage et juste le personnage qui diffère mais également ces planches en pleine page qui font leur petit effet.

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Et, pour moi, l’ajout majeur que Mikel Janin apporte est le costume de Batman à ses débuts. Ce costume pète tellement la classe. Out le violet dans la cape qui sort de nul part, out le contour jaune sur le logo et dans la ceinture. Le Bruce des débuts respirent la classe et tu n’as pas envie de t’y frotter. Il ressemble beaucoup au costume de Ben Affleck dans Batman v Superman et je ne vais pas m’en plaindre. Si seulement DC pouvait garder ce design et oublier le logo rond que Doomsday Clock va réinstaurer….

Grosse déception pour cette guerre des rires et des énigmes. A part l’idée de montrer un Joker et Riddler torturés et en quête de leurs identités profondes, jamais le tome n’aura su m’intéresser. J’ai toujours du mal à comprendre pourquoi on passe 8 chapitres sur une guerre tout ce qu’il y a de plus banal. Mikel Janin arrive à redresser la barre de ce bateau qui partait un peu à la dérive et nous en met plein les yeux comme il en a l’habitude. Tom King, s’il te plait, revient dans le droit chemin pour la suite.

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Comics Review 72 : Batman Rebirth #3

Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Je vais t’emmener à nouveau, dans cet article, dans une série dont on parle régulièrement sur le blog. On va parler d’un tome de DC Comics et de son relaunch Rebirth qui est en place depuis environ 2 ans, et plus précisément d’une série qui commence à se faire une place dans mon cœur. Je veux bien sûr parler de Batman, qui avait eu beaucoup de mal à démarrer, à mon sens, avec un premier tome assez faible. Néanmoins le tome 2 avait réussi à remonter mes attentes avec des dessins de Mikel Janin époustouflants, je m’étais donc empressé de commander le troisième tome I Am Bane dont je vais vous parler sans plus tarder.

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Ce troisième tome reprend à la suite des événements de I Am Suicide qui avait vu Batman et sa « Suicide Squad » infiltrer la nation souveraine de Santa Prisca pour récupérer le Psycho Pirate aux mains de Bane. Cet enlèvement était nécessaire pour que le chevalier noir puisse guérir Gotham Girl de ses tourments après les événements du premier tome. Bien sûr la récupération du Pirate n’aura pas été sans dommage, et aura laissé Bane, le dos cassé et en état de rage très avancé. Suite à cela, Bane, qui était sobre de Venom grâce aux pouvoirs du pirate, se voit dans l’obligation de recourir à nouveau au poison qui lui donne son immense puissance. Il se met maintenant en quête de partir pour Gotham afin de faire souffrir le chevalier noir, pour ce qu’il lui a fait, pendant que celui-ci essaie de soigner et de protéger Gotham Girl.

Première chose qui me fait de plus en plus aimer ce run de Tom King c’est la continuité des événements. Sur ses trois premiers tomes toutes les péripéties des héros sont liés à ce qu’il s’est passé dans un tome précédent. Tout démarre avec l’arrivée de Gotham et Gotham Girl, l’enlèvement du Psycho Pirate par Bane, la mission suicide de Batman à Santa Prisca pour récupérer ce même pirate, et la rage de Bane envers Batman qui l’amènera à Gotham. J’aime tout particulièrement la construction de cet arc en trois tomes pour cet continuité, les événements dépeints ont donc une incidence sur la suite de l’histoire et ne sont pas effacés d’un coup de baguette comme c’est souvent le cas. C’est un des points qui me fait apprécier de plus en plus Tom King sur cette série.

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Cette histoire va en détail nous conter l’affrontement entre Bane et Batman dans les rues de Gotham. Petit point négatif en début de tome, je n’ai pas vraiment aimé le fait que Bane pende les trois Robin dans la batcave et n’ai pas non plus compris comment ils s’en sortaient. Sur le coup ça m’a fait penser au rétropédalage de Death of the Family (si quelqu’un a compris je veux bien une explication ^^) mais c’est une partie tellement minime que ça ne m’a pas dérangé. Mais outre les actions que nous montrent Tom King et David Finch ce qui m’a le plus marqué c’est bien les dialogues et la narration écrite de cet ouvrage. King survole littéralement le game avec des suites de dialogues absolument dantesques et marquantes, surtout sur Bane. Je ne le remarque que très rarement, j’en ai déjà parlé, les dialogues sont un levier qui me laisse souvent plutôt de marbre. Sauf quand ils sont maîtrisés à la perfection et qu’ils sont marquants, et ceux de Bane ici le sont. Son discours lors du premier combat contre le détective où il énumère qui il n’est pas, est absolument grandiose. Il renforce l’action mis en place en lui donnant bien plus de force que si ce n’était qu’une baston standard. Et King remet le couvert plusieurs fois et pas que sur Bane bien entendu.

