Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Aujourd’hui je ne vais pas te parler d’histoires récentes comme j’en ai plus ou moins l’habitude. Dans cette review on va partir en plein cœur des années 80. Je vais aborder ici, un comics qui dispose enfin d’une nouvelle édition VF chez Urban Comics et qui aura servi de redéfinition d’un personnage mythique de la Distinguée Concurrence. Partons donc pour l’exploration de ce beau pavé de plus de 450 pages qu’est Man of Steel de John Byrne et Marv Wolfman.

En 1985, DC secouait un peu son univers qui contenait de plus en plus d’incohérences avec les 50 années de publication. La tâche avait été confié à Marv Wolfman et George Pérez de mettre un tacle glissée dans les différents mondes du multivers et autant dire que ce Crisis on Infinite Earths est rentré dans l’histoire et est un tome absolument dantesque. La suite était donc à écrire et les têtes pensantes de l’éditeur ont décidé de confier à John Byrne de redéfinir les origines de Superman dans une mini-série de 6 épisodes intitulée Man of Steel. C’est ce que contient ce tome, ainsi que la suite avec la série Superman qui repart à un numéro #1, certains chapitres d’Action Comics et de Adventures of Superman.

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Le tome s’ouvre sur la mini-série et attention la barre est mise tellement haute !!! Les origines de Superman on les connait, un jeune garçon de la planète Krypton envoyé sur Terre par ses parents pour éviter la destruction de leur planète. Recueilli par une famille du cru américain il découvrira ses pouvoirs durant son enfance et deviendra Superman. Il deviendra journaliste au Daily Planet, à Metropolis, tombera amoureux de sa collègue Lois Lane, aura comme ennemi juré le richissime Lex Luthor, … Tout cela est présent dans ces 6 chapitres et pour cause c’est en partie grâce à ceux-ci que nous avons de telles origines pour le personnage. L’auteur arrive à distiller énormément d’informations, d’alliés, d’antagonistes très rapidement et sans que cela donne un goût de trop grande rapidité. Son histoire est maîtrisée et l’on comprend à la lecture pourquoi elle aura été canon pendant de nombreuses années. La parallèle évident avec un autre personnage célèbre de DC est bien sûr le Year One de Frank Miller. Si Miller a la paternité moderne de Batman, John Byrne détient clairement celle pour Superman. Si, tout comme moi, vous ne lisez pas beaucoup de tomes dédiés à l’homme d’acier je ne saurais que trop vous conseiller ces 6 premiers chapitres, ils pourraient avoir l’effet de vous donner envie d’en connaitre plus sur le personnage. Et pour les cinéphiles dans la salle, je pense que vous verrez un gros parallèle avec le Man of Steel de Zack Snyder (ce qui n’aime pas ce film, vous sortez ! :p)

Je ne parle pour l’instant que des 6 premiers chapitres des 17 que comportent ce tome. Il y a une raison, qui est que la qualité baisse légèrement à mon sens par la suite. Je trouve les chapitres écrits par Marv Wolfman en dessous de terme de qualité et d’intérêt que ceux de Byrne. Le fait que ce soit des épisodes dispersés et non une histoire linéaire comme la mini-série joue certainement dans mon ressenti. Les chapitres qui voient Superman se retrouvaient sur Apokolips, terre de Darkseid, sont très bons. D’après ce que j’ai lu ils ne sont pas inédits et peuvent être trouver dans la collection La Légende de Darkseid, mais ne les ayant pas lu cela n’a pas joué en défaveur de l’oeuvre.

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Il me reste à parler de la partie graphique des différents chapitres. Plusieurs dessinateurs sont bien évidemment à l’oeuvre et Byrne est encore une fois celui qui s’en tire le mieux à mon goût. Outre sa représentation colorée et joyeuse de notre héros, il met en place des cases absolument géniales. Celles-ci arrivent le tour de force de démontrer la vitesse de Superman par rapport aux humains qu’il combat. J’ai rarement ressenti à ce point la mise en lumière de ses pouvoirs surhumains et je suis resté bloqué sur le procédé utilisé par Byrne. C’est tellement fluide et simple que ça en devient du génie. En revoyant les photos que j’ai prise, j’ai l’impression qu’elles ne font pas gloire à ce que vous pouvez trouver dans ses pages mais prêtez-y bien attention. Après comme vous pouvez le voir, on est sur du old-school et je sais que certains y sont réfractaires. Je n’apprécie pas toujours les publications anciennes mais ici on est vraiment en présence d’un tome de qualité sur ses illustrations.

Vous l’aurez compris ce premier tome de Man of Steel est un vrai coup de coeur, ses six premiers chapitres sont vraiment exceptionnels en terme de qualité et de définition d’univers, d’alliés et d’antagonistes pour l’homme d’acier. Le tome vaut complètement le déplacement uniquement pour ces chapitres. Pour le reste, on perd un peu de qualité à mon sens, même si la lecture reste bien sûr agréable. En plus de cela John Byrne est également très fort sur les dessins et vous ressentirez probablement la puissance et les pouvoirs de Superman de manière inédite. Pour résumer que vous soyez fans du personnage ou novice comme moi, foncez sur ce premier tome de cette série en quatre tomes. J’espère de tout cœur que la suite restera d’aussi bonne qualité.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-66

3 réflexions sur “Comics Review 82 : Man of Steel #1

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