Suite du run de notre bon ami Tom King sur le personnage le plus connu de l’industrie du comics. Suite de ces aventures et du prélude du mariage entre le chevalier noir et la chatte voleuse. Avant de commencer cette review je tiens à préciser que je lis les publications de Batman en VO et donc que le contenu du tome 6 diffère légèrement de ce que publiera Urban à partir de demain en format librairie. En effet l’édition d’Urban comprend à sa fin 3 chapitres qui sont disponibles dans le volume suivant dans la publication originale. Je n’en parlerais donc pas ici mais dans la review suivante. Vous êtes prévenus, commençons sans plus tarder.

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De l’attente

Le tome démarre sur la fin de l’arc Super Friends qui amène le chevalier noir et Sélina à se confronter à certains de leurs super héros d’amis. Dans le tome 5 on avait droit à plusieurs chapitres liés à Clark Kent et Loïs Lane, dans celui-ci c’est au tour de Wonder Woman d’avoir la vedette. Autant je n’avais pas apprécié les chapitres du tome précédent car il ne racontait pratiquement rien à mon sens, autant j’avais compris la justification et la raison de leur présence. Bruce voulait présenter sa promise à son meilleur ami et tout se jouait là-dessus. Autant mon sentiment sur les chapitres sur Wonder Woman est complètement l’exact opposé. J’ai apprécié l’histoire qui était conté, qui permet d’avoir quelques jolies moments entre les deux personnages, en allant de la camaraderie, au lien guerrier jusqu’au lien plus charnel. Mais la justification de ces chapitres ne marche pas du tout, il n’y en a d’ailleurs presque pas. Pourquoi Diana a-t-elle besoin de Bruce pour cette mission ? Tout ce qui ressort de cet arc est un sentiment de remplissage de l’intrigue principale, à savoir le mariage, pour faire écouler le nombre de chapitres. Ceux-ci sont plutôt bons, on prend plaisir à lire et la représentation graphique est au top (j’y reviendrais) mais quel est l’intérêt ? Quel est le but ? On en revient toujours au même soucis avec Tom King. Son run tourne autour de la relation entre Batman et Catwoman, cela ne fait aucun doute, et l’événement marquant sera le mariage. Le soucis est qu’il ne veut pas l’amener trop rapidement et que dans un gros coin de sa tête il a toujours l’envie de faire ses 100 numéros. La finalité est qu’on est face à un nombre qui devient très important de chapitres de remplissages, de chapitres qui ne se mêlent pas bien dans une histoire globale. L’auteur donne une justification bien sûr mais on se rend bien compte qu’elle est fausse. Ces chapitres ne sont là que pour faire passer le temps. Le divertissement est de qualité mais au fond de nous on se rend bien compte que l’on se joue de nous en nous faisant patienter.

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Encore de l’attente

Et la suite suit malheureusement le même schéma. Poison Ivy se met à contrôler le monde via son contrôle sur les plantes. Elle contrôle donc les 7.6 milliards d’habitants de la planète, tous sans exception. Sans exception ? Bien sûr que non. Batman et Catwoman sont immunisés de ses pouvoirs grâce à un sérum. Les deux acolytes vont donc tenter de raisonner la femme fatale pour qu’elle relâche les habitants alors qu’elle veut sauver la planète et tout diriger.

Je suis heureux de voir le personnage d’Ivy au premier plan et de la voir dans une position de force et de contrôle. La promesse de cet arc pouvait être grandiose, une sorte de Zero Year où Ivy ne contrôlerait pas Gotham mais la planète entière. Imaginez un peu les conséquences et les ramifications d’une telle histoire. Batman devrait opérer sous le radar pour déloger Pamela de sa maîtrise. On pourrait être en présence d’une grande aventure du chevalier noir. Sauf qu’ici le grandiose est complètement absent, genre vraiment complètement. Les chapitres sont très verbeux et ne proposent pratiquement rien outre des phases de discussions. Non pas que ce soit ennuyeux mais on ressent fortement le potentiel gâché d’une telle histoire. De plus, on ne sent pas le liant que peut avoir cette histoire avec la trame principale de King. Elle arrive comme un cheveu sur la soupe, sans préparation ni explication. King veut / doit remplir et donc il remplit. Chaque tome apparaît systématiquement avec le même problème. Et si on se penche réellement sur les derniers tomes, que s’est-il passé de marquant depuis la demande en mariage ? Pratiquement rien ….

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Au moins c’est beau !

Outre la frustration de ne toujours rien voir d’important se passer, le tome est intéressant à lire aussi grâce à sa qualité graphique. Forcément quand c’est Mikel Janin et Joëlle Jones qui sont à l’oeuvre que pouvait-on espérer ?

Les deux styles des dessinateurs se complètent à merveille et se différencient au premier coup d’œil et ce via le travail d’encrage. Personne n’est listé pour l’encrage des chapitres donc j’imagine que chaque artiste réalise le sien et Janin utilise un trait beaucoup plus fin alors que Jones aime utiliser des démarcations très prononcées. De magnifiques pages sont proposés et les compositions sont alléchantes. Janin propose plusieurs fois l’une de ses marques de fabrique que vous remarquerez probablement. La comparaison des deux permet de voir que Jones reste sur un découpage et une composition assez classique par rapport à son homologue. Mais son talent s’exprime sur le design de ses personnages et encore et toujours sa Catwoman. Toujours un plaisir pour les yeux !

Encore une fois ce tome est une lecture agréable, ce que propose King fonctionne narrativement. Néanmoins ce qui ne fonctionne pas à mon sens, c’est l’insertion de ces chapitres dans la trame principale de son oeuvre. On a l’impression de voir des chapitres de remplissage afin d’augmenter le nombre de numéros qui le rapproche des 100. Tout est plaisant à lire mais rien de marquant ne se passe. Depuis la fin du tome 3 et la proposition presque rien ne s’est passé… Le run de King va-t-il donc être une succession de petits arcs sans grande incidence sur le reste ?

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65 WD-Icon-65

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