Voilà un nouveau tome de la série la plus attendue du monde du comics qui pointe à nouveau son nez. Et quel tome ! Depuis des mois, le mariage entre Catwoman et Batman nous est annoncé et enfin nous y sommes. Depuis des mois, Tom King nous fait patienter, en ne racontant pas grand chose de très intéressant, et enfin nous allons pouvoir passer à autre chose. Voyons si ce mariage tant attendu valait la peine d’attendre ?

Pas besoin de vous resituer ce qu’il se passe dans le tome, par contre parlons légèrement du choix éditorial d’Urban Comics avec la publication de ce mariage. En VO le numéro 50, l’issue relatant le mariage, clôture un TPB. En effet le mariage clôture un arc et il est normal que celui-ci se trouve en fin de tome. Le suivant reprenant ainsi la suite et un nouvel arc en fonction de l’issue du numéro 50. Pour les lecteurs US, ils avaient donc la préparation du mariage, son build-up, puis l’événement tant attendu. Pour nous français ce n’est pas le cas. Urban Comics a choisi de mettre le numéro 50 en début de ce 8ème tome, dans le deuxième chapitre pour être précis. Le choix est assez bizarre étant donné que dans le même tome nous aurons la fin de l’arc du mariage et un second arc complet en 3 chapitres (King adore les arcs courts …). Mais malheureusement les lecteurs français n’auront pas ce temps d’attente à la suite du numéro que les lecteurs US ont pu avoir. Si je devais faire un parallèle le numéro 50 est l’équivalent d’une fin de saison pour une série télé. Il pose son cliffhanger et s’en va. Et nous sommes censés patienter quelques temps avant d’avoir enfin la réponse. Là, vous aurez la suite directement et c’est légèrement décevant à mon sens.

Décevant, en plus de rendre la review d’un tel tome très compliqué. Car comment parler du second arc présent sans spoiler l’issue du numéro 50. Nous allons tenter de le faire au mieux.

Déjà le tome s’ouvre sur le numéro 44 qui retrace (encore une fois) l’histoire de Selina et de Bruce ou plutôt de Batman et Catwoman depuis leur rencontre. On les voit évoluer l’un à travers l’autre et surtout on voit la mise en place de leur relation amoureuse. Mais surtout on voit Selina à la recherche de sa robe de mariée. Le chapitre se laisse lire mais aurait plus sa place dans un tome de build-up du mariage plutôt que celui-ci (encore une fois un choix éditorial bizarre). Mais au final, tout est bon pour revoir Joelle Jones aux dessins de la chatte voleuse donc on prend.

Ensuite on y arrive ! Finalement ! Ce numéro 50 ! Teasé depuis le tome 3. Personnellement je l’avais lu à sa sortie alors que je ne suis pas la série en issue. Le marketing de DC avait bien fonctionné sur moi et au final voilà tout ce qu’était ce numéro. Un coup marketing. DC voulait marquer le coup, ils ont réussi, je me suis senti floué. J’avais vraiment détesté lire cette issue, j’avais l’impression d’avoir été pris pour un con, en plus du fait que King est extrêmement bavard comme à son habitude. Avec le recul mon sentiment n’est plus aussi fort, le numéro permet de repartir sur un nouvel arc assez intéressant et qui devrait durer pas mal de temps.

Et la suite ? L’arc suivant s’intitule Cold Days. J’aurais aimé pouvoir en parler plus en détails mais cela va être légèrement compliqué sans spoiler l’issue du numéro 50. En gros, Batman arrête Mister Freeze qu’il soupçonne d’avoir tué trois jeunes femmes pour mener des expériences et ramener sa femme à la vie. Bruce Wayne est convoqué en tant que jury dans cette affaire. Et King va opposer Bruce Wayne à Batman en montrant que le playboy ne voit (plus ?) Batman comme la solution à tous les problèmes de Gotham. L’auteur propose une réelle remise en question de la chauve souris par son créateur. Encore une fois, c’est par moment ultra bavard mais cet arc a de vrais qualités. Par contre j’ai été légèrement déçu par le travail de Lee Weeks que je trouve exceptionnel en temps normal. Je l’ai trouvé en retrait, noyé dans des découpages trop complexes alors qu’en temps normal son style est épuré et respire bien mieux avec de l’espace. Sa cover de l’arc est clairement la plus belle illustration mais ne se retrouve pas dans les pages intérieures. Et puis pour finir, je dirais que le retour d’un élément de la panoplie du chevalier noir à la fin de l’arc m’a paru tellement forcé que c’en est risible. On voit à des kilomètres que le choix est éditoriale et non artistique.

Comment donc juger ce tome 8 ? Le mariage est enfin passé et le récit peut maintenant aller de l’avant, c’est déjà un bon point et l’arc Cold Days le prouve. J’ai un peu plus foie en ce que Tom King pourra nous proposer, tout du moins je l’espère. Néanmoins je reste toujours sur la défensive concernant son run.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

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