Ah les comics indépendants !

Quelle sublime invention que cela ! Quand un auteur, un artiste, un coloriste, parfois représenter par une seule et même personne, se rejoignent et décident d’attaquer un sujet sans restriction aucune. Sans dizaines d’années de publication à respecter, sans plans définis des années auparavant par d’autres artistes ou cols-blanc. Bref de la liberté artistique comme on l’aime et comme il faut chérir ! La scène du comics indépendant ne cesse de sortir des pépites qui déchaînent les passions des lecteurs. On a tous déjà entendu parler de Walking Dead, de Saga, de Hellboy, …. Mais aujourd’hui on ne va pas parler d’un de ces tomes mais du second ouvrage de la série Black Monday Murders, écrite par le peu connu Jonathan Hickman et illustrée par Tomm Coker.

Les premiers chapitres de cette histoire avait été un sublime découverte. Sublime mais terriblement complexe ! Clairement on est sur une série qui vous retourne le cerveau et qui ne se dévoile qu’au fur et à mesure. Mélange de fantastique, de magie et de sujet très terrien comme la bourse mondiale. Black Monday Murders c’est tout ça à la fois. Donc pour faire le lien entre la magie et le mysticisme et le monde de la finance, le grand écart mental peut faire craquer quelques neurones. Au début, on est un peu perdus, Hickman dévoile ses cartes lentement et on navigue à vue, dans le brouillard. Mais maintenant que l’intrigue est placée, les révélations peuvent démarrer. Et c’est ce qui se passe dans ce second tome.

Ça y est, l’incipit et l’introduction sont passés, on peut embrayer et passer la seconde. Le déroulé de l’intrigue nous permet de comprendre de mieux en mieux l’enquête et surtout tout le background autour de la Caïna et du monde de la finance. Pour cela on entrevoit enfin Mamon, le dieu qui nous avait été teasé dans les premiers chapitres est de la partie. Je ne vous dirais pas comment ni pourquoi mais le voile se lève sur pratiquement toutes les questions que vous vous posiez précédemment. Pour l’instant Hickman ne me déçoit absolument pas et j’ai vraiment hâte de voir la fin de cette série dans le tome 3 (si Hickman n’est pas trop occupé avec son retour en force chez Marvel et sur les X-Men).

La puissance de Black Monday Murders lui vient aussi de son univers graphique et de l’ambiance qu’elle met en place. Les illustrations de Tomm Coker sont absolument magnifiques et son style colle parfaitement au mystère mis en place tout au long de la série. Mais aussi la colorisation de Mickael Garland joue un rôle déterminant dans cette ambiance. Elle capture parfaitement cette atmosphère sombre et oppressante, cette atmosphère magique complètement à l’opposé de la magie toute jolie qu’on peut voir dans Harry Potter par exemple. Néanmoins j’ai une petite déception sur la colorisation que j’ai trouvé moins précise que dans le tome précédent. Les premières pages m’ont paru plus éclairées, moins sombre. Je ne sais pas si cela vient de mon ressenti ou si son travail a subi une légère perte de qualité. Rien de bien méchant bien sûr mais je me devais de le mentionner.

Ce second tome de l’oeuvre atypique de Jonathan Hickman permet de dévoiler petit à petit les détails de l’intrigue sur lesquels le lecteur se questionnait. On a un bien meilleure compréhension du récit et il ne reste plus qu’à le clôturer en beauté. La série mérite votre attention si vous ne vous êtes pas encore jeté dessus !

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67

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