2019 marque les 25 ans de Hellboy ! Et oui, 25 ans que Mike Mignola a créé son monstre cornu dans les pages du label Légendes chez Dark Horse Comics avec l’aide de John Byrne. Rien que ça. Et pour fêter l’occasion et le fait que je me lance finalement dans cet univers, je vais tenter de vous proposer une review tous les 2 mois d’un tome de Hellboy. Ca me forcera à en lire régulièrement et à vous parler d’un univers dont on ne parle que trop peu à mon sens. Commençons sans plus tarder avec Hellboy : les Germes de la Destruction.

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Quel univers !

Premier tome veut forcément dire origine de l’univers. Surtout que Mignola a créé celui-ci de toute pièce, on est pas sur une reprise d’un personnage existant qui redémarrerait au numéro 1 type Batman, Superman, … Tout d’abord l’action se déroule en fin de seconde guerre mondiale. D’un côté une troupe américaine piste les agissements d’une unité d’élite nazi dans un petit village. De l’autre cette troupe nazi tente la réalisation d’une cérémonie occulte pour invoquer les démons de l’enfer. La tentative semble infructueuse mais un démon rouge, à l’apparence d’un enfant, se matérialise devant la compagnie américaine. Le garçon provenant de l’enfer, Hellboy, va donc être recueilli par les troupes alliés et n’aidera pas les nazis à gagner la guerre comme ils le souhaitaient. Des décennies plus tard, nous retrouvons Hellboy qui est devenu un enquêteur du paranormal et qui va devoir résoudre le mystère de l’attaque et de la mort de son père adoptif par un serpent humanoïde.

J’avais une grosse attente sur cet univers, et j’avais peur d’avoir monté celles-ci beaucoup trop hautes, mais je n’ai aucunement été déçu ! En 4 (longs) chapitres, Mignola réussit à nous imprégner dans son univers mystique. Tout cela respire la cohérence et semble vrai. Même pour moi qui ne suit pas trop attiré par ce genre de chose je n’ai eu aucun soucis à y rentrer. Tous les personnages disposent toujours d’une aura surnaturelle qui fait qu’on ne les connait pas encore complètement. Que ce soit Hellboy, Abraham, Elizabeth, le méchant, … L’intrigue entourant l’attaque du père d’Hellboy se décortique au fur et à mesure et nous amène déjà des moments badass au bout du premier tome. Mais surtout pour un premier tome ce qu’on demande en plus d’une bonne introduction c’est d’entrevoir le dessous de l’iceberg. Et bien sûr la partie la plus évidente sera la trame principale du personnage, ses origines, d’où il vient, la puissance de son bras droit, comment il a été invoqué, … Mais en plus on commence déjà à entrevoir un univers gigantesque, que ce soit avec les personnages secondaires, les menaces qu’ils pourraient avoir à affronter, … On en veut plus tout simplement ! De plus Mignola imprime ce mysticisme qui est assez peu représenté dans les comics mainstream. On est loin du super-héros classique et ça fait du bien.

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Mignola je t’aime !

Et forcément en plus de proposer un univers au potentiel immense voir infini, Mignola ne s’arrête pas là. Il pose ses corones sur la table avec son style graphique inimitable. Je me doute qu’il ne plaît pas à tous, mais moi c’est ma came. Tout en minimalisme le monsieur arrive à séparer sa création du reste du troupeau des comics (en plus de l’avoir déjà fait avec son histoire). Mais surtout, et comme j’en ai déjà parlé ici, son style démontre sa personnalité artistique. Vous ouvrez un tome de Mignola et vous savez que c’est lui qui l’a dessiné. Il est pratiquement le seul dans le business à créer ce genre de planches et c’est ça la personnalité artistique. C’est d’inventer son univers et de le mettre sur papier, de ne pas être une copie d’un auteur connu. Il est au top de son jeu et envoie tout ce qu’il a. Que ce soit dans les représentations, les splash pages, la composition des planches et le découpage. Tout y passe. Les combats, les architectures, les paysages, tout respire la classe et la lisibilité !

Et ce tome a 25 ans !!! Y’a 25 ans environ chez DC on avait Knightfall, faudrait pas comparer les deux tellement la déculottée serait sévère (et ce sur tous les points …). C’est juste sublime et je remercie Mignola pour cela ! C’est pour ce genre de choses que je lis du comics, pour des propositions visuelles qui sortent de l’ordinaire. Même en 2019 ce premier Hellboy dispose toujours de son identité unique.

Quel premier tome de la part de Mignola ! La série démarre fort et introduit ses personnages tout en démarrant l’intrigue sur les chapeaux de roue. On attend pas 8 tomes avant d’avoir une confrontation, ça arrive dès maintenant. Et cela ne veut pas dire que tout est résolu, on a encore un immense flou sur de nombreuses questions et l’univers mis en place semble inépuisable (et bizarrement ça fait 25 ans qu’il tient). Et puis cette partie graphique de l’enfer !! Ça casse des rétines toutes les pages, ça a de la personnalité en proposant un style unique, c’est de l’art tout simplement ! Un sans faute pour un premier tome qui fait grimper la hype pour la suite !

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67

 

Une réflexion sur “Hellboy #1 : Comics Review

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