En plus de la suite des aventures Tortues Ninja, Hi Comics sort aujourd’hui un comics indépendant pour lequel vous devriez porter attention. Dans un premier temps parce que vous allez avoir un joli bébé dans la main, que ce soit par sa couverture qui a le don d’attirer l’œil mais également pour son prix attractif de 17.90€ pour 176 pages. Même si on achète parfois des tomes uniquement grâce (ou à cause c’est selon) de leurs couvertures voyons ensemble plus en détail ce Maestros de Steve Skroce.

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It’s magic

Steve Skroce nous en avons déjà parlé sur le blog avec son travail sur We Stand on Guard qui m’avait laissé un tantinet sur ma faim. A la relecture de la review je vois que les illustrations ont effectivement des similitudes dans leur représentation et leur violence notamment, gardez cela en tête, on en reparle à la fin comme d’habitude.

La différence est qu’ici c’est que le monsieur est également à l’écriture et nous livre donc son bébé. Il est accompagné de Dave Stewart à la colorisation. Maestros nous plonge dans un univers où le Maestro, le plus puissant sorcier qui ait jamais existé, a été assassiné. C’est à son fils William qu’incombe de récupérer le titre de Maestro, de gouverner ainsi que de modeler le(s) monde(s) à sa guise. Car la Terre n’est pas le seul monde de cet univers, et c’est d’ailleurs le seul monde sans magie. Manque de bol, Will a été banni sur Terre et essaie de tirer partie de ses talents de magicien comme il peut, et pas toujours de la manière la plus orthodoxe (je vous laisse découvrir comment dans les cinq premières pages). Et comme vous vous doutez, les personnes ayant assassinés son père vont tenter de lui dérober ses pouvoirs, de prendre sa place et dominer toute existence.

La première chose très intéressante à noter vient de la manière dont Skroce a d’introduire son univers et ses règles. Dans le présent de l’histoire William est adulte et sa mère vient le chercher sur Terre afin de prendre sa place sur le trône et de devenir Maestro. Il est déjà au courant de ce rôle et ce qu’il implique, pas le lecteur. Plusieurs moyens pourraient donc s’offrir à l’auteur pour nous abreuver de ces informations, la plupart du temps cela vient par un personnage extérieur qui se retrouve propulsé à cet endroit. Ici Skroce utilise les flashbacks pour conter cette introduction. D’un côté ce n’est pas le plus novateur c’est certain, mais cela a au moins le mérite de nous lier avec le personnage de William, de nous mettre au même niveau que lui lorsqu’il a appris l’existence de son sorcier de père alors qu’il n’était qu’un enfant. De plus, un enfant ça fait toujours vibrer notre petite corde sensible et ça renforce la connexion avec le personnage principal.

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Et pour finir cela permet également de contre-balancer l’attitude du William adulte qui n’a plus rien du jeune enfant jeune et insouciant. Vous ferez lors de la lecture qu’il est un héros très moderne, si l’on peut dire. Un héros qui jure, qui se drogue et qui vend de la drogue. Je suis en temps normal assez peu réceptif à ce genre de création de personnage (The Fix jamais je ne t’oublierais), le vulgaire pour le vulgaire me dépasse. Mais dans cet ouvrage on est loin de tout cela. Malgré quelques rappels de temps à autre, cette vulgarité ne prend jamais le dessus sur le versant principal de l’histoire et c’est à souligner. L’auteur sait jouer en nous donnant ce qu’il apprécie mais en sachant rester dans les clous et ne pas aller trop loin.

Outre l’histoire fort intéressante mais qui pourrait sembler classique de défense du trône devant un ennemi qui cherche le pouvoir pour l’utiliser à mauvais escient, on peut très facilement mettre en avant la qualité de définition du background de l’oeuvre. L’univers est riche, met en place un grand nombre de règles et de légendes historiques. On sent que Skroce en a sous le pied et même si Maestros est un récit complet, on imagine bien qu’il y aurait eu de quoi faire plus avec cela.

Je n’en toucherais qu’un mot rapide pour éviter d’aller trop loin dans les révélations, mais j’ai beaucoup apprécié la mise en abîme et en relation du et des mondes magiques en opposition avec la Terre et sa technologie auto-créée. On sent que l’auteur souhaite en parler et y revient régulièrement et cela prend tout son sens à la fin de l’oeuvre.

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La qualité dans les détails

Vous le savez l’aspect graphique est essentielle pour moi. Un univers fourni et bien développé peut s’effondrer à mes yeux s’il ne dispose pas d’une qualité graphique suffisante (l’inverse est aussi vrai mais ce n’est pas le cas qui nous intéresse). Et surtout une représentation graphique de qualité peut m’immerger bien plus et me faire apprécier une oeuvre à son maximum. C’est le cas de Maestros. Steve Skroce est en feu ! Les pages fourmillent de détails et de précision, même pour les plus simples d’entre elles. Je le trouve beaucoup plus impressionnant que sur We Stand on Guard par exemple. En revenant à cet autre comics, on peut y trouver un point commun avec l’utilisation d’une violence sans filtre. Ça plaira à certains et moins à d’autres, comme à peu près tout vous me direz et vous aurez bien raison. En résumé on est vraiment sur de la grosse frappe de qualité qui en met plein les yeux au fur et à mesure des pages. Et si je devais trouver un léger défaut je dirais que j’ai trouvé les scènes d’actions un peu figées.

Maestros est un vrai bon comics, très prenant à lire et que vous ne quitterez pas avant la lecture de la dernière page. Magie, violence, vulgarité maîtrisée voilà le cocktail que propose Steve Skroce dans cet ouvrage. Avec en plus un très bel écrin qui met en grande valeur l’univers, que demandez de plus !

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

 

Une réflexion sur “Maestros : Comics Review

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