Partons ensemble vers les vertes contrées d’une nouvelle saga ! J’entendais beaucoup parler de Fables comme de l’une des meilleures séries de comics de l’histoire et il était grand temps de passer le pas. Il est donc l’heure de vous parler de ce comics utilisant les mythes et légendes de l’imaginaire commun et de voir si sa notoriété n’est pas volée.

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En terrain connu

Le tome nous plonge dans la ville de New York, mais plus précisément dans les Sylves, un immeuble d’appartements de luxe. Celui-ci est habité par les Fables, les représentants connus des contes de notre enfance, comme Blanche Neige, Jack et ses haricots, le loup qui a soufflé les maisons des trois petits cochons, le prince charmant, … Après avoir été attaqué par l’Adversaire tous les Fables ont du quitter leur royaume et s’installer dans le monde des communs il y a de cela des siècles. Le tome démarre sur une enquête, Jack prévient les autorités de Fableville que, sa petite amie et sœur de Blanche Neige, Rose Rouge a disparu. Bigby, le shérif et loup garou repenti va se charger de l’affaire.

Le précédent paragraphe relate la mise en situation de l’univers ainsi que l’élément perturbateur. Il ne comprend l’intrigue que du premier arc de l’oeuvre sur cinq chapitres. La suite verra Blanche Neige se rendre à la ferme, l’endroit où les Fables n’ayant pas une apparence humaine résident et devra faire face à une révolution, et d’autres arcs que je ne détaillerais pas plus.

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Le premier gros avantage de ce l’oeuvre vient de l’utilisation de personnages très connus, notamment Blanche Neige et Bigby, le grand méchant loup, qui vont tout de suite prendre une importance capitale dans le récit en étant les deux personnages principaux. Mais ce ne sont pas les seules car tout le bestiaire des protagonistes mise en place par Bill Willingham appartient à notre imaginaire commun, que ce soit les trois petits cochons, la Belle et la Bête, Boucle d’Or et ses ours, … Même si l’attachement avec ceux-ci est acquis très rapidement rien que par leurs noms et la connaissance que l’on a d’eux, je ne pense pas que cela vienne uniquement de là. Cela serait minimisé le travail d’écriture de Bill Willingham qui est très clairement au niveau. Les personnages sont bien écrits et suffisamment différents par rapport à ce que l’on connait pour leur donner un intérêt.

Outre cela, l’écriture est passionnante et met en place des mystères, des enquêtes et des situations qui ne vous feront pas lâcher le livre. Chaque arc est bien écrit et tient en haleine le lecteur sans problème et je ne m’attendais à ce que la lecture soit d’aussi bonne qualité. Les enquêtes fonctionnent de manière générale toujours bien lors d’une lecture mais encore faut-il qu’elle soit bien écrite. Et c’est amplement le cas ici.

Old school

Au niveau graphique, plusieurs dessinateurs se succèdent. Le premier arc, qui représentait le premier tome de l’édition non intégrale, est mis en lumière par Lan Medina. Le style est très old school avec des décors qui vont à l’essentiel si je puis dire. Les dessins ne font pas de fioriture et sont finalement plutôt en lien avec les personnages de fables que l’on connait. Néanmoins, et même si cela colle bien avec l’univers que l’on pourrait avoir en tête, je trouve Lan Medina légèrement trop sage. Il ne sort pratiquement jamais du cadre via son découpage et tout est bien posé. Je le trouve légèrement trop scolaire à mon goût alors qu’il dispose d’un univers assez fou pour pouvoir se faire plaisir et nous amener vers quelque chose de différent. Cela reste néanmoins très beau par moment mais j’ai eu l’impression d’être toujours dans le conte un peu trop propre en excluant le sang.

Par la suite c’est Mark Buckingham qui a bien plus su attirer mon attention. Son trait est sensiblement similaire à celui de son homologue, cela n’entache donc pas l’homogénéité de l’oeuvre, mais il apporte ce petit quelque chose en plus. Et ce petit quelque chose lui vient de son découpage et de la composition des planches. Là où Medina conservait pratiquement constamment un découpage ultra classique, Buckingham prend bien plus de liberté avec les décors qui entourent ses personnages. Un duel à l’épée sera par exemple l’occasion de surplomber les duellistes d’un symbole d’armoiries. Le dévalement d’une pente par une voiture sera l’occasion de voir les bordures des cases se déchiraient littéralement sous l’effet de l’action. En somme Buckingham réalise ce qu’on pourrait légitimement attendre d’un dessinateur, il prend des risques et s’amuse. Voilà pourquoi je l’ai de loin préféré sur ce tome.

Cette première intégrale de Fables égale parfaitement l’attente que j’en avais et les retours que j’avais pu en avoir, tout du moins sur son scénario. La présentation de l’univers, de ses personnages, ainsi que de l’intrigue des premiers tomes est de très haut niveau. L’écriture de Bill Willingham est exceptionnel et m’a conquise. Au niveau graphique j’ai de plus grandes réserves, bien que j’admets volontiers que le trait assez old school des dessinateurs collent bien à cet univers j’ai du mal à m’en contenter. Il n’y a bien que Mark Buckingham pour proposer quelque chose qui sort un peu du carcan trop propre que le reste des dessinateurs s’impose.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

 

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