Dans une galaxie lointaine, très lointaine, l’Empereur Palpatine aidé de son nouvel apprenti Dark Vador vient de prendre le pouvoir aux mains de la République et des Jedis pour imposer son Empire. Voilà où se déroule la série Dark Vador de Charles Soule lancé en 2017. Le premier tome nous proposait la première mission du seigneur Sith pour se forger son propre sabre laser rouge. De grande qualité il mettait la barre très haut d’entrée et faisait monter les attentes concernant sa suite qui est sorti à la fin de l’année chez Panini. L’essai est-il transformé avec cette suite ?

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Tenez-vous prêts !

Le tome reprend exactement là où l’on s’était arrêtés. Vador dispose de son sabre laser et l’empereur vient de le mettre en charge de l’Inquisitorius. Cette faction d’anciens jedi qui, après entraînement, devra prendre en chasse les derniers combattants de la lumière afin de les décimer. J’avais peur que le tome se concentre sur cette partie qui ne m’intéressait pas vraiment. L’équipe est composé de différents personnages dont on se fout royalement, ils n’ont d’ailleurs pas de noms mais des numéros, ce qui ne donne pas vraiment envie de les découvrir.

Mais à ma grande surprise, cette histoire ne prend que quelques pages par-ci par-là, on se fout toujours autant de ces membres, à part le grand inquisiteur, mais au moins ils n’empiètent pas sur l’histoire. Et heureusement car le reste du tome est absolument passionnant et inédit. J’ai l’impression que Soule s’est dit, très bien j’écris une série sur Vador, le personnage le plus connu de l’univers, qui a eu droit à un nombre incalculable d’histoires. Pour éviter toute critique et aussi pour m’amuser je vais prendre le contrepied et lui opposer un personnage que personne n’aurait pu imaginer. Et c’est ce qu’il fait ! Soule va donc nous présenter la Jedi Jocasta Nu comme survivante de la Purge et comme « antagoniste ». Comment ça tu ne connais pas Jocasta Nu ? Mais pardi, instruis toi mon ami…. Bon ok je déconne je ne savais pas qui c’était non plus avant de faire une petite recherche. Car le personnage est connu, même si comme moi tu n’as jamais touché un comics de l’ancien univers étendu, elle est même présente dans les films.

Oui vous l’avez peut-être reconnu, il s’agit de la bibliothécaire / archiviste du temple Jedi. Celle qui pique une colère quand Obi-Wan lui dit que les archives sont incomplètes quand elle ne trouve pas la planète Kamino. Et Charles Soule, tranquillement et en quelques pages seulement, arrive à rendre ce personnage incroyablement attachant, important mais surtout avec un charisme fou. Jocasta Nu est donc badass mes amis !

Elle va prendre en charge le fait de reconstruire les archives des Jedi en dehors de la bibliothèque, va mener une mission de sauvetage de la plus haute importance en plein cœur de Coruscant, montrer sa détermination et son courage face à des ennemis bien plus puissants qu’elle surtout au sabre laser, … Littéralement l’écriture du personnage est époustouflant. Jamais je ne pensais pouvoir ressentir un quelconque intérêt pour elle dans une oeuvre Star Wars et Charles Soule a réussi ce tour de magie. Il arrive à nous faire comprendre son intérêt dans la hiérarchie des Jedi et avec une simple page on a la possibilité de voir le rôle crucial qu’elle aura joué. Merci monsieur Soule pour ce moment.

Parlons un peu de Vador quand même, après tout c’est son comics. L’auteur continue à explorer ses débuts en tant que seigneur sith et membre de l’Empire. J’ai beaucoup apprécié le fait qu’il ne soit pas encore respecté au sein de l’organisation. Les amiraux et membres haut gradés ne le connaissent pas encore et il doit démontrer par lui-même sa puissance et le fait qu’il soit bien situé au-dessus d’eux. C’est une touche assez rafraîchissante dans la hiérarchie.

Des envolées trop peu nombreuses

Côté graphique, c’est Giuseppe Camuncoli qui s’y colle comme sur le premier numéro. Et là où il arrive à proposer certains pages vraiment magnifiques comme certaines que j’ai pu vous mettre au-dessus, il allie également le bien moins glorieux. Et ça touche malheureusement deux personnages très importants, à savoir Palpatine et Vador. Son Empereur est complètement loupé !!! A mon sens ça ne fait aucun doute. Les différentes rides (peut-on encore les appeler comme cela) de son visage ne font absolument pas réelles. Quand à Vador, les proportions du masque sont vraiment très bizarres et ne rappellent pas complètement ceux des films. J’ai beaucoup de mal avec sa représentation. C’est dommage car ce sont de petits détails qui entachent une qualité générale assez bonne, par exemple sur les scènes de combat qui sont dynamiques et bien représentées.

Malgré une qualité graphique en dent-de-scie, ce second tome de la série Dark Vador de Charles Soule est un vrai plaisir de lecture ! L’auteur nous présente un personnage connu du lore de Star Wars que l’on aurait jamais imaginé avoir de l’importance ou un quelconque intérêt. Et il retourne complètement nos croyances. Il rend gloire et hommage à Jocasta Nu et démontre les paroles de Yoda  » Personne par la guerre ne devient grand. »

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

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