Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. On se rapproche tout doucement du cap des 100 reviews dans ce format sur le blog. Pour vous mettre dans la confidence la 100ème est d’ailleurs déjà écrite, mais je divague. Aujourd’hui nous sommes dans la 98ème Comics review et celle-ci portera sur le comics Ether de Matt Kindt et David Rubin. Celui-ci fait l’objet de la campagne promotionnelle d’Urban Comics sur certains séries indépendantes et est donc vendu au prix de 10€. Comme toujours le prix attractif peut vous permettre de vous lancer sans trop de risque mais voyons ensemble s’il faut le prendre pour ce comics ou plutôt pour un autre.

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Ce tome nous narre les aventures de Boone Dias, scientifique émérite, détective inter-dimensionnel et unique représentant de la Terre pouvant se rendre dans l’Ether. L’Ether est une contrée magique accessible via un portail se trouvant en Italie. Ce monde est peuplé de créatures étranges tout en étant régit par la magie, tout du moins c’est ce que l’on croit. Alors que Boone se rend une nouvelle fois dans ce monde, il est abordé par Glum, le gorille violet gardien du Carrefour, le portail liant les deux mondes. Celui-ci l’informe que le maire de la plus grande ville de l’Ether le recherche afin d’élucider une enquête insoluble. Il n’en faut pas plus à notre aventurier pour relever le défi.

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Via le personnage de Boone nous allons explorer l’Ether pour découvrir ses mystères et ses règles. Le lieu semble régit par une magie qui n’est pas développé par l’auteur, et pour cause. Boone réfute complètement la présence de magie même dans ce monde. En tant que scientifique il s’attache à tout expliquer de manière rationnelle et scientifique. Par exemple lorsqu’il trouve une balle de pistolet pouvant changer sa trajectoire il va tenter de trouver une explication à ce phénomène. Comme le dit Matt Kindt dans les bonus de ce comics, Boone prend à contre pied le lecteur qui souhaiterait découvrir les pouvoirs de cet endroit. Néanmoins celui-ci sert à démonter toute tentative d’irréel dans l’Ether et de ce fait il apparaît comme un personnage assez inédit face à ce type de découverte. Cela vient également du fait qu’il a une longueur d’avance sur le lecteur quand à la découverte de ce monde qu’il a déjà parcouru en long et en large en le cartographiant. Tout cela encore une fois pour renforcer son aspect terre à terre, ce que je suis capable de cartographier ne peut être magique.

Bien qu’au début je ne voyais l’histoire que comme une sympathique aventure de science-fiction et d’enquête, Matt Kindt arrive dans les derniers chapitres à développer son personnage principal de manière plutôt tragique. Je ne vous dirais bien sûr pas de quelle manière mais en seulement quelques cases et pages il définit une backstory extrêmement intéressante pour son héros. Cela le ramène à sa présence sur Terre et son devoir d’exploration de l’Ether qui donne un véritable relief au tome.

Le potentiel me semble infini sur ce genre d’histoire, Matt Kindt créé une dimension assez folle et ne gratte que le sommet de l’iceberg dans ce premier tome. Il y a encore tant à découvrir à l’intérieur qu’on ressort en attendant impatiemment la suite tout en se disant qu’on n’a eu droit qu’à un hors d’oeuvre pour le moment.

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Parlons des illustrations maintenant, David Rubin est présent pour cette partie que ce soit sur les dessins, l’encrage, la colorisation ou le lettrage. Ça en fait du travail ! Je découvre ce dessinateur sur ce tome et sur un que j’ai lu il y a peu et qui sera la 100ème review (à vous de deviner maintenant). Je suis légèrement partagé concernant son style, à certains moments je suis complètement conquis et à d’autres j’ai une certaine retenue qui m’empêche de complètement l’apprécier. Je pense que cela vient d’une représentation légèrement cartoon à certains moments qui a du mal à s’allier avec le reste de son oeuvre. Par contre il y a bien une de ces casquettes qui me conquis complètement. Et c’est le travail sur la colorisation qui est démentielle. La palette de couleurs utilisée est immense et colle parfaitement à un monde magique tel que l’Ether. Il utilise d’ailleurs les couleurs pour situer Boone sur Terre ou dans cette dimension parallèle de manière très efficace. On sait immédiatement où l’on se situe uniquement grâce à la couleur de la planche. Le découpage est également un des points forts de l’oeuvre et propose un vrai dynamisme. Mon oeil est rarement autant attiré par la colorisation d’un comics et quand il l’est ça montre la qualité du travail de cette partie.

 

Ether ne sera pas le comics de l’année c’est certain, néanmoins il représente une aventure très rafraîchissante dans un monde magique. Son personnage assez novateur, qui va tenter d’expliquer la magie de l’Ether, dispose d’un développement très subtil et assez tragique. J’espère en voir plus dans la suite sur cette notion. Niveau dessin David Rubin réalise un travail de qualité notamment sur la colorisation qui est absolument dingue ! Un petit comics très sympathique à prix réduit.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-66 WD-Icon-65

 

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