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King étant l’écrivain qu’il est, il ne peut être un tome de Batman où celui-ci ne va pas se concentrer également sur la psychologie du personnage. Dans le tome précédent il axait son propos sur sa relation avec Catwoman, qui est encore présente mais plus en toile de fond avant d’être remise en lumière sur la fin (si vous avez lu le tome vous savez de quoi je veux parler). Mais ici King, se préoccupe plus du rôle qu’a Batman à travers sa croisade contre le crime et la vision que Gotham a de lui. Bruce se questionne sur sa mortalité lorsqu’il endosse le costume, de la transmission de sa quête à un héros à pouvoirs comme Gotham Girl, et même sur les décisions qu’il a pris après la mort de ses parents. Tout cela est encore une fois lié à l’action, ce qui donne un tome qui ne s’arrête jamais tout en distillant des informations plus psychologiques en fil rouge. Le parallèle entre la jeunesse de Bruce et celle de Bane est d’ailleurs très intéressante. De comparer ce qui les a brisé alors qu’ils n’étaient que des enfants, les choix qu’ils ont fait ensuite pour s’en sortir et le leitmotiv qu’ils se sont crées suite à tout cela rend leur combat d’autant plus puissant.

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Comme vous le voyez ça fait beaucoup de choses à dire sur la narration seule de ce tome, ça montre que ce que King raconte m’a vraiment touché et que ce tome deviendra probablement l’un de mes favoris du chevalier noir.

Car en plus, et pour ne pas gâcher mon bonheur, la partie graphique est au rendez-vous. David Finch est à l’oeuvre comme sur le premier tome et là où j’avais trouvé son trait un peu trop classique il a réussi à me conquérir dans celui-ci. J’aime beaucoup sa représentation de Bane et les actions qu’il met en place sont extrêmement lisibles, ce qui n’est pas toujours facile. Rien à redire sur cette partie donc, elle complète à merveille l’histoire de Tom King pour nous donner un tome solide. Mention spéciale à cet hommage à Batman Year One avec l’entrainement de Bruce qui reprend pratiquement une case à l’identique !

Deuxième mention spéciale pour le dernier chapitre qui voit Batman s’alliait à Swamp Thing et qui est dessiné par Mitch Geralds. Je n’avais pas eu l’occasion de lire de comics de ce dessinateur, et bon dieu que je suis hypé !! Son trait est absolument magnifique et riche, on sent le grain de ces pages, j’adore complètement et je comprends tout à fait qu’il vienne de remporte l’Eisner Awards. J’espère vraiment que DC sortira sa série Mister Miracle en TPB !

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Comme vous pouvez le constater, je suis enthousiaste sur ce troisième tome de la série Batman Rebirth. Tom King réussit complètement à retourner l’appréhension que j’avais à la suite du premier tome et met en place un début de run extrêmement intéressant. J’ai vraiment hâte de lire la suite.

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Comics Review 57 : Batman Rebirth #2

Salut à tous et merci d’être présent dans cette nouvelle review dans laquelle je vais aborder le tome 2 de la série Batman Rebirth de Tom King. Si vous êtes à jour sur les publications françaises du chevalier noir vous devez savoir que j’ai un peu de retard sur cette série, déjà parce que je devais terminer le run des New 52 de Snyder, aussi parce que j’ai de plus en plus de choses à lire et surtout parce que le premier tome ne m’avait pas du tout conquis. J’ai donc pris mon temps avant d’acheter le suivant I Am Suicide et j’avais une certaine appréhension de savoir si l’un de mes personnages préférés allait encore avoir droit à un tome sans saveur. Réponse tout de suite.

