Bonjour bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans la première vraie review que je vais écrire pour le blog 🙂

Petit retour après un été bien chargé (si vous ne savez pas pourquoi, je vous invite à aller lire ma saga de l’été :p), je vais aujourd’hui vous parler de Tom King ! Oui, le même Tom King qui nous livre une superbe histoire dans Batman (que Martin s’amuse à décortiquer dans ses différents articles sur le blog), mais dans sa précédente vie, avant de signer une exclu chez DC, quand il bossait pour la concurrence, chez Marvel. Et ce n’est pas moins, à mon sens, le meilleur comic publié par Marvel de la dernière décennie : The Vision.

Ecrit donc par Tom King accompagné de Gabriel Hernandez Walta aux dessins, The Vision nous offre une immersion dans la vie de… Eh bien de Vision, comme le titre a pu mettre la puce à l’oreille des plus perspicaces d’entre vous. Par contre, pas question de parler du Vision super-héros, non. Vous me connaissez maintenant, ils m’en faut plus que ça pour adorer un livre. Ici on va s’intéresser à l' »homme » derrière la machine, Vision dans sa vie privée, qui se cherche un peu en tant qu’être vivant. Et quoi de plus humain que d’avoir une famille aimante et une petite vie toute rangée dans les suburbs ? Eh bien manifestement rien 🙂 Alors Vision se met en tête de se créer une femme (Virginia), une fille (Viv, que vous pouvez d’ailleurs retrouver dans la série Champions sortie de Civil War 2), et un fils (Vin). Mais pour tous les spectateurs de Deseperate Housewives ou de American Beauty, vous savez très bien que la vie dans les suburbs, c’est pas si tranquille que ça. Et Vision n’échappe pas à la règle.

 

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Le livre débute sur une vie absolument normale qu’on pourrait avoir dans une famille traditionnelle américaine telle que montrée dans les séries à petit budget scénaristique :  le père est employé par la Maison Blanche en tant que conseiller du président sur les questions super-héroïques, la mère reste au foyer, les enfants vont à l’école pour apprendre à être des enfants « normaux » humains. Tout ce petit monde s’amuse bien, jusqu’au jour où le Grim Reaper décide d’attaquer la maison, et en particulier Viv. Sa mère intervient, mais n’ayant aucune conscience de sa force et de ses capacités, le tue. Et c’est là le point de départ de tout ce qui va partir en cacahuète derrière : le mensonge de Virginia qui n’avoue pas le meurtre du Grim Reaper à son mari.

Ce que j’aime particulièrement dans ce comic book, c’est justement qu’on s’en fout du Vision super-héros, il fait 2/3 apparitions en costume où il combat Giganto par exemple, mais on se concentre surtout sur une famille d’androïdes synthétisoïdes je-ne-sais-quoi-ïdes en train d’essayer de vivre une vie normale. Et surtout on s’attarde sur à quel point c’est difficile pour une famille différente de s’intégrer dans un environnement formaté, où tout le monde est bien comme il faut, limite copier coller d’une maison à l’autre. C’est vraiment très intéressant de voir comment Vision fait tout pour essayer d’avoir une vie normale. Son idée de la famille parfaite, et justement de cette normalité de la famille, qui va vite voler en éclat au fur et à mesure que l’histoire avance.

 

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L’autre force de ce livre est également sa narration fine, léchée, et très fidèle au personnage de Vision. Une sorte d’introspection dans les pensées de chacun des membres de la famille. On se prend au jeu de voir comment les personnages vivent des émotions très humaines et se retrouvent perdus face à ce qu’ils ne connaissent ni maîtrisent pas. On passe par toutes sorte d’émotions : on rigole, on est ému, surpris, touché… On se laisse facilement emporter par cette « dramédie » familiale, et franchement, je vous mets au défi de finir le livre et de ne pas en vouloir plus.

Pour les informaticiens / logiciens / mathématiciens qui lisent ces lignes (avec Martin on est au moins 2), vous aurez plaisir à redécouvrir le fameux problème P / NP à la sauce Vision, ce qui personnellement m’a fait sourire, de voir ceci porté dans un comic book.

 

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Côté dessin… C’est une merveille. Les couleurs, les dessins, les lettres, tout est magnifique. L’art des pages sublime le récit et la narration par les personnages. J’ai souvenir d’avoir lu dans les back-pages d’une des issues un commentaire de King disant qu’il avait juste noté « She reads a letter and cries » (ou quelque chose du genre) dans son script, et le rendu de la page, l’émotion que l’art faisait passer sur cette petite phrase était assez impressionnant.

 

Voilà qui conclue cette review ! Si ça vous a donné envie de lire le run, il est disponible en VO en Hardcover dans l’une des plus belles éditions qu’il m’est était donné de voir, avec en back-issue un nombre assez incroyable de bonus, allant des interview à des concept-arts en passant par les scripts originaux. Pour la VF, 2 tomes ont été publiés par Panini. Vous pouvez retrouver tout ça sur Amazon ou chez votre libraire préféré !

Et vous, qu’en avez-vous pensé de ce livre ? Dites nous tout dans les commentaires !

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