Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Pour surfer sur l’actualité et la sortie du 5ème tome de la série Batman Rebirth vendredi dernier, j’avance la publication de ma review qui porte sur cet ouvrage. On continue donc cette série de Tom King publié par Urban Comics et qui pour l’instant allie le très bon voir l’excellent avec I Am Suicide et I Am Bane, mais également le dispensable et sans intérêt comme I Am Gotham et la Guerre des rires et des énigmes. Pour celui-ci sera-t-on sur un slam dunk, un loupé abyssal ou juste quelque chose de passable ?

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Ce cinquième tome peut se découper en trois parties bien distinctes dans la version VO dont je dispose. Les trois premiers chapitres nommés Rules of Engagement scénarisé par Tom King et dessiné par Joelle Jones. Dans ceux-ci Batman et Catwoman se rendent en Asie, dans le désert, et vont trouver sur leur route Talia Al Ghul pour des discussions plus que musclées. La seconde partie contient deux chapitres de la partie Super Friends, toujours scénarisé par Tom King et dessiné par Clay Mann. On y retrouve un parallèle entre le duo Batman/Catwoman et Superman/Lois Lane, quant à savoir comment gérer la nouvelle des fiançailles des premiers nommés. Et pour finir le dernier chapitre n’est autre que le fameux Batman Annual #2 de l’an passé qui a la réputation d’être l’un des meilleurs chapitres du personnage depuis de nombreuses années et qui retrace la relation entre nos deux tourtereaux. Cette partie est est présente dans un tome dédié chez Urban Comics nommé A la vie à la mort. J’en parlerais en fin d’article, si tu ne l’as pas lu tu pourras passer cette partie afin de conserver la surprise totale, même si je ne spoile pas.

Comme dans le run de notre cher ami Tom King, il y a encore une fois à boire et à manger dans ce volume. Les trois premiers chapitres sont absolument magnifiques ! Joelle Jones réalise un travail de malade et je pèse mes mots. Ses traits sont absolument sublimes et donne une profondeur à tous les personnages qu’elle dépeint. Et bien sûr Bruce et Selina sont le plus mis en avant par son travail. Leur costume du désert respire la prestance et je suis très content que DC ait rendu canon le costume apocalyptique de Ben Affleck dans Batman v Superman. Les premières pages sont à couper le souffle de beauté. Les couleurs sont parfaites pour retranscrire cet endroit du globe et pour trancher avec les teintes de gris et noir dont on est coutumiers sur les séries du chevalier noir. Si ces chapitres ne vous hypent pas pour la série Catwoman écrite et dessinée par Joelle Jones, je ne sais pas ce qu’il vous faut !

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Après niveau histoire c’est pas spécialement la folie, les deux essaient de retrouver l’ancienne amie de Selina pour laquelle elle a endossé la responsabilité des meurtres. Ils ont besoin d’elle afin de disculper Catwoman pour qu’elle puisse se marier avec Bruce. En trois chapitres cela passe très vite et on reste encore une fois extrêmement en surface sur le déroulé de l’intrigue, c’est encore une fois un teasing de plus pour la suite. Là où King excelle, et on commence à le savoir maintenant, c’est sur la compréhension des personnages. Selina connait et comprend parfaitement Bruce et pourquoi il s’est engagé dans sa croisade contre le crime. Cela apporte énormément à l’histoire mais si celle-ci pouvait avancer légèrement plus rapidement on ne s’en plaindrait pas. De plus King apporte un passé intéressant à Talia qui lui donne plus de relief que la simple méchante bas de gamme.

Vient ensuite Superfriends, et c’est là où ça s’écroule un peu. King explore les différences et les similitudes dans la relation entre Bruce et Clark, vous l’aurez compris il adore parler des relations des personnages connus de DC. Néanmoins ça reste particulièrement inintéressant et ça ne raconte absolument rien. C’est en partie ce genre de chapitres qui abaisse la qualité de son run à mon avis, et la raison est toute simple. Les 100 chapitres ! King a annoncé depuis le départ qu’il avait 100 issues de prévu sur le personnage, mais je pense qu’il a une vision globale et qu’il doit remplir pour pouvoir y arriver. En y pensant cela me fait penser aux filer dans un manga ou un animé, le genre de chapitres qui permet juste de gagner du temps et de faire patienter le lecteur pour la suite.

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Et pour finir nous avons droit au fameux Batman Annual #2 qui répond complètement aux attentes liées à sa réputation. Comme dit plus haut si tu ne t’aies pas procuré le tome A la vie à la mort tu peux passer directement à la conclusion de l’article si tu souhaites ne pas disposer q’aucune information avant la lecture.

King sait écrire des histoires de Batman qui nous touchent et celle-ci en est le parfait exemple. Il nous montre la relation entre Bruce et Selina tout au long de leur vie, de leur première rencontre, à leur premier baiser jusqu’à la fin de leur vie commune. Et avec cette histoire on touche un point très intéressant, le statut-quo. Vous le savez DC et Marvel adorent leur continuité, tout ce qu’écrivent les auteurs doit rester dans cette sacro-sainte continuité ou du moins doit avoir une explication si elle dérive. Ici King nous propose l’un des chapitres les plus forts que j’ai pu lire sur Batman parce qu’il se permet d’oublier la continuité. Il fait avancer les personnages jusqu’à nous les montrer vieillissant. Et donc comment se fait-il que cette histoire, qui est acclamé par la critique, n’influe pas sur la politique éditoriale des big two ? Pourquoi ne pas prendre ce risque d’oublier le statut-quo pendant un run et d’aller au bout des choses ? Je ne pense pas que les lecteurs seraient perdus si on leur explique que chaque run est indépendant et qu’il peut se lire sans avoir connaissance du précédent. Cela pourrait même les aider à aller chercher les nouveaux lecteurs qu’ils convoitent tant avec leur incessant reboot. Vous en pensez quoi ?

Et outre la qualité du récit, ce chapitre est sublimé par les dessins somptueux de Lee Weeks. Il imprime une ambiance très urbaine et simple à ces personnages et proposent des planches d’une telle beauté. J’ai loupé ce chapitre en VO mais si je le trouve je l’achète direct tellement il est bon.

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Comme l’essentiel de son run jusqu’à présent, Tom King allie le sans intérêt et le génialissime dans ce cinquième tome. Il continue à démontrer qu’il comprend les personnages qu’il écrit et leurs relations mais se perd souvent dans des chapitres filer qui seront bien vite oubliés. Joelle Jones et Lee Weeks réalisent un travail dantesque aux dessins et nous balance un nombre de planches marquantes incalculable. Ce Batman Annual #2 légitime à mon sens amplement et à lui seul l’achat de ce volume.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-66 WD-Icon-65

 

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