Suite aux actions du premier volume Gotham Girl est en détresse après que le Psycho Pirate ait manipulé ses émotions pour lui instiguer une peur constante. Batman ne peut donc rien faire pour prévenir ses cauchemars qui deviennent de plus en plus violents et pourraient avoir d’immenses dégâts. Le super vilain maîtrisant les émotions à quant à lui était rapatrié sur Santa Prisca où il assiste maintenant Bane, qui s’en sert pour ne plus avoir à être dépendant du Venom, ce poison qui le rendait super-puissant. Batman va chercher à récupérer le pirate aux mains de Bane pour aider Gotham Girl, néanmoins infiltrer la prison la mieux gardée du monde ne sera pas aisé. Il se rend à Arkham pour mettre au point une équipe pour l’aider dans sa tâche.

La première chose intéressante de ce tome est que les soucis rencontrés dans le précédent par nos personnages ont des répercutions immédiates et que l’intrigue découle complètement de ce qui s’est passé auparavant. C’est un point fort à mon sens de rattacher ces deux tomes pour montrer qu’à certains moments leurs actions ont des conséquences. Le léger soucis que j’ai se rattache à la formation de la « Suicide Squad » de Batman pour tenter d’infiltrer Santa Prisca alors qu’il dispose d’une Bat-Family pleine à craquer. Je comprends que le plan mise en place pour le chevalier noir, et par extension par Tom King via son scénario, requiert des criminels pour amadouer Bane et lui faire « baisser sa garde ». Néanmoins je ne vois pas pourquoi Bruce n’a pas pensé à demander l’aide de Robin, Nightwing, ou n’importe quel héros plutôt que des super-criminels. En plus de cela, c’est une attitude qui ne ressemble pas beaucoup à son personnage, mais soit admettons que tout le monde était pris et que le plan B a été activé.

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Le reste de l’intrigue est une infiltration somme toute classique mais plutôt bien relaté de la prison. Néanmoins le vrai cœur de ce livre vient de la relation entre Batman et Catwoman. Je savais que le run de Tom King se concentrait en grande partie sur celle-ci et cela démarre dans ce tome où l’on va explorer la dynamique entre nos deux personnages, leurs passés communs ou séparés et pourquoi ils en sont arrivés là à combattre côte à côte ou à se pourchasser. Le développement est extrêmement fin tout au long du récit, qui au fur et à mesure passe pratiquement au second degré. On le suit avec intérêt mais on sent que le réel but de King est bien de mettre en branle son plan sur le développement de la relation entre la chauve souris et la chapardeuse. J’ai au final bien plus apprécié le récit de ce tome par rapport au précédent et l’hommage à Knightfall avec une légère originalité m’a beaucoup plu (cf image un peu plus loin).

Et pour aider à tout cela, la partie graphique magistralement orchestré par Mikel Janin anéantit littéralement le travail de David Finch lors du premier tome. L’espagnol maîtrise complètement son sujet et nous en met plein la vue et ce sur tous les aspects. Le découpage apporte un plus à ces illustrations notamment par l’utilisation de ces doubles pages où les personnages se déplacent dans le cadre. Il utilise ce procédé 3 ou 4 fois et on ressent qu’il s’y donne à cœur joie en mettant le plus de détails possibles sur ses planches.

 

En plus d’opter pour des choix de découpage qui s’adaptent parfaitement à un récit d’infiltration, Janin envoie également du lourd sur ces dessins en eux-mêmes, le tome est tout simplement magnifique de la première à la dernière page. Son style colle vraiment très bien à Batman mais encore plus à Catwoman je dois dire, en lui donnant un côté très femme fatale. Le travail de colorisation est également sublime, avec des couleurs très chaudes qui renforcent la vision de la prison de Santa Prisca et du côté latin du nom et du pays. Autant dire que la partie graphique réalise un véritable sans faute !!!

 

Ce second tome du run de Tom King sur Batman relève très fortement la barre, que ce soit par son histoire qui amène Bruce dans la prison de Santa Prisca, ou par sa partie graphique magnifiquement mise en place par Mikel Janin. Le master plan de King sur la relation Bruce/Selina commence son petit bonhomme de chemin et fait pratiquement passé l’intrigue principale au second plan. Néanmoins je suis beaucoup plus enthousiaste pour la suite de ce run.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

Comics Review 43 : Batman Rebirth #1

Hello tout le monde et merci d’être présent pour cette nouvelle review sur le blog, 43ème numéro du format de review dans lequel je vais vous parler de Batman (et oui encore une fois). Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué j’ai terminé la lecture du run de Snyder et Capullo sur le personnage avec la review du dernier tome Bloom, et je vous ai même concocté une analyse complète du run. Maintenant que cette page se tourne je peux enfin commencer à m’attaquer à la lecture des aventures de Batman de l’ère Rebirth, qui est l’ère actuelle, si tu suis mes différentes publications tu sais que sur Rebirth je suis Wonder Woman qui est une très bonne série, Green Lantern et Deathstroke pour le moment. On est plutôt sur un gage de qualité pour le moment, mais est-ce que Batman arrivera à sortir du lot ou simplement à être une série intéressante à suivre ?

