Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Après avoir parlé de Batman White Knight la semaine passée, on repart dans le cadre de la continuité DC avec l’actuel DC Rebirth. Et plus précisément je vais te parler de l’une des séries étendards de l’éditeur à savoir Detective Comics. Le précédent tome avait posé de bonnes bases pour attendre du très bon pour cette série. Le second transforme-t-il l’essai ?

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Après avoir combattu la Colonie et emprisonné son leader, le général Kane, non sans mal avec la disparition de Red Robin, l’équipe nouvellement créé va devoir faire face à une nouvelle menace. Batman, Batwoman, Spoiler, Cassandra et Gueule d’Argile voit apparaître le Syndicat du Crime. Organisation de défense de Gotham qui cherche à protéger ses citoyens de la plus grande menace de la ville, selon eux, le chevalier noir. Chacun des membres de cette équipe de super vilains est une victime collatérale de la croisade de Batman, ce qui en fait donc le premier responsable.

Cette idée, on va être sérieux deux minutes, a été utilisé un nombre incalculable deux fois. Pas directement de cette manière mais vous avez déjà forcément lu ou entendu dans une oeuvre Batman que Bruce était le responsable de la création des super vilains de la ville après avoir enfilé le costume. Rien de neuf sous le soleil avec cette idée. On l’approfondit légèrement en prenant des victimes collatérales, c’est à dire des personnes qui au départ n’étaient pas en conflit avec Batman, même si on pourrait trouver des exemples de la rogue galerie qui correspondent. L’exécution commençait néanmoins plutôt très bien. On avait un sens de danger dans la représentation de chacun des antagonistes et surtout de leur chef. Malheureusement à la fin de cette lecture je n’arrive pas à m’enlever l’idée que Tynion IV ne va pas assez loin, qu’il n’effleure que la base de cette idée de victimes collatérales. Cet aspect est donc une légère déception pour moi. De plus, je ne peux que comparer avec le White Knight de Murphy qui parle également des dommages collatéraux du justicier et qui le fait d’une manière tellement plus intéressante.

 

D’un autre côté la force du premier tome est toujours présente avec la mise en avant de personnages qui sont plus régulièrement en retrait, notamment dans la série Batman principale. Y’a du bon, comme du moins bon on va pas se leurrer. Autant l’apport de Batwoman est indéniable, étant la cousine de Bruce elle permet d’explorer des facettes chez ses deux personnages qui fait son effet. Les deux derniers chapitres qui mêlent les débuts de la justicière avec le présent et l’incarcération de son père sont le highlight de cet ouvrage. Par contre mettre en avant des personnages méconnus ça peut vouloir dire se rater lamentablement. C’est le cas avec Luke Fox, aka Batwing. Je veux bien passer outre le fait que ce soit encore quelqu’un de lié à un personnage connu de l’univers du chevalier noir. Par contre amener un personnage pour au final ne proposer qu’une combinaison entre Batman et Iron Man qui ne sert à rien, là j’ai du mal à comprendre.

Alors oui cette série n’est pas mauvaise, oui c’est probablement dans le haut du panier du Rebirth mais je la trouve pour l’instant un peu fade. Outre le fait que certains personnages souvent en retrait sont mis en avant, que doit-on retenir de cette série ? Pour ma part, pas grand chose. Je sais pertinemment qu’entre chaque tome je dois retourner feuilleter le précédent pour me souvenir ce qu’il s’est passé. Rien de marquant ne se passe finalement et est-ce qu’on ne lit pas des histoires pour cela ?

Et malheureusement côté graphique c’est la même chanson. Le style des différents artistes qui sont à l’oeuvre est beaucoup trop classique pour faire décoller le reste. A l’exception des deux chapitres sur Batwoman qui propose une vraie idée artistique, le reste est fade. Quelques planches par-ci par-là attirent l’œil mais ce n’est jamais l’extase. Les quelques idées de découpage relèvent légèrement la donne, mais ce n’est pas suffisant pour m’enthousiasmer.

 

Comme vous pouvez le voir ce tome me laisse sur ma faim, tout comme cette série pour le moment. James Tynion IV a des idées, c’est indéniable, mais il ne va pas jusqu’au bout et c’est un syndrome récurrent dans les publications mainstream DC (foutu statut quo vous avez dit ?). Soit disant une des meilleures séries Rebirth, je n’arrive pas à m’y faire. Lisant beaucoup d’extraordinaires histoires chez les éditeurs indépendants j’ai l’impression d’avoir de plus en plus de mal à apprécier ce que me propose DC, à l’exception de quelques fulgurances.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65 WD-Icon-65

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