Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Nous allons continuer ensemble notre chemin dans l’univers de Locke & Key réédité par le très bon éditeur Hi Comics. Aujourd’hui on dépasse la moitié de l’oeuvre avec la review du quatrième opus. Si le tome un et deux m’avait conquis scénaristiquement, la partie graphique m’avait plus déçu. Mais tout cela avait été remis à niveau avec le précédent ouvrage où Gabriel Rodriguez regorgeait d’idées de mise en scène. J’espérais beaucoup de ce quatrième tome, devenant de plus en plus fan de cette série.

Je ne vais pas vous faire de résumé plus en détails, si vous lisez l’article c’est que vous connaissez la série et donc que vous savez que nous suivons la famille Locke fraîchement arrivé à Keyhouse, la maison familiale. Une suite d’événements très étranges va se produire à la découverte de clés qui donnent accès aux enfants de la famille à certains pouvoirs. Ils doivent combattre la dame noir, aka Bode, qui cherche à détenir le plus de clés possibles mais surtout la clé de la porte noire.

Ce tome esquisse une action que je souhaitais depuis quelques temps, en commençant à définir les contours des motivations de Bode. On le voyait jusqu’à présent comme un antagoniste qui se mettait en travers du chemin des Locke mais sans réel détail sur le pourquoi. On était sur un méchant assez lambda en terme de motivations jusqu’à présent. Maintenant on en apprend plus sur son besoin de se procurer la clé de la porte noire, tout du moins un personnage nous en donne une explication. C’est encore extrêmement sommaire mais on avance, petit à petit.

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En parlant de chose qui avance petit à petit, je suis toujours frustré que l’on est aucune explication sur la provenance des différentes clés. Comme je l’ai dit on a passé la moitié du récit, les enfants et Bode continuent à découvrir de nouveaux pouvoirs mais nous n’avons aucune bride d’informations sur leur provenance. Comment se sont-elles retrouvées là ? Est-ce Keyhouse qui détient le pouvoir des clés ? … Je trouve que Joe Hill reste beaucoup trop en surface sur ses différents aspects. Je l’ai déjà dit l’auteur est extrêmement ingénieux et créatif sur les différentes habilités que procurent les clés, c’est encore le cas dans ce tome d’ailleurs. Mais il élude complètement les questions de la provenance de leurs pouvoirs et cela me frustre énormément. On est au courant maintenant que les clés donnent des pouvoirs et des pouvoirs très cools, mais il faut nous en dire plus. Je n’attends pas une explication complète mais je pense qu’après avoir passé la moitié de la série, celle-ci devrait commencer à mettre en place des teasing sur la suite et sur une notion aussi importante de son intrigue.

Et en plus de ne pas donner d’informations de résolution ou d’intrigue, le tome prend un tournant assez inattendu. On passe extrêmement rapidement sur la découverte des pouvoirs des clés nouvellement introduites. Ce qui faisait la force des tomes précédents est donc éludé de manière très étrange, comme si cela était mis au second plan. On se retrouve donc avec une intrigue moins prenante et fun que lors des chapitres précédents. J’ai vraiment du mal à me situer sur ce tome, le précédent avait vraiment monté mes espérances pour la suite et celui-ci les redescend vraiment tellement je n’ai pas réussi à m’impliquer.

Malgré tout, je me dois de noter que j’aime beaucoup l’utilisation du personnage de Rufus. J’avais eu du mal à comprendre qu’il était atteint d’une déficience mentale mais je trouve que Joe Hill n’en fait pas trop à ce sujet. Rufus prend une place un peu plus importante à chaque tome et j’espère vraiment que cela se concrétisera par la suite.

De son côté, Rodriguez continue à avoir un trait qui me laisse pantois malheureusement. Je sais que je n’apprécierais pas cette série grâce à son style et c’est comme ça. L’accalmie que j’avais entre-aperçu dans le tome 3 n’était donc que l’histoire d’une fois et il revient sur des chapitres beaucoup plus classiques. Exception faite du premier de cet ouvrage, qui utilise deux styles bien opposés, à tel point que je me suis demandé si Rodriguez était toujours bien seul aux dessins. L’artiste démontre ses capacités à changer de trait et c’est tout à son honneur. Néanmoins cet exercice de style n’apporte pas grand chose de plus au récit.

Vous l’aurez compris j’ai bien chuté suite à la lecture de ce quatrième tome de Locke & Key. Une narration étrange de la part de Joe Hill qui n’utilise plus ce qui faisait la force de sa série jusque là et des zones d’ombre encore beaucoup trop présentes sur des parties essentielles de l’oeuvre ma laisse sur ma faim. J’espère de tout cœur que les deux derniers tomes sauront me reconquérir et terminer l’histoire en apothéose.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65 WD-Icon-65

 

2 réflexions sur “Comics Review 84 : Locke & Key #4

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