Vous le savez probablement l’année 2019 marque les 80 ans du personnage de Batman. Le chevalier noir tire encore plus la couverture qu’il n’a l’habitude de le faire et pourtant il n’en a pas vraiment besoin. Cet anniversaire en eclipse un autre, moins médiatique mais tout autant impressionnant. Et cet anniversaire c’est celui des 25 ans de Hellboy, le personnage créé par Mike Mignola dans les pages de Dark Hors Comics. En janvier lors de la review du 1er tome nous vous annoncions prévoir un article lié au démon tous les 2 mois pour fêter comme il se faut cet événement. Et aujourd’hui est le moment parfait pour débriefer le second tome Au Nom du Diable, 3 jours après le Hellboy Day qui se déroulait ce samedi. Sans plus attendre, commençons !

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Mythologie fantastique

Après avoir vaincu Raspoutine, le sorcier qui l’avait invoqué sur Terre lors de la Seconde Guerre Mondiale, Hellboy et ses camarades de la BDRP sont envoyés sur une nouvelle mission dans l’est de l’Europe, plus précisément en Roumanie. Cette mission va les voir se confronter avec un vampire qui traverse les âges depuis des siècles. En chemin ils vont aussi devoir affronter certains des antagonistes rencontrés dans le premier tome et qui étaient des followers de Raspoutine.

Dans ce second tome Mike Mignola envoie Hellboy et les membres que nous avons déjà rencontrés comme Abe, Liz ou Kate à la poursuite d’un vampire qui se réincarne au travers des siècles et qu’il va donc falloir détruire. Encore une fois l’auteur arrive à mettre en place l’aspect fantastique à son histoire et cela marche parfaitement. Hellboy et toute son équipe ne réagissent même plus à la présence d’un élément aussi paranormal qu’un vampire. Mais surtout l’aspect vampire de l’antagoniste ne tombe pas dans le cliché lié à cette race, on ne voit pas d’attaque de demoiselle en détresse pour lui sucer son sang. Cela ne collerait pas avec l’univers que Mignola met en place, et cela il l’a  compris.

L’autre force de ce second tome est l’aspect mythologique qui est encore et toujours plus présent. Mignola démontre une véritable connaissance de diverses mythologies, que ce soit grecque ou nordique, pour ne citer qu’elles. Il arrive à les mixer et à jongler entre chacun d’entre elles très facilement et sans que cela apparaisse forcé. En tant que fan inconditionnel de ce type de récit je suis le public parfait pour voir la réinterprétation et l’utilisation de ces mythes de la part de Mignola. Il arrive d’ailleurs à ce qu’aucune ne prenne le dessus sur l’autre, et aussi à ce que cet aspect se lie et se confonde avec l’aspect fantastique et paranormal qu’il imprime à son oeuvre.

Comme je l’ai dit Hellboy et ses camarades sont au prise d’une nouvelle menace, mais celle-ci s’intègre au fil rouge défini dans le premier tome et qui risque de reste présent assez longtemps. On sent bien que tout cela est lié aux origines du démon cornu et que Mignola met en place les pions sur son échiquier avant de tout faire exploser. Je n’ai aucune idée de quand cela va-t-il arriver mais je sens que je vais en prendre plein les yeux. Par contre si je devais dénoter un léger bémol je dirais que l’on perd un peu les relations entre Hellboy, Abe, Liz et les autres. Ils sont tous dispatchés dans plusieurs équipes à des endroits différents et donc n’interagissent pas ensemble. Hellboy est très souvent seul dans ses actions et c’est légèrement dommage comparé au climax des germes de la destruction où sa victoire avait été acquise grâce à l’aide de ses deux compères.

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Toujours inégalé !

Ai-je réellement besoin de continuer à parler de la partie graphique mise en place par Mike Mignola sur Hellboy ? Alors oui c’est clivant, je suis bien à même de savoir que cela ne plaît pas à tout le monde. Mais entre un tome dessiné par Mignola et un dessiné par la cohorte de dessinateurs qui ont tous le même style mainstream mon choix est rapidement fait. Mignola continue à me vendre du rêve dans ses illustrations toute en simplicité. Je ne pense pas qu’il évolue réellement dans son trait ou ses découpages entre le premier et le second tome mais déjà cela serait un tour de force presque impossible, et surtout ce n’est pas spécialement ce qu’on lui demande.

Samedi était d’ailleurs le Hellboy Day, ce qui a permis à nombre de dessinateurs de partager leur interprétation du personnage au fil des années afin de fêter les 25 ans de la bête cornue. Et plus je voyais de styles différents mais sublimes et plus je me disais que malgré tout l’interprétation que je préférais était celle de Mignola. Le créateur a imprimé un style tellement personnel et particulier que pour rien au monde je ne souhaiterais voir un autre dessinateur prendre les rênes sur le long terme.

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Célébrons les 25 ans du démon cornu le plus iconique du comics américain. Célébrons ce comics de légende qui continue de faire le bonheur de nouveaux lecteurs comme moi. Car oui Hellboy c’est de la qualité à l’état brut. De la qualité scénaristique avec un récit mêlant paranormal et mythologies diverses mais aussi, et surtout, une qualité visuelle hors du commun. Mignola ne déçoit pas dans ce second tome et j’ai l’impression que ce n’est pas près d’arriver.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67

 

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