Dans ce premier tome, c’est le scénariste Tom King et le dessinateur David Finch qui sont à l’oeuvre pour plus ou moins nous conter la suite des aventures écrites par Snyder. Le chevalier noir a le costume entrevu dans les dernières pages du tome Bloom, Duke Thomas est présent comme acolyte, … Néanmoins on repart sur une nouvelle histoire qui, outre ses quelques détails, ne fait pour le moment pas référence à ce qu’il s’est passé précédemment. Tom King introduit deux nouveaux héros à Gotham, en la personne de Gotham et Gotham Girl…. Pour faire simple, ce niveau d’inventivité dans les détails présage de la qualité globale de ce premier tome qui est extrêmement décevant, insipide et sans relief. Je peux comprendre l’explication de leur nom, les deux héros sont jeunes et se sont trouvés leur propre nom mais c’est d’un manque de panache assez impressionnant. Ils ont des noms pourris soit, mais que font-ils ? Ils débarquent tous les deux à Gotham pour aider Batman dans sa quête de rendre Gotham (la ville) un endroit sans criminels. Pour se faire il dispose de pouvoirs assez importants et qui semblent sans limite, tels que le vol, la force surhumaine, … Dans un premier temps tout se passe pour le mieux, je dis dans un premier temps mais ça ne dure que quelques pages réellement et c’est un problème sur lequel je reviendrais, mais Amanda Waller aidé par Hugo Strange va utiliser les pouvoirs de contrôle des émotions du Psycho Pirate pour manipuler nos deux jeunes héros soit en les faisant passer du côté obscur soit en les effrayant et les mettant hors d’état de nuire. Batman va bien sûr devoir s’interposer pour empêcher Gotham de causer plus de problèmes et l’aider à le ramener dans le droit chemin.

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J’en ai rapidement parlé mais le premier problème de ce tome est qu’il va beaucoup trop vite, King ne prend le temps de rien installer concernant ses personnages (malgré une, encore une fois, rapide origin story pour les deux nouveaux protagonistes), concernant son intrigue qui passe de scène en scène uniquement parce que le récit l’exige, … Cela donne un effet assez dérangeant à la lecture qui nous montre des personnages uniquement présents pour faire avancer l’intrigue et non dans le but de développer leurs caractères ou leurs décisions. De plus je n’apprécie pas le choix d’amener des héros aux pouvoirs surhumains dans la ville de Gotham, ce n’est que mon avis mais je trouve que ça réduit à zéro l’utilité de Batman. A quoi bon avoir un justicier masqué quand on peut disposer de deux héros à la force des Dieux ? Si encore ceux-ci avaient été intéressants j’aurais pu l’accepter mais j’y vois plus des coquilles vides qu’autre chose.

Je vous passe également le fait qu’Alfred revêtisse le costume du chevalier noir qui est un fan service très visible en plus d’être très mauvais. Snyder avait osé nous donner Gordon en Batman, King nous offre Alfred (d’ailleurs Snyder a un crédit scénariste sur cet ouvrage, sans pour autant que je sache quelle implication il a pu avoir).

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Avant de passer à la partie graphique j’aimerais également parlé d’un aspect que je ne mentionne que très rarement dans mes reviews et c’est les dialogues. C’est un aspect assez compliqué à analyser pour proposer un jugement positif ou négatif. Ici les dialogues du personnage de Gotham Girl sont tellement énervants et mal écrits que je me devais d’en parler. Je peux accepter qu’une personne ait un tique de langage, j’imagine que l’on en a tous un, mais quand on fait répéter l’expression « I mean » 4 fois dans la même page à un personnage il y a un grave problème d’écriture. Cela m’a clairement mis hors de moi et c’est une première.

