Salut à tous ! Après avoir parlé d’Orc Stain récemment, ainsi que des autres sorties du label Paperback précédemment, il est temps ne nous pencher sur la sortie du mois de la branche comics de l’éditeur Casterman, The Realm. Vous le savez peut-être, mais en l’état, ce label indé, fort d’une dizaine de titres, tous très éclectiques dans les univers proposés, réalise un sans-faute pour le moment, sur l’aspect qualitatif. Alors, qu’en est-il de ce « Royaume »? Bouffon du roi, ou nouveau joyau de la couronne? On en parle.

Pop Culture Smash Brawl

L’ouvrage nous emmène dans un univers post-apocalyptique, quinze ans après l’apocalypse sus-nommée précisément. On y suit Will Nolan, contrebandier de son état, mais surtout, dans la pratique, guide, aux travers des nombreuses contrées hostiles de l’univers qui nous est ici dépeint. Pour mieux vous figurer l’ensemble, imaginez-vous Di Caprio dans The Revenant, dans The Walking Dead. Car en effet, la meilleure façon d’appréhender The Realm est de le voir comme un immense hommage à la Pop Culture, foisonnant de références plus ou moins directes à des ouvres maîtresses en matière de fiction. Je ne gâcherai bien évidemment pas le récit, mais il est aisé de constater que les deux références phares de ce tome 1 sont The Walking Dead et Le Seigneur des Anneaux. Vous tu as bien lu, LSDA, l’oeuvre tentaculaire de J.R.R Tolkien !

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Le travail sur les décors permet de bien le côté apocalyptique de la situation.

Car notre survivaliste, dans ce monde impitoyable qui est le sien va être confronté non pas à des zombis, comme le voudrait le cahier des charges de Robert Kirkman, mais à des hordes d’orques et de gobelins, débarqués d’on ne sait trop où, ainsi qu’à un sorcier noir ayant pactisé avec les forces du mal. L’auteur Seth Pek, tente donc un sacré tour de force en mêlant le post-apo ainsi que le médiéval-fantastique, deux univers ultra-codifiés, donc, en apparence le casse-gueule ultime dans le monde de la bande dessinée.

Cependant, Pek parvient ici à donner de la cohérence à deux univers dont la collision n’est pas forcément évidente, et à tisser la toile d’un récit à venir et d’un voyage qui sera long et périlleux pour notre communauté de l’anne… euh pour nos survivants attaqués par des zomb… Tu vois, même moi je m’y perds.

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J’ai vu assez de Hentaï pour savoir comment ça va finir

La communauté de l’Apo

Car, je ne l’ai pas précisé mais notre bon Will Nolan, aura pour mission de guider un groupe de clients (les temps sont durs ma bonne dame, il faut bien gagner sa croûte), à destination (inconnue pour le moment). Il se retrouve donc flanqué d’un petit groupe hétéroclite, composé de guerriers aguerris certes, mais également de scientifiques chétifs, groupe auquel viendront se greffer d’autres personnages par la suite, tous plus mystérieux les uns que les autres. Très vite, notre petite troupe verra sa « balade » tourner au cauchemar, assaillie qu’elle sera par des hordes d’orques, en quête de chair fraîche ou d’un os à ronger. Le danger est donc bien sûr omniprésent, et notre héros pourra compter notamment sur son bras droit, Rook, fine lame et tueuse à gage froide. Imaginez le mash up parfait entre Miho de Sin City et l’Ergot de la Cour des Hiboux version féminine. Assurément le personnage le plus bad-ass de ce tome, encore que… Mais je ne veux pas en dévoiler trop.

Une fine équipe va se constituer autour de Will, des forts, des faibles, des bavards, des taiseux…

On ressent d’ailleurs bien l’atmosphère oppressante de TWD, ainsi que la notion de danger permanent qui l’accompagne, le tout servi par un dessin finement ciselé. Le dessinateur, Jeremy Haun, livre ici un superbe travail, notamment sur les décors, ainsi que sur les visages, puisqu’on s’en doute, la caractérisation des personnages, et le fait que certains survivent, ou non, sera un des ressorts importants de l’aventure, à moyen terme.

We want more

Et l’on touche à l’un des reproches que l’on peut faire à The Realm, à savoir que l’on lit le récit vite, très vite, que celui-ci ouvre de nombreuses portes et paliers d’intrigues, peut-être trop, et que, du coup, on reste grandement sur sa faim, car il y a très peu d' »arcs » qui soient un tant soit peu développés. On espère surtout, que Pek pourra, avec le tome 2, prendre le temps de poser plus l’intrigue, et laisser de la place au développement des personnages. De toute façon, il le faudra bien surtout si les têtes commencent ou continuent à tomber. De la même manière, on peut déplorer, pour le moment, un héros un peu anonyme, tout comme l’antagoniste principal, et dont les acolytes sont plus marquants, même si certains sont particulièrement avares en paroles. On attend donc impatiemment le tome 2, d’autant que ce tome 1, regroupe les chapitres 1 à 5, et qu’en VO le tome 11 est déjà sorti. La balle est donc dans le camp de Paperback, mais une fois de plus le défi est largement relevé, et on se retrouvera sûrement prochainement pour parler de la prochaine sortie du label, à savoir Interceptor.

PS : concernant Orc Stain, la situation est plus problématique car le tome 1 comporte les issues 1 à 5 en VO, sorties… entre 2010 et 2011. Depuis, seuls les numéros 6 et 7 sont sortis, et depuis 2012 plus rien, mais James Stokoe a dit ne pas avoir abandonné le projet. Espérons

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