Green Arrow ne m’a jamais intéressé outre mesure, je ne me suis jamais vraiment dit que j’allais me procurer l’un de ses ouvrages, par manque de connaissance et aussi parce qu’il faut sélectionner ses lectures. J’ai malgré tout apprécié la série Green Lantern Green Arrow de Neal Adams qui proposait un personnage très intéressant et politique. Alors quand Urban Comics ressort le run de Jeff Lemire lors des New 52 en intégrale, il ne m’aura pas fallu longtemps pour sauter dessus. Adorant l’auteur je ne peux qu’être impatient de lire ce qu’il a à nous proposer. Va-t-il me faire changer d’avis sur l’archer vert ?

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Quelle série passionnante !

Oui ! Mille fois oui ! Oui, Lemire et Sorrentino m’ont fait aimé cette série, oui ils m’ont fait aimé cet univers et ce personnage, oui ils m’ont donné envie d’en lire plus sur le personnage. A tel point que j’ai déjà acheté le tome 1 de la série Rebirth. A job well done guys.

Tout d’abord, parlons du synopsis de cette intégrale. Oliver Queen est Green Arrow et de multiples menaces s’attaquent à sa famille de Seattle. Il va devoir faire face à un ennemi nommé Komodo mais surtout aux clans des Outsiders qui veulent contrôler le monde (dit comme ça ça donne pas envie mais en fait si). Durant son périple Ollie va également se refaire une équipe d’alliés et découvrir la vérité sur son passé et l’année endurée sur l’île où il était porté disparu.

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Je fais pas plus long car le pitch est somme toute assez simpliste mais l’histoire va se dévoiler au fur et à mesure en rajoutant des niveaux qui lui donnent une consistance. Mais surtout l’intrigue que met en place Lemire est absolument passionnante. On ne s’ennuie absolument pas et j’ai eu du mal à lâcher le tome. On sent que l’auteur construit petit à petit son run sur la durée et qu’il sait où il va. Si l’histoire doit prendre 15 numéros pour arriver à son terme elle prendra ses 15 numéros. Ce tome est un peu l’antithèse de toutes les séries mainstream de chez DC. L’antithèse des Batman, Detective Comics, … qui mettent en place un vilain surpuissant et qui l’élimine au bout de 3-4 numéros. Là où on a de la frustration, ici c’est une réelle libération. On respire, on se sent libres et on se laisse porter par ce que Lemire nous propose. Et bon dieu que c’est bon ! Lemire oblige, on passe forcément du temps avec les personnages, le thème de la famille revient également sur la table mais bizarrement il ne prend pas le dessus. L’histoire est rythmée par son action et la mise en place d’un univers génialissime. Je me demande vraiment pourquoi je n’avais pas entendu parler de cela dans d’autres séries. Pour ne pas spoiler je dirais juste que les différents clans mériteraient une exposition bien plus grande. C’est pour moi l’une des meilleures idées de DC de ces dernières années, avec la Cour des Hiboux par exemple. Si vous aimez les aspects mythologiques et anciens vous serez servi !

Tout n’est pas parfait bien sûr, j’ai légèrement du mal avec un Oliver Queen jeune et imberbe comme il est représenté mais cela s’efface assez rapidement. Certaines situations sont légèrement clichés, notamment une scène d’amoureux transis dont je me demande pourquoi Lemire l’a placé. Mais ces défauts mineurs sont complètement éclipsés par la qualité du titre. J’essaie de chercher mais j’ai du mal à voir un titre supérieur à celui-ci sur les dernières années de l’éditeur.

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Du Sorrentino j’en veux tous les jours !

Si la série n’était « qu’une » bonne intrigue, je n’aurais pas le même ressenti actuellement (prenez l’exemple de Locke & Key) mais force est de constater qu’Andrea Sorrentino déboîte absolument tout via ses illustrations. Je savais que le dessinateur était très doué pour des séries horrifiques par exemple (coucou Gideon Falls), mais je n’avais pas idée qu’il était aussi bon pour représenter l’action. Sa technique permet d’amener le regard du lecteur exactement où l’action principale se déroule, exactement où le coup est porté. Vous avez surement déjà ressenti de l’incompréhension en lisant une scène d’action dans un comics ! Certains dessinateurs ont du mal à garder une lisibilité mais Sorrentino est à l’exact opposé. Son travail est pour le lecteur, pour sa compréhension et ça marche parfaitement. Et ici je vous ai sélectionné les plus simples.

Et puis s’il n’y avait que l’action dans lequel il excelle mais non. Le petit côté horreur est toujours présent, avec le compte Vertigo notamment. Et puis ses pages de manière générale sont soignées et font plaisir. On se sent bien en lisant ce tome, on est pas frustrés en voyant quelque chose de classique. On voit un dessinateur qui adore ce qu’il fait, qui prend des risques, qui essaie des choses, pas quelqu’un qui répète un schéma pré-établi. Y’a des idées nouvelles toutes les 5 pages, bref. Un vrai régal !

Merci Monsieur Lemire, merci Monsieur Sorrentino. Merci de m’avoir fait découvrir un personnage à l’univers génialissime, merci de nous avoir proposé une histoire passionnante, qui prend son temps et qui ne déçoit pas sur sa durée. Merci d’avoir représenté l’action des protagonistes, leurs pérégrinations avec autant de talent, autant d’idées et autant de personnalités. En somme, merci à vous pour nous proposer un comics d’une telle qualité, un comics qui nous rappelle qu’on adore ce média pour ce genre de récit. Merci et s’il vous plait continuez à nous faire rêver !

 

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67

 

2 réflexions sur “Green Arrow #1 : Comics Review

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