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Concernant la partie graphique, j’ai assez peu de chose à dire, sans être en dessous de mes attentes elle ne m’offre rien d’extraordinaire. Le travail de David Finch est plutôt convenu, il n’est ni dans un classicisme grandiose ni dans un interprétation plus personnelle ayant de la personnalité. Certaines planches sont néanmoins agréables à regarder sans toutefois me satisfaire. Un passable tout au plus.

Je pense de plus que ce style souffre, dans mon esprit, de la comparaison du one-shot actuel White Knight de Sean Gordon Murphy qui est un véritable plaisir pour les yeux.

 

Ce premier tome de Tom King et David Finch sur Batman Rebirth est une vraie bonne déception. L’histoire peine à être prenante avec des personnages extrêmement plats rien que dans leur nom. La partie graphique est à l’image du scénario et ne rattrape en rien ses lacunes, ce qui au moins donne une cohérence si on veut voir le bon (ou dans notre cas mauvais) côté des choses. La série commence donc sur une très faible base, restons optimiste en pensant qu’on peut difficilement faire pire.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65 WD-Icon-65 WD-Icon-65

 

Superman Rebirth #1 : Comics Review

Du Rebirth, encore du Rebirth ?! Et oui, on continue d’explorer les différentes séries des personnages iconiques de DC Comics dans l’ère actuelle Rebirth (cela nous servira pour plus tard, on vous le promet). On a déjà parlé de beaucoup de séries (Batman, Green Lantern, Wonder Woman, Deathstroke, …) et aujourd’hui il est temps de s’attaquer à un autre gros morceau. On s’attaque, enfin, à l’homme d’acier et à la série écrite par Peter Tomasi et dessinée par Patrick Gleason. En route, ou en vol, pour l’analyse du premier tome de Superman Rebirth !

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Jon MVP !

Tout comme la plupart des séries Rebirth, celles-ci découlent des événements de l’ère New 52 (DC Renaissance chez Urban Comics). Forcément il est important, je ne vais pas dire essentiel, de connaître ces événements. Mais ne vous inquiétez pas Urban met régulièrement les informations en préface et surtout je n’ai de mon côté pas lu la fin des New 52 qui impacte cette série et je m’en suis plus ou moins bien sorti.

La fin de l’ère Renaissance voyait la mort du Superman de cet époque. La Terre se voit donc sans protecteur kryptonien, mais cela ne durera pas très longtemps. En effet un Superman d’une autre Terre et d’une autre Métropolis (celui qui avait péri sous les coups de Doomsday et avait ressuscité, voir La Mort de Superman) va tout d’abord tenter de le ramener à la vie. Après un échec il va décider d’assumer le rôle de justicier sur cette Terre. De plus son autre objectif, et celui qui apparaît comme principal sera d’enseigner à Jon Kent ce qu’il faut pour être un héros et pour maîtriser ses pouvoirs kryptoniens.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre à la lecture de ce tome. Je ne suis pas un énorme consommateur de Superman, même si je peux être surpris par la qualité d’une oeuvre lorsqu’elle est au rendez-vous (cf le Man of Steel de John Byrne). Clairement entre Batman et Superman, je suis de loin Team Batman. Alors d’un côté ce tome m’a conforté dans mon ressenti. La menace incarnée par l’Eradicateur m’a semblé assez peu intéressante, tout du moins dans sa finalité. J’ai l’impression que l’objectif de chaque personne étant de près ou de loin lié à la planète Krypton est de la rebâtir ou son peuple. C’est l’intrigue du film Man of Steel par exemple. Donc forcément niveau originalité ce n’était pas le plus intéressant.

Par contre là où le tome devient bien plus plaisant, même dans son utilisation du méchant, c’est quand il touche à Jon Kent !

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Et jamais je n’aurais pensé apprécier autant le personnage. L’image du dessus est la première représentation de Jon dans le tome alors qu’il regarde son père sauver leurs animaux de la ferme ainsi que leur grange d’un incendie. Regarder l’innocence dans son regard et la fierté qu’il a d’avoir un père aussi incroyable. Tout de suite j’ai ressenti de l’attachement pour le personnage et cela ne s’est pas démenti à la lecture du tome. Surtout qu’on est dans un tome Superman mais le personnage principal est de loin Superboy. En tout cas l’intrigue se base intégralement sur lui, sur la maîtrise de ses pouvoirs et sur le fait qu’il va se porter en héros ou non.

