Donny Cates vous connaissez ? Vous avez déjà peut-être lu ses travaux, que ce soit en indépendant avec Baby Teeth ou God Country par exemple, mais peut-être surtout chez Marvel avec Venom, Cosmic Ghost Rider, Thanos, … Le scénariste est en train de devenir la nouvelle superstar de l’industrie du comics mais avez-vous déjà lu une de ces histoires de jeunesse ? Voulez-vous voir s’il était déjà bon à ses débuts ? Et bien Paperback vous en donne la possibilité avec Interceptor qui sort aujourd’hui et dont nous allons vous parler dans cet article.

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Vampires et méchas !

Donny Cates nous plonge dans le futur, sans indication plus précise, sur la planète Palus, le nouveau berceau de la race humaine. La race humaine a dû émigrer de la Terre suite au réveil de la race des vampires qui était endormi. Le réchauffement de la planète a permis leur éveil et ont posé un réel danger. Cela poussa les hommes à fuir via des portails intergalactiques en vue d’une nouvelle planète habitable. Mais avant de partir, et avec toute la bonté caractéristique de notre race, ils ont déployer l’ensemble de l’arsenal nucléaire afin de détruire les vampires sans tenir compte des dégâts que cela générerait sur la planète. Alors que deux vampires sont retrouvés sur Palus, il est décidé d’envoyer Poli Lehan sur la Terre pour enquêter sur la possibilité que les vampires aient survécu. Néanmoins elle n’est pas prête de se remettre de ce qui l’attend sur sa planète natale en plus d’une race de vampire qui ont évolué.

Le résumé de l’histoire est à l’image de ce qu’il contient, il y a beaucoup d’idées et Donny Cates ne prend pas complètement le temps de se poser. Vampires, guerre nucléaire, réchauffement climatique, voyages spatio-temporels, mécha ultra évolué, technologies de SF, tout y passe. On ressent légèrement la jeunesse de l’auteur à vouloir en dire le plus possible, on dit souvent qu’un auteur donne tout ce qu’il a lors de son premier film ou son premier film car il ne sait pas si cela sera sa seule chance. Même si l’avenir aura montré qu’Interceptor n’aura pas été la seule chance de Cates on retrouve légèrement ce schéma dans Interceptor. Cela donne donc un tome plein et qui met en place de nombreuses pistes. Cela ne va pas jusqu’à perdre le lecteur pour autant car on ressent déjà la facilité de Cates à narrer ses histoires.

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On sent déjà que l’auteur avait dans l’idée de plus développer cet univers, qui n’a malheureusement pour l’instant pas de suite. De là arrive un constat, l’histoire clôture son premier arc et peut se suffire mais on ressent très clairement que bien plus était prévu. Cela est également lié à une structure qui prend plutôt son temps, notamment dans les deux premiers chapitres. L’action arrive sur la fin et j’ai le sentiment que les tomes suivants en auraient proposé bien plus, dans tous les sens du terme.

Au niveau des personnages, je suis légèrement mitigé. En effet je ne sais pas si cela était voulu ou non mais le personnage principal ne prend pas autant la place qu’on a l’habitude dans ce type de récit. Elle est suivie de près par un second protagoniste qui se révèle au fur et à mesure de l’intrigue. Je ne sais donc pas si cela est un peu problème d’écriture du personnage principal qui est légèrement sous exploitée, ou si c’est une qualité de voir un personnage secondaire prendre autant d’importance. J’aurais tendance à dire que le choix appartiendra à chaque lecteur. Néanmoins la relative froideur de Poli n’aide pas à avoir une empathie forte envers son périple, pas que l’on soit étranger aux péripéties mais il manque peut-être un petit quelque chose.

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La jeunesse

Dylan Burnett est aux dessins sur ce tome, et c’est pour lui aussi l’un de ses premiers comics. L’équipe créative retravaillera d’ailleurs ensemble sur le Comics Ghost Rider. Et tout comme Cates on sent déjà le potentiel du dessinateur sur cette première oeuvre. Un style déstructuré et somme toute assez personnel qui apporte une vraie identité à l’oeuvre. Le trait de Burnett colle notamment parfaitement aux vampires et aux monstres en tout genre. Par contre, en opposition, les méchas ne sont absolument pas son truc. L’Interceptor (roll credit) a un design vu et revu et n’apporte absolument rien de nouveau ou de particulièrement intéressant. Le tome en tire d’ailleurs son nom mais je n’ai jamais vraiment été impliqué par la machine qui est plutôt un prétexte et un ressort narratif plutôt qu’un réel élément important. De manière générale et malgré un style qui me parle, je pense que Burnett aurait pu en donner encore plus.

Interceptor est l’une des premières oeuvres de Donny Cates et Dylan Burnett et j’aurais tendance à dire que ça se sent (même si ma lecture a été influencé par ce facteur). On sent les deux artistes en gestation, encore en période de rodage que ce soit sur le scénario ou sur le dessin. Néanmoins la lecture est agréable et satisfera tous les fans de l’auteur qui souhaiterait en découvrir plus sur ses débuts. Pour les autres, la lecture n’en sera probablement pas indispensable.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-66 WD-Icon-65

 

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