Du Rebirth, encore du Rebirth ?! Et oui, on continue d’explorer les différentes séries des personnages iconiques de DC Comics dans l’ère actuelle Rebirth (cela nous servira pour plus tard, on vous le promet). On a déjà parlé de beaucoup de séries (Batman, Green Lantern, Wonder Woman, Deathstroke, …) et aujourd’hui il est temps de s’attaquer à un autre gros morceau. On s’attaque, enfin, à l’homme d’acier et à la série écrite par Peter Tomasi et dessinée par Patrick Gleason. En route, ou en vol, pour l’analyse du premier tome de Superman Rebirth !

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Jon MVP !

Tout comme la plupart des séries Rebirth, celles-ci découlent des événements de l’ère New 52 (DC Renaissance chez Urban Comics). Forcément il est important, je ne vais pas dire essentiel, de connaître ces événements. Mais ne vous inquiétez pas Urban met régulièrement les informations en préface et surtout je n’ai de mon côté pas lu la fin des New 52 qui impacte cette série et je m’en suis plus ou moins bien sorti.

La fin de l’ère Renaissance voyait la mort du Superman de cet époque. La Terre se voit donc sans protecteur kryptonien, mais cela ne durera pas très longtemps. En effet un Superman d’une autre Terre et d’une autre Métropolis (celui qui avait péri sous les coups de Doomsday et avait ressuscité, voir La Mort de Superman) va tout d’abord tenter de le ramener à la vie. Après un échec il va décider d’assumer le rôle de justicier sur cette Terre. De plus son autre objectif, et celui qui apparaît comme principal sera d’enseigner à Jon Kent ce qu’il faut pour être un héros et pour maîtriser ses pouvoirs kryptoniens.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre à la lecture de ce tome. Je ne suis pas un énorme consommateur de Superman, même si je peux être surpris par la qualité d’une oeuvre lorsqu’elle est au rendez-vous (cf le Man of Steel de John Byrne). Clairement entre Batman et Superman, je suis de loin Team Batman. Alors d’un côté ce tome m’a conforté dans mon ressenti. La menace incarnée par l’Eradicateur m’a semblé assez peu intéressante, tout du moins dans sa finalité. J’ai l’impression que l’objectif de chaque personne étant de près ou de loin lié à la planète Krypton est de la rebâtir ou son peuple. C’est l’intrigue du film Man of Steel par exemple. Donc forcément niveau originalité ce n’était pas le plus intéressant.

Par contre là où le tome devient bien plus plaisant, même dans son utilisation du méchant, c’est quand il touche à Jon Kent !

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Et jamais je n’aurais pensé apprécier autant le personnage. L’image du dessus est la première représentation de Jon dans le tome alors qu’il regarde son père sauver leurs animaux de la ferme ainsi que leur grange d’un incendie. Regarder l’innocence dans son regard et la fierté qu’il a d’avoir un père aussi incroyable. Tout de suite j’ai ressenti de l’attachement pour le personnage et cela ne s’est pas démenti à la lecture du tome. Surtout qu’on est dans un tome Superman mais le personnage principal est de loin Superboy. En tout cas l’intrigue se base intégralement sur lui, sur la maîtrise de ses pouvoirs et sur le fait qu’il va se porter en héros ou non.

Bien sûr l’homme d’acier entre en ligne de compte pour l’aider à devenir qui il doit être et n’est pas en reste de son côté. Venant d’une autre Terre il va devoir lui aussi apprendre à se sacrifier pour des êtres qu’il ne connait pas. Les deux personnages s’entraident, parfois sans le savoir, pour devenir la meilleur version d’eux-mêmes. Pour résumer l’intrigue, bien que le premier plan soit assez peu intéressant, le fond de l’histoire et l’apprentissage de Superboy fait décoller le tout et donne un résultat très satisfaisant !

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Cette iconistation !!

Et venons-en à la partie graphique réalisée par Patrick Gleason. Et là c’est la bonne claque ! Autant les pages sont assez classiques dans leurs ensembles, le dessin ne m’a ni plu ni déplu sans me laisser de marbre non plus. J’ai somme toute apprécié les dessins des cases les plus basiques mais le style un peu rond, parfois « manga » et cela n’est pas spécialement le type que j’affectionne. Les compositions et les découpages sont parfois intéressantes et sont à noter.

Mais le gros point fort de cette partie vient de l’iconisation des personnages. Et je n’ai littéralement jamais vu une telle iconisation dans un comics book super-héroïque ! Vous pouvez déjà le voir sur les images partagées dans l’article et le tome en regorge. Patrick Gleason sait exactement quand mettre l’emphase sur un mauvais marquant de ces personnages, et le fait parfaitement ! Et cela renforce d’autant plus l’attachement à ceux-ci en les voyant de cette manière ! Les illustrations complètent magistralement le scénario et viennent même le renforcer.

Ce premier tome de Superman Rebirth est plutôt une bonne surprise. Même si l’intrigue concernant l’Eradicateur est assez banale, le scénario est sauvé par l’écriture et l’arc du personnage de Jon Kent. De plus les illustrations et l’iconisation parfaite des personnages de la part de Patrick Gleason permettent d’élever le tome. Un très bon début !

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

2 réflexions sur “Superman Rebirth #1 : Comics Review

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