Bien sûr l’homme d’acier entre en ligne de compte pour l’aider à devenir qui il doit être et n’est pas en reste de son côté. Venant d’une autre Terre il va devoir lui aussi apprendre à se sacrifier pour des êtres qu’il ne connait pas. Les deux personnages s’entraident, parfois sans le savoir, pour devenir la meilleur version d’eux-mêmes. Pour résumer l’intrigue, bien que le premier plan soit assez peu intéressant, le fond de l’histoire et l’apprentissage de Superboy fait décoller le tout et donne un résultat très satisfaisant !

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Cette iconistation !!

Et venons-en à la partie graphique réalisée par Patrick Gleason. Et là c’est la bonne claque ! Autant les pages sont assez classiques dans leurs ensembles, le dessin ne m’a ni plu ni déplu sans me laisser de marbre non plus. J’ai somme toute apprécié les dessins des cases les plus basiques mais le style un peu rond, parfois « manga » et cela n’est pas spécialement le type que j’affectionne. Les compositions et les découpages sont parfois intéressantes et sont à noter.

Mais le gros point fort de cette partie vient de l’iconisation des personnages. Et je n’ai littéralement jamais vu une telle iconisation dans un comics book super-héroïque ! Vous pouvez déjà le voir sur les images partagées dans l’article et le tome en regorge. Patrick Gleason sait exactement quand mettre l’emphase sur un mauvais marquant de ces personnages, et le fait parfaitement ! Et cela renforce d’autant plus l’attachement à ceux-ci en les voyant de cette manière ! Les illustrations complètent magistralement le scénario et viennent même le renforcer.

Ce premier tome de Superman Rebirth est plutôt une bonne surprise. Même si l’intrigue concernant l’Eradicateur est assez banale, le scénario est sauvé par l’écriture et l’arc du personnage de Jon Kent. De plus les illustrations et l’iconisation parfaite des personnages de la part de Patrick Gleason permettent d’élever le tome. Un très bon début !

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Green Arrow Rebirth #2 : Comics Review

Green Arrow Rebirth, voilà bien une série pour lesquels j’avais des attentes. Suite à la lecture du run de Lemire sur l’archer durant les New 52 j’étais prêt à lire de nouvelles aventures du défenseur de Seattle. J’ai donc commencé avec le premier tome qui m’avait laissé sur ma faim et n’arrivait pas à égaler le travail de Lemire. Néanmoins la bonne réputation de la série m’a convaincu de continuer et de lui laisser sa chance. Nous y voilà, débriefons ce second opus des aventures de Green Arrow.

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Quelle déception !

Oliver Queen était de retour à Seattle dans le tome précédent et avait mené l’enquête avec Black Canary et Emiko contre des enlèvements perpétrés par le Neuvième Cercle, une organisation mafieuse qui contrôlait les finances mondiales dans l’ombre et sur un bateau. A la fin du tome on voyait Green Arrow échoué sur l’île aux cicatrices et de retour à la case départ.

On va pas passer par quatre chemins, je me suis ennuyé fermement à la lecture de ce tome. Déjà parlons de sa structure. Il comprend six chapitres, pour 3 arcs différents ! Oui, l’auteur nous propose effectivement 3 arcs complètement différentes sur 6 chapitres, donc 2 chapitres par arcs. Et on ne parle pas d’arc avec un antagoniste ou un thème commun. Chaque arc n’a pratiquement aucun incidence sur le suivant et met en place à chaque fois un nouvel ennemi. Je vous laisse imaginer l’attachement et l’effet de menace pour une histoire qui introduit de nouveaux personnages et clôture l’intrigue en deux chapitres. Spoiler, il n’y en a aucun !

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Ensuite on pourrait prendre chaque arc et le décortiquer mais encore une fois est-ce bien intéressant d’analyser une intrigue qui ne dure que deux chapitres ? Même le titre du tome fausse le ressenti de l’oeuvre. L’île aux cicatrices ! On s’attend à ce qu’une bonne partie du tome se déroule là-bas. De plus cela aurait pu être intéressant de renvoyer Oliver sur une île avec des péripéties différentes. Après tout l’histoire de son personnage est basé sur un naufrage et sur la survie en milieu hostile. Benjamin Percy aurait clairement pu effectuer un effet miroir de ces deux périodes. Mais il n’en est rien, l’histoire est oubliable, banal et absolument sans intérêt. Tout comme les deux autres arcs proposés.

