Paperback, le label comics de Casterman, continue de nous distiller de très bonnes licences au fur et à mesure de l’avancée de sa publication. Mercredi dernier sortait leur nouveau bébé en la personne d’Atomic Robo. Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre avec ce nouveau tome mais force est de constater que le label fait pour l’instant un véritable sans faute (même si j’ai loupé Orc Stain et Mech Academy 2), pour visualiser cela je vous renvoie vers les différentes reviews de leurs tomes ainsi que l’interview de Basile Béguerie l’éditeur du label. Et cette introduction devient déjà beaucoup trop longue donc sans plus tarder passons à l’analyse d’Atomic Robo.

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Viens-tu de l’enfer petit robo ?

Atomic Robo est une création de l’inventeur Nikola Tesla dans les années 1920. Depuis plus de 80 ans il combat à peu près tout ce qui lui tombe sur la main afin de protéger la Terre. Il est à la tête de l’entreprise Tesladyne qui s’occupe des menaces dont les armées ne sont pas en mesure de régler. Il n’a pas sa langue dans sa poche et n’hésitera pas à asséner à ses adversaires des brimades en plus des balles ou coups de poing dans la face.

Encore un héros qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui est à contre-courant du héros typique ? Il y a de ça, mais promis le personnage créé par  Brian Clevinger ne tombe pas dans l’excès. On reste quand même assez loin de la mode actuelle de faire du héros vulgaire et infréquentable, on est très loin d’un Deadpool par exemple. Et c’est tant mieux.

Ce premier tome va nous présenter les aventures d’Atomic Robo sur différentes époques et endroits, allant de la seconde guerre mondiale, la Chine dans les années 40, l’Egypte de nos jours, … C’est la force du récit, de savoir allier toutes ces aventures à des moments différents en les imbriquant les unes dans les autres. On comprend que notre cher robo combat les forces ennemis depuis des décennies. Et notamment un ennemi récurrent qui viendra d’un passé lointain.

En plus de tout cela, de ces aventures très intéressantes à lire, je ne peux m’empêcher de voir la filiation avec le Hellboy de Mignola. C’est inéluctable à mon sens. Hellboy combat les forces du paranormal au sein de la BRPD là où Atomic Robo combat des menaces qui reposent plus sur l’aspect scientifique au sein de son entreprise et d’une escouade d’élite. Hellboy est intimement lié aux nazis, et il semblerait qu’Atomic Robo le soit également. Je vois plus ses similitudes comme un hommage à l’oeuvre qui fête ses 25 ans cette année plutôt qu’une forme de plagiat. De plus le récit se sépare finalement assez rapidement du démon cornu pour avoir sa propre identité et sa propre voix. Mais d’ors et déjà si vous appréciez l’univers de Mignola il y a de bonnes chances que celui-ci vous parle.

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Sobre et dynamique !

Et la filiation à Mignola ne s’arrêt pas là ! Si Clevinger a créé un univers qui se rattache à Hellboy, son dessinateur Scott Wegener amène un style qui se rapproche également du dessinateur américain. Tout en sobriété, les dessins sont très souvent en manque de détails, notamment pour les décors. Cela donne une patte inimitable à l’oeuvre (bien que je suis en train de définir qu’elle peut être imité mais vous me comprenez). Je suis le public parfait pour ce style d’illustrations, encore une fois et je le répète souvent mais cela montre de la personnalité à mon sens et un style qui sort du carcan mainstream qui me lasse. Je ne sais pas si Clevinger a choisi ce dessinateur pour se rapprocher du visuel d’Hellboy mais force est de constater que cela donne une cohérence par rapport à son récit. Et en aucun cas je ne suis en train de dire que l’on est sur un sous-Hellboy. Absolument pas ! L’oeuvre dispose de ses lignes de démarcation, que ce soit scénaristiques ou visuelles.

Et disons le clairement le design d’Atomic Robo est une réussite totale. Regardez-moi la taille de ses yeux ! J’ai l’impression d’avoir été directement connecté avec le personnage sans avoir à faire d’effort.

En plus de ce style graphique tout en sobriété, le dessinateur réussit à rendre l’action avec un dynamisme parfait. Que ce soit dans les positions qu’ils donnent aux personnages, aux enchaînements de cases pour dénoter l’action ou encore à l’utilisation très présente d’onomatopées on ressent vraiment le mouvement et la fluidité dans les phases d’actions. Je trouve cela assez rare et c’est souvent un reproche que l’on peut faire à la bande dessinée (j’en parlais par exemple dans ma review de Maestros) mais ici rien ne semble figé, tout est en mouvement.

Quelle bonne surprise que cet Atomic Robo chez Paperback ! Une aventure prenante à travers les âges, avec sa dose d’humour bien sentie et de bastons dynamiques. La filiation au Hellboy de Mignola semble évident que ce soit scénaristiquement et visuellement mais l’oeuvre arrive à trouver sa place et à ne pas être qu’une pâle copie. J’attends avec grande impatience la suite qui sortira en Juin ! Encore une réussite pour Paperback qui se place vraiment comme un label au catalogue de qualité !

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67

 

4 réflexions sur “Atomic Robo : Comics Review

  1. Ca semble très chouette. Je trouve les couvertures de cette collection atroces et n’ai pas pris le temps de regarder jusqu’ici mais ce que tu en dis et les planches de cet atomic robo sont très sympa. je pense que je vais le lire.

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