Tiens tiens tiens, mais que voilà ? Une nouvelle série Rebirth que l’on commence sur l’Atelier. Tout à fait mes amis, après les séries Batman, Wonder Woman, Green Lantern et Deathstroke, il est temps de s’attaquer à un autre héros de la mythologie DC Comics. Mes aventures suite à ce reboot sont pour l’instant en grosse demi teinte, je ne lis bien sûr pas tout ce qui est proposé mais à part la série Wonder Woman j’ai du mal à être conquis, et même elle ne m’a pas convaincu sur la fin de son arc. Green Arrow va-t-il relever ce niveau ?

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Je me suis procuré ce tome après avoir lu l’intégrale des New 52 sorti chez Urban et du passage de Jeff Lemire sur le personnage. La qualité de celui-ci m’a instantanément donner envie d’en savoir plus. D’où ma lecture du premier tome Rebirth sur le personnage.

Dans celui-ci on retrouve un Oliver Queen plus vieux, fini l’adolescent imberbe, on a le droit à un homme à la barbe bien fourni, et je dois dire que je le préfère ainsi (c’était le seul reproche que j’avais à faire à l’intégrale). Le tome commence sur les chapeaux de roue et, sans introduction, Arrow essaie de secourir un enfant qui se fait enlever dans une ruelle sombre. Mais l’agresseur n’est autre que Black Canary qui tentait de sauver l’enfant également. Après avoir donné un bon bain au rescapé, rasé sa barbe pour reprendre son fameux bouc, les deux comparses vont mener l’enquête sur des disparitions en série dans les bas-fonds de Seattle.

Effectivement ça commence sur les chapeaux de roue et la lecture est très plaisante. On retrouve les personnages présentés lors des événements des New 52, il faudra donc un peu de connaissances sur le personnage et son univers avec notamment Emiko, Shado, Diggle, … Néanmoins et très rapidement on se rend compte que passer après Lemire et un arc généralissime au niveau du scénario c’est un tâche très compliquée. Comme je le dis la lecture est plaisante mais l’histoire est très clairement en-dessous. C’est un divertissement sympathique mais qui ne s’élève jamais vraiment très haut. La menace est plus que lambda et a été faite dans à peu près toutes les séries. La société secrète qui domine le monde dans l’ombre et dont le héros va empêcher le plan. Vous avez forcément lu un comics / roman avec ce genre d’antagonistes. Pour ne citer que lui c’est plus ou moins le pitch de la cour de hiboux.

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Pour ne pas aider Benjamin Percy tombe dans les clichés assez récurrents du personnage à mon sens. Oliver Queen est un milliardaire patron d’une entreprise mais il est aussi Green Arrow, un équivalent de Robin des bois qui va aider la veuve et l’orphelin. La base du personnage est de défendre les oppressés, les minorités et va très souvent chercher dans des sujets politiques, le run de O’Neil et Adams est parfait pour cela. Malheureusement Percy tombe assez rapidement dans les clichés inhérent au personnage, le questionnement de sa place de héros alors qu’il fait partie de l’élite, la perte de son entreprise qui le pousse à se débrouiller avec ses propres moyens, … Je trouve que l’histoire manque un peu de profondeur et ne surprend jamais pour le moment. J’espère que la suite partira plus sur l’aspect politique et engagé du personnage.

Pour la partie graphique, deux dessinateurs se succèdent en la personne d’Otto Schmidt et de Juan Ferreyra. Je sais que les deux sont très appréciés et je pense avoir une opinion assez impopulaire à cet égard. Autant j’adore le travail du premier, autant celui du second ne me convient pas vraiment. Otto Schmidt a un trait que j’affectionne, un trait personnel et non linéaire. Je suis toujours subjugué par ses illustrations, que ce soit sur les décors, les phases d’actions ou bien le design de ses personnages ! D’un autre côté je reconnais le talent de Juan Ferreyra, je vous parle souvent de personnalité et du caractère unique d’un style de dessins et celui-ci est tout à fait unique. Oui on se croirait devant des peintures. Mais malheureusement cela ne me parle pas, sa colorisation me dérange. Je comprends qu’on puisse aimer, je comprends le travail immense que cela doit représenter et que cela fait de Juan un très bon dessinateur mais ce n’est pas le style que j’aime, tout simplement.

Par contre j’ai une critique un peu plus constructive se basant moins sur ma subjectivité et venant du mélange entre les styles des deux dessinateurs. A mon sens, ils ne vont pas du tout ensemble. Ils sont beaucoup trop éloignés l’un de l’autre pour pouvoir fonctionner et former une oeuvre cohérente graphiquement. Que ce soit au niveau des traits ou de la colorisation l’alchimie ne fonctionne pas. Alors oui c’est très beau mais malheureusement le mix n’opère pas bien à mes yeux.

Première un peu ratée pour ce démarrage de la série Green Arrow Rebirth. Malgré un lecture plaisante, Benjamin Percy n’aura pas réussi à m’embarquer dans son histoire déjà vu et qui puise dans les clichés du personnage. L’aspect politique et engagé manque et j’espère le retrouver dans le tome suivant. De plus, et outre la beauté des pages, le mélange entre Otto Schmidt et Juan Ferreyra me semble discutable.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65 WD-Icon-65

Une réflexion sur “Green Arrow Rebirth #1 : Comics Review

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