Bienvenue dans ce nouvel article de l’Atelier Comics de Noël, notre calendrier de l’avent participatif. C’est au tour de Ridler de se lancer dans l’aventure et on l’en remercie grandement. Avant de lire ce qu’il a à vous proposer je me permets de vous partager son compte Twitter. N’hésitez pas à aller le suivre si ce n’est pas déjà fait. Je laisse la place maintenant pour son partage.

Noël, le rouge, le froid, la joie… Quoi de mieux comme période pour parler d’un personnage vraiment cool… comme… Méphisto, l’incarnation du diable de Marvel ? Bon, hormis le rouge, il n’a pas de vrai rapport avec noël… je le conçois !

A l’origine, Méphisto est une création de Stan Lee et de John Buscema… Comme tout un tas d’autres personnages, mais dans le cas présent, nos deux compères s’inspirent de Méphistophélès, incarnation du malin apparaissant dans le « Faust » de Goethe, dont le protagoniste va passer un pacte avec cette entité démoniaque, exauçant l’ensemble de ses souhaits, mais récupérant son âme à la fin de sa vie en contrepartie.

Méphisto apparait pour la première fois dans le numéro 3 de la première série régulière dédiée au Silver Surfer (spoiler, c’est sans doute une des séries les plus intéressantes et intelligentes de cette période) en 1968. Le fait de proposer une figure démoniaque comme antagoniste a une entité cosmique pourrait sembler contradictoire, mais le Surfer d’Argent se trouve être une figure messianique, comme le sera l’Adam Warlock de Starlin, donc une figure de sauveur se rapprochant de Jésus. Avoir une âme aussi pure dans son royaume serait un sacré exploit, et c’est ainsi que Méphisto va devenir un ennemi phare du Surfeur d’Argent !

Ce qui est cool avec Méphisto, c’est qu’on est loin de la figure de l’antagoniste « classique » qui va se centrer sur un seul vilain et qui va avoir des objectifs souvent similaires… Le Vautour, Electro ou le Shocker sont des ennemis de Spider-Man, ils ne vont presque jamais apparaitre dans d’autres séries, et au final, leurs actions sont souvent similaires avec des vols. Méphisto ne va pas être un antagoniste réellement attitré, on va bien sur le revoir dans des séries en lien avec les forces mystiques (comme Ghost Rider ou Doctor Strange), mais il va se révéler très volatile au final.

Le run d’Ann Nocienti et de Romita Jr sur l’Homme sans peur va être marqué par cette présence démoniaque, que ce soit par Méphisto ou sa progéniture Blackheart, offrant une tournure vraiment particulière au personnage de Matthew ! Si il venait tout juste de sortir d’une phase destructrice sous Frank Miller, avec la destruction de son chez soit, l’addiction à la drogue de Karen Page… ou juste le fait que le Caïd ait découvert son identité secrète, il est ici confronté de manière directe à sa religion, non pas à la figure du diable, mais au diable lui-même ! Romita Jr réussit même à offrir à Méphisto un design inédit… qui ne restera pas à la prospérité, malheureusement, qui contraste énormément avec la vision qu’eut Buscema du personnage, au final assez classique, biblique.

Un peut à la manière d’un Fatalis, le personnage va interagir avec l’ensemble de l’univers Marvel, sans pour autant réussir à gagner son « importance » d’un point de vue éditorial. On ne verra jamais Méphisto gagner une importance aussi grande que que ce dernier, comme on a pu le voir dans les diverses itérations de Secret Wars… et c’est tant mieux, le personnage n’a pas pour objectif d’être une figure de « premier plan », il va plutôt s’amuser à manipuler un ensemble de personnages divers pour arriver à ses objectifs. On a déjà pu voir ça dans la tétralogie de one shot « Méphisto Vs », qui confronte l’entité à différents groupes de héros dans chaque numéros. Sa relation avec les âmes humaines et l’aspect manipulateur y sont très bien traités, tout en jouant avec un bestiaire de personnages très vastes. Un récit peut connu, mais vraiment cool pour découvrir le personnage, surtout qu’il a été réédité par Panini il y a quelques années dans la seconde édition de kiosques « Marvel Classique », avec en prime sa première apparition. On le retrouve aussi en tant que vassal de Thanos dans « Infinity Gauntlet » ou comme figure en second plan, manipulant Loki, dans Siege.

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… Bon, si on connait un tant soit peu le personnage, il y a bien un point dans lequel il fait polémique… L’arc « One More Day » marquant la fin du meilleur run sur Spider-Man, écrit par le génial J.M. Strackzynski. Alors, je coupe court à toute polémique… Oui, quand j’ai lu le récit pour la première fois il y maintenant 10 ans, j’étais dans une certaine incompréhension, surtout qu’on passait d’un Spider-Man adulte avec une histoire vraiment intéressante… à un Spider-Man chiant dans « Brand New Day » dont il faudra attendre l’arc « One Moment In Time » pour avoir de vraies réponses. Donc oui, l’après « One More Day » était vraiment merdique… Mais « One More Day » en lui-même ? « The Worst Comics of 2007 » comme on pouvait lire à l’époque ? NON NON NON ! On est face à l’une des Histoires les plus tragiques et touchantes écrites sur Spider-Man, avec un Méphisto qui incarne à merveille sa figure de diable !

Il s’agit de sa première victoire, car si Norrin Radd et Adam Warlock sont des figures messianiques, Peter Parker l’est aussi, non à une dimension cosmique, mais plus humaines comme on a pu le voir dans le « Sensational Spider-Man » #40 publié au cours de la période « Back In Black », et précédant donc le « One More Day », où Peter va jusqu’à rencontrer ce qui pourrait être Jésus.

Ici, Méphisto gagne, non en volant l’âme de Peter ou de Mary Jane, mais en s’accaparant de leur amour… Et c’est comme ça que Méphisto est devenu l’ennemi numéro 1 des fans du tisseur, en nous offrant 10 années d’Histoires dont les relations ne nous plaisaient pas, dont 8 avec Dan Slott (RIP les Fantastic Four et Iron Man actuels au passage)… Et ça c’est fort putain !

Si je devais vous donner des conseils lectures sur le personnage, ce serait exactement les séries dont j’ai pu parler ici. Le run de Nocienti est réédité par Panini en ce moment en Marvel Icons, « One More Day » l’a été en édition 20 ans de Panini et « Méphisto Vs », plus difficile à trouver, en Marvel Classic !

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