Oh ce petit tressaillement ! Vous vous demandez peut-être de quoi il peut bien s’agir ? C’est très simple. Il s’agit de l’excitation que Tony, moi-même et bien d’autres ressentons lors de la sortie d’un nouveau numéro du Black Hammer de Jeff Lemire et Dean Ormston. Que ce soit en VO ou VF, que ce soit tous les mois ou après un temps d’attente plus conséquent, nous attendons avec une énorme impatience de pouvoir lire la suite de cet univers.

Et nous y voilà. La publication française d’Urban Comics nous permet de continuer ces aventures avec la sortie du troisième tome. Attachez vos ceintures cosmiques, ça va secouer.

Petit point sur la VO parce que ça m’embête de voir qu’on a perdu ça dans la VF… On tape souvent sur Panini mais je trouve qu’Urban a loupé un truc ici. La série principale « Black Hammer » aux US s’est achevée avec l’issue 13 qui correspond à la fin du tome 2 en VF, avant de revenir avec un nouveau numéro 1 dans une nouvelle série intitulée « Black Hammer: Age of Doom ». Pourquoi deux séries différentes ? Lemire a répondu à cette question dans une interview, indiquant que Black Hammer lui permettait de parler du comics de super-héros et que la tendance était au reboot annuel. Petit tacle bien senti à un certain Big Two qui ne se renouvelle qu’à grands coups de #1 pour rebooster les ventes :

One thing Black Hammer has always done is comment on the history of superhero comics and we live in a world where superhero universes seem to be rebooted, relaunched, and rebirthed every year. It felt like we needed to play around with that idea, but put a Black Hammer spin on it

Jeff Lemire

Là où l’édition française loupe le coche, c’est qu’on perd totalement cette notion de reboot, le tome étant un tome 3 d’une même série. Si l’on peut voir les problèmes éditoriaux qu’un tel changement peut amener (perte de la clientèle entre autres), je trouve regrettable que, pour une œuvre aussi meta et aussi liée à l’histoire des comics books, on ne respecte pas les choix éditoriaux de l’auteur 🙂

Depuis le début de la série, vous avez peut-être déjà vu la mention suivante « Black Hammer : la lettre d’amour de Jeff Lemire au genre super-héroïque » ou l’un de ses dérivés. C’est indéniable que la série permet à Lemire de jouer avec des personnages qu’il n’a pas toujours l’occasion et d’en faire ce qu’il veut. Captain America, Martian Manhunter, Thor, les New Gods, Swamp Thing, j’en passe et des meilleurs. Tous ces personnages et ces univers sont présents dans Black Hammer. C’est le socle de base qui nous a permis, nous lecteurs, de nous attacher autant aux personnages. Surtout que l’hommage ne tombe pas dans la pâle copie et propose réellement une réinterprétation. Et dans mon esprit nous étions maintenant arrivés à la fin du tome 2, les personnages étaient posés et je ne m’attendais plus à voir de clin d’œil à l’industrie. Diable que j’avais tort ! En quelques pages et via le parcours de Lucy, Lemire nous plonge dans deux autres univers bien connus des fans jusque-là non exploités : Hellboy et Sandman. Rien que ça.

Rien que d’y repenser je reste toujours bouche-bée devant la facilité avec laquelle il m’a pris par surprise. Son récit continue de s’étoffer et de proposer toujours plus, le rassemblement ultime des fans de comics ! Et le pire c’est que ce n’est pas juste du fan service inutile. L’inclusion de ces univers a un sens dans le déroulement de l’histoire. Lucy après avoir récupéré les pouvoirs du Black Hammer va devoir mener un chemin de croix. Tout cela pour enfin trouver la vérité sur les 10 années perdues par les compagnons de son père, et de cette ferme où ils ont fini prisonnier.

Car oui, l’explication arrive ! Les derniers chapitres nous donnent la raison de ce égarement. Vous aviez hâte ? Nous y sommes les amis ! Et en plus la résolution n’est pas finale et ne termine pas l’histoire. Black Hammer n’est pas prêt de s’arrêter, pour notre plus grand plaisir et gourmandise (petite référence à une certaine chemise à carreaux présent dans le tome, les fans comprendront) !

À la différence des issues précédentes, je trouve que ce numéro va beaucoup plus vite. Pas trop vite hein, mais là où les issues précédentes prenaient le temps d’installer un univers cohérent et mystérieux, ce tome offre le payoff que tous les lecteurs attendent depuis la première page. Et c’est compliqué d’écrire un payoff qui s’étire depuis 18 issues et 2 tie-ins, mais le maître frappe encore une fois en plein dans le mille, un sans faute tel que seul Lemire sait les écrire.

Et après me demanderez-vous ? Car non ce n’est pas la fin de Black Hammer, bien évidemment. Il reste encore 1 arc à explorer pour comprendre ce qu’implique cette révélation finale, 2 autres tie-ins qui vont nous permettre de nous plonger à la fois dans le passé (Black Hammer ’45) et le futur (Black Hammer: The Quantum Age) de cet univers qui n’en fini définitivement pas de s’élargir. Et c’est loin de nous déplaire.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67

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