Ce tome est la conclusion de l’événement « Les Sept Soldats » qui précèdent la « vraie » crise nommé Final Crisis et scénarisé par Grant Morrison en 2008-2009. Comme nous l’avions vu dans le précédent ouvrage, l’auteur s’attarde sur sept héros DC tombés dans l’oubli. C’est tout à son honneur et cela permet de découvrir ou redécouvrir des possibles pépites de l’éditeur. Néanmoins l’histoire ne doit pas s’arrêter à un rafraîchissement de personnages disparus et proposer une intrigue prenante et qui saura nous mettre en haleine pour l’event en lui-même. Est-ce le cas ?

img_20181114_135614702690666.jpg

En avant la découverte !

Morrison continue de nous plonger dans la découverte d’anciens personnages. Ce tome en introduit trois nouveaux avec Mister Miracle, Frankenstein et Bulleteer. Je vais revenir rapidement sur l’ensemble d’entre eux.

Commençons par la dernière, Bulleteer est une super-héroïne qui a acquis une peau impénétrable suite aux expériences de son mari. Lui souhaitait qu’ils forment un couple de super-héros et combattent ensemble, mais ce n’était pas spécialement du goût de sa femme. Néanmoins suite à la mort de celui-ci elle va s’atteler à faire ce qu’il aurait voulu, en plus ça permet de mettre du pain sur la table comme on dit. Les quelques chapitres qui lui sont dédiés sont assez plats, il y a assez peu d’actions intéressantes et on est vraiment pas connecté avec l’héroïne. C’est une série assez aléatoire et sans grand intérêt.

Concernant Mister Miracle je vais être assez sec mais cette série est particulièrement moche ! Je découvrais Freddie Williams II avec celle-ci et ça me fait vraiment peur. Je ne comprends pas le but de son trait parodique, on se croirait sur un devianart bizarre. Ca doit certainement marcher sur certains mais voir Darkseid ou les Néo-Dieux représentaient de cette manière, c’est un gigantesque non pour moi. De plus j’ai du mal à comprendre pourquoi tous les noms connus sont changés : Dark Side, boite reum (facepalm), …

Et heureusement les issues sur Frankenstein rattrapent la qualité du tome. Là on a quelque chose d’intéressant, de bien écrit et surtout de bien dessiné. Frankenstein est un voyageur temporel qui est sommé par le SHADE de gérer des crises planétaires pour le bien du monde. Dans ces chapitres, le tome tombe parfaitement dans ce qu’il essaie de faire. A savoir faire découvrir des personnages qu’on ne connaîtrait pas chez l’éditeur. Ca m’a donné envie d’en lire plus !

img_20181109_122026_hdr-1668557661.jpg

Un prélude (in)dispensable ?

Certains lecteurs avaient crié au « scandale » lors de l’annonce de la parution des deux premiers tomes de ce Final Crisis avec « Seven Soldiers » (ça rejoint l’illustration du dessus en plus). Ne sachant pas à quoi m’attendre j’avais gardé l’esprit ouvert avant de voir ce qu’il en retournait. Alors que la parution des deux tomes est fini, on peut déjà se demander s’ils sont obligatoires à la lecture de leur suite que je n’ai pas encore commencé.

Néanmoins je trouve qu’au bout de 800 pages, on est toujours dans un flou global sur ce qu’il va se passer et sur l’impact qu’auront les sept soldats dans Final Crisis. On met en place une menace avec les Sheedas, qui seront apparemment les alliés de Darkseid mais ce n’est pas complètement défini. Et c’est là où le bat blesse à mon sens. On a 800 pages d’introduction pour être toujours dans un flou généralisé. Et au final, toutes les issues de présentation des personnages ne sont présentes que pour nous habituer à eux, le lien avec la crise est minime et seul un chapitre a vraiment pour but unique de lier cette série à Final Crisis.

Surtout que payer 70€ pour un prélude qui n’est pas obligatoire pour comprendre l’event en lui-même serait un peu du foutage de gueule. Le caractère indispensable de ces deux premiers tomes n’apparaîtra qu’à la fin du dernier ouvrage et je ne manquerais pas d’en parler en review.

Eclectisme visuel

Niveau graphique, on a plusieurs dessinateurs sur les différentes séries, Freddie Williams II, Yannick Paquette, Ryan Sook, Doug Mahnke, … Forcément y’a du bon et du moins bon, ça parait logique. Les chapitres sur Frankenstein sont absolument magnifiques par exemple. Par contre comme je l’ai dit les chapitres sur Mister Miracle m’ont vraiment déplu. C’est à la limite du viscéral d’arriver au point de détester autant des graphismes. Cela entache forcément mon ressenti global sur le tome. Surtout que je trouve que les différents dessinateurs la jouent assez safe quand à leurs propositions. On a assez peu d’idée de découpage ou de composition qui ont un effet sur le lecteur. On reste sur la même ligne, encéphalogramme plat pour moi malheureusement. De manière générale j’ai beaucoup de mal à apprécier lorsque de nombreux dessinateurs sont présents au même endroit, même s’il s’agit de séries différentes.

Se second tome de Final Crisis me laisse clairement sur ma faim. Après 800 pages de prélude, on a appris à connaître un peu mieux les Sept Soldats mais on est toujours dans le flou concernant la crise qui se prépare. A 70€ ça frise légèrement le foutage de gueule quand même. Les représentations graphiques sont trop en dent-de-scie pour rattraper cet état de fait malheureusement. Je me console en me disant qu’au moins la série Frankenstein aura su m’emporter. Maintenant fini les conneries et on veut voir ce que donne cette Final Crisis.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-66 WD-Icon-65 WD-Icon-65

3 réflexions sur “Final Crisis #2 : Comics Review

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s