Troisième tome de la série Green Lantern Rebirth scénarisé par Robert Venditti et dessiné par Ethan Van Sciver. Mon ressenti sur les précédents tomes est plus que mitigé, j’avais apprécié les premiers chapitres, mais la suite m’avait laissé de marbre. Le dernier ouvrage paru chez Urban Comics arrivera-t-il à me faire changer d’avis ?

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Un ennui galactique !

On va pas tourner autour du pot très longtemps, la réponse à la question en préambule est très clairement non. Je ne suis pas mécontent d’avoir pu lire ce tome en édition presse numérique car ça m’aurait fait un peu chier de dépenser une quinzaine d’euros dedans. J’avais déjà pensé à arrêter la série à la suite du tome 2 et je pense que celui-ci sonnera le glas pour moi, même en presse.

Alors pourquoi je n’aime pas cette série ?

Déjà scénaristiquement c’est d’un vide abyssal. Il ne se passe rien qui soit digne d’intérêt. La grande notion que met en place Venditti c’est le regroupement des corps des Green et des Yellow Lantern. L’idée est intéressante malgré tout et on pourrait arriver à des situations cocasses voir dangereuses, mais il n’en est rien. Rien n’a réellement d’impact, on suit des situations lisses, qui ne décollent jamais. Le tome est ultra plat et n’arrive jamais à décoller, à mon sens.

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Ça c’était pour la première partie, la seconde nous propose un ennemi temporel qui menace d’éradiquer les deux corps en venant du futur. C’est pas ultra original mais si c’est bien exécuté pourquoi pas. Sauf qu’on se tape une armée de « robots » / « projections de volonté » qui se ressemblent tous, qui sont invincibles ou premier abord et qui se font péter à la première idée trouvée. L’écriture est ultra paresseuse, on ne cherche à aucun moment à rendre les antagonistes intéressants. Comme, trop, souvent dans les comics mainstream le méchant arrive, il met en déroute nos héros et apparaît comme imbattable et il se fait détruire dans le dernier chapitre. Tout va trop vite et au final n’a aucun impact. Il faut arrêter de nous proposer des menaces gigantesques qui mettent nos héros dos au mur si c’est pour les voir triompher en trois coups ! Je suis fatigué de voir ce genre de stratagèmes employés dans les ouvrages de DC (ou d’autres éditeurs).

Et c’est pas fini très cher, quand y’en a plus y’en a encore. Parce que pour le moment on est sur des problèmes qui peuvent revenir régulièrement dans certaines séries mais celle-ci a ses petites pépites. La première étant notre ami Guy Gardner !

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SOS recherche dialogues digne de ce nom

Mon bon ami Guy Gardner. Le personnage le plus beauf de l’histoire. Si tu as lu mes deux premières critiques tu as du comprendre l’attachement que j’avais pour celui-ci. Ses dialogues sont hallucinants de nullité (mais ça on y reviendra), ses actions sont débiles, ils retournent les situations sans qu’on comprenne comment et juste parce qu’il le faut pour le scénario. Bref ce mec est à jeter directement à la poubelle. Arrêtez de le mettre dans ces séries, laissez croupir dans un coin ou alors réécrivez-le correctement bordel.

Et vu que je viens d’en parler passons aux dialogues. Ces dialogues qui me laissent sur le cul, qui me laissent pantois en les lisant. Ils sont d’une nullité affligeantes sérieusement. Le nombre de one-liners de cet ouvrage est démentielle, et attention y’a pas que Guy qui y a droit. John Stewart, Hal Jordan, Kyle Rayner, tout le monde y passe. On se croirait dans un film de The Rock merde ! Robert Venditti il est auteur ou c’est juste un pigiste dans un coin ? Comment on peut écrire des répliques aussi clichées ? Aussi beaufs ? J’ai vraiment pas l’explication, vraiment ! Ne vous attendez donc surtout pas à de la haute voltige, on frise le raz des pâquerettes à tout moment.

 

C’est enfin fini en ce qui concerne l’intrigue de cette oeuvre et je vais faire assez rapide sur ses représentations. C’est Ethan Van Sciver qui s’en charge comme depuis le début de la série. Ses pages sont toujours agréables à l’œil, dans le style qui est le sien. Y’a quelques bonnes idées mais ça reste du même niveau que les tomes précédents et donc il n’y a pas vraiment d’apport ou de progression. Par contre je n’en démords pas et je persiste et signe, cette série fait preuve d’un grand manque d’imagination au niveau des projections des lanterns. Devinez quoi dans ce troisième ? On se tape encore des gros guns et des missiles ! Sérieusement ? Chez les lanterns y’a donc que des militaires, et surtout que des militaires humains ? Y’a pas genre des extraterrestres avec des civilisations complètement différentes de la nôtre qui pourrait donc amener de l’originalité ? Et bien non ! C’est à l’image de cette série, un comics popcorn qu’on consomme en y prêtant pas une grande attention et qui recycle des idées vieilles de 1000 ans.

Mon temps de lecture est compté et on en a pas autant que l’on souhaiterait, c’est pour cela que c’est le dernier tome de cette série que je lirais. Rien de ce qui est proposé n’est réellement intéressant, les personnages n’évoluent pas, les intrigues sont cousues de fil blanc et ses dialogues sont probablement les pires que j’ai jamais pu lire. Je n’attends maintenant qu’une chose, c’est que Grant Morrison ait une réelle proposition pour le reboot de la série et que Liam Sharp apportera son soucis du détail pour les illustrations. Save Private Lantern !!

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-66 WD-Icon-65 WD-Icon-65 WD-Icon-65

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