Low, c’est le point d’entrée de ma passion pour les comics, alors forcément je suis attaché à cette œuvre et je ne suis pas le plus objectif quand j’en parle. Malgré ça, je vais essayer de l’être pour cette review.
Pour commencer, il faut savoir que c’est une œuvre écrite par Rick Remender. Pas besoin de le présenter, mais pour le cerner un peu, c’est à lui qu’on doit Tokyo Ghost ou Deadly Class. Des classiques qui je l’espère font partie de vos collections.
Avec lui, on retrouve aux dessins Greg Tocchini, un artiste de talent qui commence à avoir un peu de bagage dans sa biographie.
Et franchement, sans Tocchini, LOW perd beaucoup de l’essence qui fait de cette œuvre un petit bijou. C’est ce qui m’a séduit de suite pour ces comics. Le dessin ne fait pas dans le classique. A cela on rajoute une palette de couleurs variée qui donne une identité unique et on obtient une oeuvre originale vraiment plaisante pour les yeux. Certains n’adhéreront pas au style, c’est certain, mais je pense que ça vaut le coup d’œil malgré tout.

Image LOW Couverture

Bon on passe aux choses sérieuses. Du côté du scénario de l’oeuvre, c’est un très bon premier tome. On comprend très vite les enjeux de chaque personnage. On cerne bien dans quel environnement évolue tout ce beau monde et on apprend très vite que l’humanité est dans un sacré merdier. En effet dans cet univers, Rick Remender est allée très loin dans le futur de la planète terre. Du coup ça donne un soleil qui grossit, la radioactivité qui augmente et une planète qui n’est plus habitable en surface. On évolue dans un environnement sous marins, peuplés de nombreuses créatures gigantesque et de quelques millions d’humains tous rassemblés dans des villes sous marines géantes. Ces villes sont ni plus ni moins que des cercueils pour l’humanité qui a complètement perdu espoir de survie.

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En parlant d’espoir c’est autour de ce concept que s’articule l’oeuvre. On suit la famille du dernier timonier de Salus, qui a ici un rôle de chasseur. C’est lui qui doit ramener assez de nourriture pour la survie de la ville. La particularité des Timonier dans cet univers c’est qu’ils sont les seuls à pouvoir contrôler des scaphandres ultras puissants. Quand je dis puissant c’est que ça ressemble pas mal à un Iron-Man des fonds marins. L’ADN des Timonier est donc un objet de convoitise car c’est lui qui permet d’activer le dit scaphandre. C’est pour cette raison que la famille est attaqué au début du tome. Les deux filles du couple sont enlevés et le timonier est tué, laissant femme et fils comme uniques survivants. Une femme qui va toujours garder l’espoir de réussir à sauver ses filles. Ne jamais renoncer même dans les pires moments c’est son créneau à cette maman. Dix ans après le drame elle reçoit le signal d’une sonde de recherche de planète habitable qui revient dans l’atmosphère terrestre. Elle décide donc d’embarquer son fils pour aller récupérer la sonde qui s’est écrasée à la surface. Mais entre le fils fataliste, le manque de matériel pour atteindre la surface et les péripéties qui amèneront la mère sur la piste de ses filles disparues, le voyage s’annonce compliqué et plein de rebondissement.

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Autre point à souligner sur l’oeuvre, c’est le fait que l’auteur dépeint un monde violent dans tous les sens du terme. L’humanité en est réduite à attendre ses derniers instants en se vautrant dans la drogue, le sexe et la violence. Il n’y a plus de place pour le bonheur véritable. Et pourtant, l’espoir de la mère est si puissant qu’il est contagieux. Notre héroïne est la dernière à croire à un futur meilleur. Tout au long du premier tome l’existence de l’espoir de cette mère sera remis en question. Parfois avec dédain, parfois avec compréhension et admiration. Certains lecteurs trouveront d’ailleurs qu’il y a peut-être trop de conversation au sein de ce comics et pas assez de moment de contemplation. Cela casse peut-être un certain dynamise de l’oeuvre. Mais cela s’explique par le fait que la série est en 4 tomes. Il est donc essentiel de poser les bases des relations entre les personnages et leurs environnements pour rendre plus dynamique la suite de l’oeuvre.

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Forcément, je vous recommande ce premier tome parce qu’il ouvre sur une très bonne série qui oscille entre science fiction et post-apo. L’histoire n’est pas construite pour que tout ce passe bien, rien n’est prévisible et pourtant ça va continuer de parler d’espoir. D’ailleurs, je vous parlerais sûrement de la suite dans mes prochaines reviews.

3 réflexions sur “Parlons en! LOW Tome 1

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