N’est-il pas le temps de continuer notre périple dans l’univers des tortues mutantes chez Hi Comics ? Bien sûr que le temps est venu. Nous accumulons un léger retard sur l’Atelier Comics dans les tomes des Tortues Ninja. Il fallait bien qu’on remédie à ce problème, surtout au vue des excellents retours de la série. Nous avions déjà parlé des trois premiers tomes (tome 1, tome 2 et tome 3), ainsi que du one-shot sur l’histoire secrète du clan foot. Aujourd’hui on embarque dans l’analyse du tome 4, Northampton.

La chute de New York est terminée. Nos héros aux carapaces aidés de Splinter, de Casey Jones, d’April O’Neil, d’Old Hob et Slash ont réussi à récupérer Léo des griffes de Shredder et du clan foot. Mais à quel prix ? Maître Splinter a eu la jambe brisée lors de son duel contre son rival éternel et Léo est toujours en proie au lavage de cerveau qu’il a subi. Les Tortues se retirent donc à la campagne, à Northampton, afin de récupérer et de faire le point sur leur situation.

Pendant deux tomes, c’était principalement la bagarre. De l’action de très bonne qualité entrecoupée avec des phases d’introspection dans l’esprit des tortues et surtout dans celui de Leonardo. Ce tome 4 est l’exact inverse des deux précédents. Beaucoup d’introspection entrecoupé d’un peu d’action. Les Tortues sont en plein désespoir, elles ont réussi à récupérer leurs chefs mais celui-ci a toujours des soucis mentaux et ne sait pas où se situer. Il cherche sa voie et le comportement de Raphaël ne va pas l’aider. Son frère, le plus colérique, ne comprend pas le comportement de son ainé et le veut voir revenir dans le droit chemin. Chacune des tortues doit régler quelque chose, que ce soit des recherches sur le technodrome, la guérison de leur maître ou bien des soucis d’ordre plus psychologique et d’acceptation. On passe donc plus de temps dans l’esprit de nos héros et moins dans l’utilisation de leurs poings. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Le tome met beaucoup plus l’accent sur la famille, et c’est le point fort de la série Tortues Ninja après tout. Le tome fait donc office de bouffée d’air frais, d’une phase de respiration après la bataille et certainement avant une nouvelle. C’est une pause bienvenue afin de laisser respirer les tortues ainsi que les lecteurs.

Le léger petit défaut que je pourrais voir est l’utilisation d’un nouveau mutant pour clôturer une grande partie des intrigues des 4 membres de la famille. J’aurais à la limite préféré les voir terminer leur arc sans « aide » extérieur. De plus j’ai un peu peur que le trop mutant se fasse ressentir, il commence à en avoir beaucoup.

Jusqu’à maintenant c’était principalement Mateus Santolouco qui s’occupait des illustrations de la série (notamment des tomes 2 et 3). Ici c’est Sophie Campbell qui prend les reines le temps d’un tome et je dois presque dire que je suis plus attaché à son trait qu’à celui de Mateus. Ou plutôt je pense que son style colle parfaitement à l’histoire plus humaine racontée dans ce quatrième tome alors que celui du dessinateur brésilien sied bien plus à des phases d’action. Sophie Campbell propose une représentation plus « enfantine » des tortues, avec moins de détails. Alors que Mateus met en place une vision plus réelle des héros, avec les écailles par exemple. Le trait de Sophie colle à mon sens plus à un univers un peu féérique qui est parfois représenté dans ce tome.

J’ai donc énormément apprécié les designs des personnages, des lieux, ainsi que de certains planches très oniriques se passant dans le subconscient de Léo. On ne pourrait rêver mieux. De plus la dessinatrice fait preuve d’une palette extrêmement variée dans ces représentations et ces découpages. On peut passer de planches de narration assez classiques, à des planches d’actions bien maîtrisées, en passant par des pages plus oniriques et féériques comme je le disais mais aussi à des représentations à la limite de l’horrifique. On est donc pratiquement sur un sans-faute.

Oui, presque un sans-faute car il en fallait bien un. Autant je trouve la représentation sans détails des visages parfaite pour les tortues ou encore Alopex, autant je trouve que cela ne marche pas du tout pour Splinter. Cela donne un effet vieux rat rabougri au maître. Il a l’air un peu pathétique à mon sens, et je trouve d’ailleurs qu’aucun dessinateur de la série n’a réussi à lui donner un style intéressant pour le moment. Je reste sur ma faim le concernant.

Ce tome 4 des tortues Ninja est une grande réussite. La série fait une pause avec l’action suite à la chute de New York et se concentre plus sur la psyché des personnages principaux. On est beaucoup plus dans l’introspection et cela fait du bien. Quand en plus tout cela est magnifié par de sublimes dessins de Sophie Campbell, on ne peut qu’apprécier et en redemander. Vivement la suite !

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67

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