Ensuite qu’en est-il de l’aspect social du personnage, aspect qui fait sa force et qui permet de le différencier d’autres héros similaires ? Alors oui il est présent, oui Green Arrow combat bien sur des sujets de défense de la société. Mais jamais il n’influe sur une personne en particulier. Il s’attaque à des entreprises mafieuses invisibles. Il ne sauve pas une personne en particulier, ce qui fait que l’on a pas d’attachement sur ses actions. On se moque bien de le voir triompher car cela n’impacte personne que l’on aurait pu apprendre à connaître au fur et à mesure de l’histoire.

Et allez puisqu’on est gentils on va quand même rapidement parler d’un point fort de l’oeuvre. La relation entre Oliver et Dinah ! Les deux amoureux filent le parfait amour et on voit bien que Percy arrive à développer une véritable alchimie entre eux. Cela est d’autant plus vrai sous le trait d’Otto Schmidt (nous y reviendrons). Néanmoins cela me force à faire un parallèle avec Tom King et la série Batman. Oui les relations de couples de ces séries sont parfaitement écrites, mais cela doit rester un filigrane sur leur récit. Ils se doivent de nous en proposer plus, et ce n’est pour l’instant pas le cas.

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Le tout numérique !

Côté graphique j’avais mentionné dans la première review être amoureux du trait d’Otto Schmidt et c’est toujours le cas. Ses dessins des deux personnages principaux sont absolument fantastiques ! Néanmoins j’avais dénoté un manque de cohérence graphique global avec l’apport de Juan Ferreyra. Je suis assez étranger au regard de son style, bien que j’admire le travail qu’il effectue mais il me laisse assez insensible et ne convient pas. Le constat est toujours le même dans cette suite, même si j’ai réussi à l’apprécier légèrement plus et surtout sur le dynamisme de ses planches (cf ci-dessus).

Mais avant tout j’ai réussi à apprécier plus facilement le travail de Ferreyra car un troisième dessinateur vient s’ajouter sur l’oeuvre. Stephen Byrne réalise les illustrations de 3 chapitres, alors que Schmidt n’en réalise qu’un (grosse déception pour moi). Et comment exposer mon ressenti sans avoir l’air d’être un bel enfoiré. Je n’aime pas dire qu’un style est moche, j’emploie toujours des termes qui impliquent que l’oeuvre ne m’a pas plu mais que cela vient de mon ressenti subjectif. Après tout l’art est subjectif et une patte graphique plaira à certains et pas à d’autres. Mais concernant le style de Stephen Byrne j’ai beaucoup de mal à m’enlever l’idée que ce soit moche. Au premier coup d’oeil j’ai directement vu que son travail était entièrement numérique. Soit, après tout cela va avec l’évolution du média, mais ici on ne voit que ça. Ses traits sont impersonnels et peu expressifs, tous les personnages se ressemblent, même sa colorisation n’est pas agréable. J’étais à la limite de détester son interprétation graphique et je vais vous proposer un comparatif de comment Byrne et Schmidt dessine Green Arrow et Black Canary. Je vous laisse seul juge, personnellement mon choix est vite fait !

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Enorme déception qu’est ce second tome de Green Arrow. Entre une structure narrative douteuse (3 arcs de 2 chapitres), des intrigues sans intérêt et sans lien et une partie graphique qui me gêne énormément, je suis loin d’avoir apprécié cette lecture. J’ai du mal à comprendre l’engouement envers cette série et je me demande si je vais continuer les frais et cela devient un questionnement récurrent sur les œuvres du Rebirth !

 

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Green Arrow Rebirth #1 : Comics Review

Tiens tiens tiens, mais que voilà ? Une nouvelle série Rebirth que l’on commence sur l’Atelier. Tout à fait mes amis, après les séries Batman, Wonder Woman, Green Lantern et Deathstroke, il est temps de s’attaquer à un autre héros de la mythologie DC Comics. Mes aventures suite à ce reboot sont pour l’instant en grosse demi teinte, je ne lis bien sûr pas tout ce qui est proposé mais à part la série Wonder Woman j’ai du mal à être conquis, et même elle ne m’a pas convaincu sur la fin de son arc. Green Arrow va-t-il relever ce niveau ?

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Je me suis procuré ce tome après avoir lu l’intégrale des New 52 sorti chez Urban et du passage de Jeff Lemire sur le personnage. La qualité de celui-ci m’a instantanément donner envie d’en savoir plus. D’où ma lecture du premier tome Rebirth sur le personnage.

