Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Aujourd’hui je réalise dans cette review un travail d’utilité publique, que dis-je d’utilité nationale. En effet je me dois de te convaincre de te procurer le nouveau tome des éditions Paperback qui sort aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies. Si tu as prévu de le lire, tant mieux car ce que tu vas lire va finir de te hyper, si ce n’est pas encore le cas, lis ce qui suit et pars acheter cette pépite.

Il y a quelques mois, un magnifique événement tenait lieu en France et c’est le Free Comic Book Day, le jour où les éditeurs et les libraires offrent des comics pour te faire découvrir leurs publications. Casterman venait de lancer son label de comics US Paperback et pour marquer le coup ils avaient sorti un fascicule sur Magnus et celui-ci avait fini en coup de coeur de bon nombre de personnes qui avaient eu la chance de le lire. J’en avais parlé dans mon débrief des publications de cette journée et il était tout en haut de mon top. Avant de te parler plus du contenu, on va parler un peu contenant. Comme je l’avais dit dans mes reviews des premiers tomes de Paperback (Mech Academy et Au temps des reptiles), le label dispose de l’expérience de Casterman qui a de la bouteille dans le monde de l’édition de BD. On est donc en présence d’un produit très bien finalisé, avec des pages bien épaisses et une reliure qui tient la route. Je ne pense pas que vous aurez de problème dans ces éditions, et j’adore toujours autant les couvertures en mode BD qui sont utilisés ! Aucune inquiétude à vous faire concernant l’édition donc, on est sur du très bon.

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Trêve de paroles, attaquons-nous enfin au sujet. Ce tome nous transporte à New York en 2050 dans un futur où les hommes ont développé des intelligences artificielles pour les aider lors du quotidien. Ils ont donc à disposition des majordomes qui effectuent l’ensemble des tâches ménagères pour eux, ou bien des chiens électroniques, … Les entreprises développant ces machines sont rapidement devenus les plus puissantes du monde mais leur processus de création des IA n’est pas parfait. En effet les codeurs ne maîtrisent pas complètement leurs créations car elles sont amenés à improviser et à changer leur manière de réagir. Ces machines ont finalement commencé à s’auto-confronter à leur situation d’esclaves et sont devenus dépressifs. Pour palier à ce problème les humains ont donné les moyens aux machines via un loi de s’exporter 4h par jour dans ce qui est appelé le nuage. Ce nuage est un monde numérique où seuls les IA peuvent pénétrer, où elles peuvent revêtir l’apparence qu’elle désire et fonder une famille. C’est le nirvana pour ces robots. C’est donc ce monde scindée en deux que l’on va suivre le docteur Magnus, psychologue des intelligences artificielles, qui va enquêter le meurtre de deux humains par leur majordome robot. Elle va devoir pénétrer dans le nuage afin de mener l’enquête et se confronter à son passé.

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Le résumé est assez long car l’univers de l’oeuvre est riche avant même de réellement partir dans l’intrigue. Je ne vous ai pratiquement rien spoilé dans ce résumé, toutes les révélations qui arrivent au cours de la lecture vous sont à découvrir. Si vous êtes fans de SF, ce récit est parfaitement fait pour vous, au vu du résumé vous avez peut-être sentis la vibe I-Robot. Le comics s’en rapproche mais dispose de suffisamment de bonnes idées pour ne pas être juste une pale copie de son prédécesseur cinématographique. Les originalités qu’on avait pu percevoir sont bien présentes, Magnus est un psychologue pour androïdes et le tome nous propose plusieurs séances avec les IA qui sont époustouflantes. Ces actions en tant que médecin ont des conséquences sur le reste de l’histoire. Ce tome ne me laisse pas de marbre et je pense qu’une deuxième lecture s’imposera pour l’apprécier encore davantage.

Kyles Higgins répond pleinement aux attentes que j’avais suite au FCBD et ne me déçoit aucunement. L’intrigue qui était mise en place dans ce chapitre et bien présente ici et les sujets abordés sont intéressantes et bien traités. Je n’en dirais pas beaucoup plus sur son histoire, si vous avez apprécié le fascicule vous allez vous y retrouver dans ce tome et si vous le découvrez complètement laissez vous tenter. Le seul bémol que je lui trouve c’est d’avoir une fin légèrement ouverte à une possible suite qui au final n’a jamais vu le jour.

Et je parle bien du seul bémol, car autant je m’attendais à une histoire prenante avec des sujets de société et des traitements originaux, autant je ne m’attendais pas à prendre une claque pareille sur la partie graphique.

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Le travail de Jorge Fornés, que j’ai découvert via cette oeuvre, est absolument dantesque. Je n’ai littéralement jamais un tome aussi riche et diverse dans les représentations qu’ils proposent. La plupart du temps, un dessinateur propose une vision d’un univers ou d’un personnage qui sort du tas et qui se démarque mais cette vision est unique. Ici on trouve tellement d’influences différentes, tellement d’idées de mise en scène, de découpages, de compositions des planches, de couleurs et de simples représentations qu’on est scotché plus d’une dizaine de fois. Je pourrais passer des heures à vous détailler nombre de planches de ce comics pour analyser les idées qu’a eu monsieur Fornés, je suis resté bouche bée devant son travail exceptionnel. Le mot est vraiment à utiliser ici, lorsque vous allez ouvrir ce tome vous allez être en présence de quelque chose d’unique. Et j’espère de tout cœur ne pas vous le sur-vendre en disant cela.

Ce comics one-shot est une lecture magistrale dont je me souviendrais longtemps. J’étais venu en sachant que j’allais avoir droit à une histoire qui me ferait réfléchir tout en proposant une originalité de situations et je ressors comblé sur ces aspects mais également abasourdi par la qualité du travail graphique proposé. C’est probablement le meilleur comics que j’ai pu lire jusqu’à présent. Surtout ne passez pas à côté de cette pépite !!!

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67

 

4 réflexions sur “Comics Review 77 : Magnus

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