Mais que voilà ? Le retour des tortues ninja sur l’Atelier Comics ? Et bien oui, il est grand temps que nous reprenions les analyses de la série qui parait chez Hi Comics. J’avais parlé des deux premiers tomes sortis l’année dernière avec une très grande préférence pour le one-shot se déroulant dans le japon féodal par rapport à la série régulière. Au vu des retours dithyrambiques de la série, je me suis dit qu’il était temps de reprendre sa lecture. Et on commence aujourd’hui avec le second opus, la chute de New York partie 1.

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Relation paternel !

Après un premier chapitre, que l’on pourrait qualifier de filer malgré un intérêt que l’on comprend rapidement l’intrigue de cet arc en deux tomes commence. Le clan foot est de retour et s’en prend à Raphaël et Casey Jones. Les deux amis sont défaits et enlevés par les membres du clan. Mais la tortue s’échappe pour aller prévenir ses camarade. Les tortues vont donc se mettre en route pour sauver leur ami et défaire leurs plus grands ennemis.

Comme je l’ai dit le premier chapitre ne s’intègre pas tout à fait dans la structure de l’arc la chute de New York (City Fall en VO). Il est plus présent pour permettre à Kevin Eastman de dessiner et de le faire découvrir aux nouveaux lecteurs. On prend une petite claque graphique à l’ouverture de la première page et j’ai trouvé cela très rafraîchissant. Eastman a un style qui lui est propre dans ses qualités et ses défauts mais j’en reviendrais par la suite. Par contre le chapitre ne comprend que très peu d’intérêt pour la suite.

Et c’est là que tout commence, un arc qui devrait changer la vision des tortues à jamais. L’intrigue est très rythmée et il se passe énormément de choses en très peu de temps d’ailleurs. Les tortues vont faire face au clan foot et à leur leader Shredder pour récupérer leurs amis. Néanmoins ceux-ci ont un plan bien définis et pourraient bien mettre à mal nos héros. On sent rapidement que l’on va bien plus s’attarder sur les relations entre les personnages et sur leurs manières de gérer l’adversité. Et le scénario réussit un tour très complexe en équilibrant l’action des personnages, forcément des ninjas ça se fout sur la tronche, et les relations plus humaines. La révélation du tome est d’ailleurs basé là-dessus, sur l’aspect familial des tortues et de leur père Splinter (mais je n’en parlerais bien sûr pas ici). Le mélange des genres fonctionne donc parfaitement et donne naissance à une lecture très plaisante. Et la révélation en elle-même envoie quand même du bois il faut l’avouer.

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Si près du but

Côté graphique nous avons donc deux dessinateurs, Kevin Eastman sur le premier chapitre et Mateus Santolouco qui fait ses débuts sur la série et qui dessine la reste du tome. Commençons par le co-créateur des tortues.

Comme je l’ai dit en préambule j’ai été surpris et heureux de voir le travail d’Eastman dans ce tome. Son style est absolument inédit dans le paysage comics actuel et il représente les tortues des origines. J’ai hâte de pouvoir lire le tome 0 qui sortira bientôt chez Hi Comics d’ailleurs. Néanmoins j’ai un reproche assez important à lui faire sur ce tome. La représentation de ses scènes d’action est absolument illisible et n’a aucun mouvement. Tout apparaît comme figé. Il est très compliqué de comprendre ce qu’il se passe et les pages d’action sont constamment surchargées par des petites cases. Cela a automatiquement annulé le style si personnel de l’auteur car les tortues sont foncièrement une série d’action, et proposer ce genre de pages est un gros point faible.

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Concernant Mateus Santolouco j’avais absolument adoré son trait sur l’histoire secrète du clan foot mais je n’ai pas tout à fait retrouvé les sublimes pages que j’avais vu dans ce tome. Le travail est de qualité c’est certain mais j’ai l’impression que l’on ressent le fait qu’il soit maintenant en charge de la série principale et non d’un one-shot sur lequel il puisse prendre plus de temps. J’ai eu l’impression que l’on pouvait ressentir les délais d’une série telle que celle-ci. Bien sûr il propose toujours des visuels impressionnants mais j’en attendais légèrement plus.

Et pour finir, bien que j’ai aimé l’ajout d’un chapitre par Kevin Eastman il faut constater que le style du co-créateur et de Santolouco ne fonctionne absolument pas ensemble. La différence est bien trop prononcée. Heureusement pour la qualité du tome, les deux styles ne se mélangent pas et disposent d’une vraie séparation.

Ce second tome des tortues me plait bien plus que son prédécesseur. L’arc City Fall commence sur les chapeaux de roue et met la barre haute pour la suite. Mélange d’action et d’introspection dans les relations des tortues il devrait ravir les goûts de tous. Léger bémol sur la partie graphique qui aurait pu proposer quelque chose de plus.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

 

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