Dans celui-ci on retrouve un Oliver Queen plus vieux, fini l’adolescent imberbe, on a le droit à un homme à la barbe bien fourni, et je dois dire que je le préfère ainsi (c’était le seul reproche que j’avais à faire à l’intégrale). Le tome commence sur les chapeaux de roue et, sans introduction, Arrow essaie de secourir un enfant qui se fait enlever dans une ruelle sombre. Mais l’agresseur n’est autre que Black Canary qui tentait de sauver l’enfant également. Après avoir donné un bon bain au rescapé, rasé sa barbe pour reprendre son fameux bouc, les deux comparses vont mener l’enquête sur des disparitions en série dans les bas-fonds de Seattle.

Effectivement ça commence sur les chapeaux de roue et la lecture est très plaisante. On retrouve les personnages présentés lors des événements des New 52, il faudra donc un peu de connaissances sur le personnage et son univers avec notamment Emiko, Shado, Diggle, … Néanmoins et très rapidement on se rend compte que passer après Lemire et un arc généralissime au niveau du scénario c’est un tâche très compliquée. Comme je le dis la lecture est plaisante mais l’histoire est très clairement en-dessous. C’est un divertissement sympathique mais qui ne s’élève jamais vraiment très haut. La menace est plus que lambda et a été faite dans à peu près toutes les séries. La société secrète qui domine le monde dans l’ombre et dont le héros va empêcher le plan. Vous avez forcément lu un comics / roman avec ce genre d’antagonistes. Pour ne citer que lui c’est plus ou moins le pitch de la cour de hiboux.

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Pour ne pas aider Benjamin Percy tombe dans les clichés assez récurrents du personnage à mon sens. Oliver Queen est un milliardaire patron d’une entreprise mais il est aussi Green Arrow, un équivalent de Robin des bois qui va aider la veuve et l’orphelin. La base du personnage est de défendre les oppressés, les minorités et va très souvent chercher dans des sujets politiques, le run de O’Neil et Adams est parfait pour cela. Malheureusement Percy tombe assez rapidement dans les clichés inhérent au personnage, le questionnement de sa place de héros alors qu’il fait partie de l’élite, la perte de son entreprise qui le pousse à se débrouiller avec ses propres moyens, … Je trouve que l’histoire manque un peu de profondeur et ne surprend jamais pour le moment. J’espère que la suite partira plus sur l’aspect politique et engagé du personnage.

Pour la partie graphique, deux dessinateurs se succèdent en la personne d’Otto Schmidt et de Juan Ferreyra. Je sais que les deux sont très appréciés et je pense avoir une opinion assez impopulaire à cet égard. Autant j’adore le travail du premier, autant celui du second ne me convient pas vraiment. Otto Schmidt a un trait que j’affectionne, un trait personnel et non linéaire. Je suis toujours subjugué par ses illustrations, que ce soit sur les décors, les phases d’actions ou bien le design de ses personnages ! D’un autre côté je reconnais le talent de Juan Ferreyra, je vous parle souvent de personnalité et du caractère unique d’un style de dessins et celui-ci est tout à fait unique. Oui on se croirait devant des peintures. Mais malheureusement cela ne me parle pas, sa colorisation me dérange. Je comprends qu’on puisse aimer, je comprends le travail immense que cela doit représenter et que cela fait de Juan un très bon dessinateur mais ce n’est pas le style que j’aime, tout simplement.

Par contre j’ai une critique un peu plus constructive se basant moins sur ma subjectivité et venant du mélange entre les styles des deux dessinateurs. A mon sens, ils ne vont pas du tout ensemble. Ils sont beaucoup trop éloignés l’un de l’autre pour pouvoir fonctionner et former une oeuvre cohérente graphiquement. Que ce soit au niveau des traits ou de la colorisation l’alchimie ne fonctionne pas. Alors oui c’est très beau mais malheureusement le mix n’opère pas bien à mes yeux.

Première un peu ratée pour ce démarrage de la série Green Arrow Rebirth. Malgré un lecture plaisante, Benjamin Percy n’aura pas réussi à m’embarquer dans son histoire déjà vu et qui puise dans les clichés du personnage. L’aspect politique et engagé manque et j’espère le retrouver dans le tome suivant. De plus, et outre la beauté des pages, le mélange entre Otto Schmidt et Juan Ferreyra me semble discutable.

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