Green Arrow Rebirth, voilà bien une série pour lesquels j’avais des attentes. Suite à la lecture du run de Lemire sur l’archer durant les New 52 j’étais prêt à lire de nouvelles aventures du défenseur de Seattle. J’ai donc commencé avec le premier tome qui m’avait laissé sur ma faim et n’arrivait pas à égaler le travail de Lemire. Néanmoins la bonne réputation de la série m’a convaincu de continuer et de lui laisser sa chance. Nous y voilà, débriefons ce second opus des aventures de Green Arrow.

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Quelle déception !

Oliver Queen était de retour à Seattle dans le tome précédent et avait mené l’enquête avec Black Canary et Emiko contre des enlèvements perpétrés par le Neuvième Cercle, une organisation mafieuse qui contrôlait les finances mondiales dans l’ombre et sur un bateau. A la fin du tome on voyait Green Arrow échoué sur l’île aux cicatrices et de retour à la case départ.

On va pas passer par quatre chemins, je me suis ennuyé fermement à la lecture de ce tome. Déjà parlons de sa structure. Il comprend six chapitres, pour 3 arcs différents ! Oui, l’auteur nous propose effectivement 3 arcs complètement différentes sur 6 chapitres, donc 2 chapitres par arcs. Et on ne parle pas d’arc avec un antagoniste ou un thème commun. Chaque arc n’a pratiquement aucun incidence sur le suivant et met en place à chaque fois un nouvel ennemi. Je vous laisse imaginer l’attachement et l’effet de menace pour une histoire qui introduit de nouveaux personnages et clôture l’intrigue en deux chapitres. Spoiler, il n’y en a aucun !

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Ensuite on pourrait prendre chaque arc et le décortiquer mais encore une fois est-ce bien intéressant d’analyser une intrigue qui ne dure que deux chapitres ? Même le titre du tome fausse le ressenti de l’oeuvre. L’île aux cicatrices ! On s’attend à ce qu’une bonne partie du tome se déroule là-bas. De plus cela aurait pu être intéressant de renvoyer Oliver sur une île avec des péripéties différentes. Après tout l’histoire de son personnage est basé sur un naufrage et sur la survie en milieu hostile. Benjamin Percy aurait clairement pu effectuer un effet miroir de ces deux périodes. Mais il n’en est rien, l’histoire est oubliable, banal et absolument sans intérêt. Tout comme les deux autres arcs proposés.

Ensuite qu’en est-il de l’aspect social du personnage, aspect qui fait sa force et qui permet de le différencier d’autres héros similaires ? Alors oui il est présent, oui Green Arrow combat bien sur des sujets de défense de la société. Mais jamais il n’influe sur une personne en particulier. Il s’attaque à des entreprises mafieuses invisibles. Il ne sauve pas une personne en particulier, ce qui fait que l’on a pas d’attachement sur ses actions. On se moque bien de le voir triompher car cela n’impacte personne que l’on aurait pu apprendre à connaître au fur et à mesure de l’histoire.

Et allez puisqu’on est gentils on va quand même rapidement parler d’un point fort de l’oeuvre. La relation entre Oliver et Dinah ! Les deux amoureux filent le parfait amour et on voit bien que Percy arrive à développer une véritable alchimie entre eux. Cela est d’autant plus vrai sous le trait d’Otto Schmidt (nous y reviendrons). Néanmoins cela me force à faire un parallèle avec Tom King et la série Batman. Oui les relations de couples de ces séries sont parfaitement écrites, mais cela doit rester un filigrane sur leur récit. Ils se doivent de nous en proposer plus, et ce n’est pour l’instant pas le cas.

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Le tout numérique !

Côté graphique j’avais mentionné dans la première review être amoureux du trait d’Otto Schmidt et c’est toujours le cas. Ses dessins des deux personnages principaux sont absolument fantastiques ! Néanmoins j’avais dénoté un manque de cohérence graphique global avec l’apport de Juan Ferreyra. Je suis assez étranger au regard de son style, bien que j’admire le travail qu’il effectue mais il me laisse assez insensible et ne convient pas. Le constat est toujours le même dans cette suite, même si j’ai réussi à l’apprécier légèrement plus et surtout sur le dynamisme de ses planches (cf ci-dessus).

Mais avant tout j’ai réussi à apprécier plus facilement le travail de Ferreyra car un troisième dessinateur vient s’ajouter sur l’oeuvre. Stephen Byrne réalise les illustrations de 3 chapitres, alors que Schmidt n’en réalise qu’un (grosse déception pour moi). Et comment exposer mon ressenti sans avoir l’air d’être un bel enfoiré. Je n’aime pas dire qu’un style est moche, j’emploie toujours des termes qui impliquent que l’oeuvre ne m’a pas plu mais que cela vient de mon ressenti subjectif. Après tout l’art est subjectif et une patte graphique plaira à certains et pas à d’autres. Mais concernant le style de Stephen Byrne j’ai beaucoup de mal à m’enlever l’idée que ce soit moche. Au premier coup d’oeil j’ai directement vu que son travail était entièrement numérique. Soit, après tout cela va avec l’évolution du média, mais ici on ne voit que ça. Ses traits sont impersonnels et peu expressifs, tous les personnages se ressemblent, même sa colorisation n’est pas agréable. J’étais à la limite de détester son interprétation graphique et je vais vous proposer un comparatif de comment Byrne et Schmidt dessine Green Arrow et Black Canary. Je vous laisse seul juge, personnellement mon choix est vite fait !

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Enorme déception qu’est ce second tome de Green Arrow. Entre une structure narrative douteuse (3 arcs de 2 chapitres), des intrigues sans intérêt et sans lien et une partie graphique qui me gêne énormément, je suis loin d’avoir apprécié cette lecture. J’ai du mal à comprendre l’engouement envers cette série et je me demande si je vais continuer les frais et cela devient un questionnement récurrent sur les œuvres du Rebirth !

 

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-66 WD-Icon-65 WD-Icon-65 WD-Icon-65

 

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