Salut à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro de Comics Run, l’article où j’analyse le run d’un auteur / dessinateur sur un personnage ou une série de comics. Après avoir parlé de Scott Snyder et Greg Capullo sur Batman et de Robert Kirkman sur Walking Dead, on s’attaque aujourd’hui à une autre propriété de DC Comics. En effet le tome 4 de Wonder Woman Rebirth est sorti il y a peu et il marque la fin de l’histoire conté par Greg Rucka (c’est le 2ème run qu’il effectue sur l’amazone) et illustré par un multitude de dessinateurs dont Nikola Scott, Bilquis Evely et Liam Sharp. Fin de run de 25 numéros, ce qui nous permet d’analyser ce qui m’a plu ou à l’inverse ce qui n’a pas fonctionné sur moi.

Pour changer un peu, on va commencer par le moins bon afin de terminer sur une note positive.

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  • Si vous êtes lecteurs de manga et plus principalement de Neketsu, vous devez connaître un des principes scénaristiques les plus connus des mangaka et qui fonctionnent à peu près à tous les coups. Ce principe narratif est la présence d’un tournoi à un moment ou un autre du manga. Pratiquement tous les gros mangas le font, Dragon Ball bien sûr (et souvent), Naruto, One Piece, Fairy Tail, … (je laisse les connaisseurs complétés la liste). Pour cause on adore voir des héros se confronter les uns aux autres pour savoir qui sera le meilleur. Lorsque Greg Rucka a introduit un tournoi, dans son premier tome pour l’élection de l’amazone qui quitterait Themyscira en tant que Wonder Woman, j’étais surexcité par cette idée. Reprendre une coutume d’un autre média, d’une autre origine est une idée géniale. Au final, la déception est aussi grande que la découverte. Le tournoi est éludé et on n’entrevoit que la fin de celui-ci, ce qui en fait un exemple typique de non-exploitation d’une idée géniale pour au final raconter ce que tout le monde connait du personnage dans le reste du tome.
  • La qualité de l’art étant subjective, nous avons tous notre ressenti sur le travail d’un dessinateur, il se peut donc que vous n’ayez pas le même avis que moi sur ce point. De manière générale j’ai eu énormément de soucis avec les dessins sur les flashbacks du récit, à savoir lors de l’arrivée de Wonder Woman dans le monde des humains. Le premier tome, dessinée par Nikola Scott, en est l’exemple parfait. Son travail ne me parle absolument pas, Diana n’a aucun charisme sous son crayon et elle a même un visage assez peu agréable à cause de ses sourcils à la Emmanuel Chain. Et Bilquis Evely ne rattrape pas beaucoup plus cet état de fait dans les tomes suivants. On ne peut que réaliser la comparaison avec Liam Sharp, et elle est très à l’avantage du monsieur !!!

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  • On sent que Rucka essaie de montrer des choses nouvelles dans ce run, avec une Diana internée en hôpital psychiatre, une explication sur le but de Themyscira et des amazones, … Néanmoins je trouve qu’il ne va pas assez loin et qu’il se retient. L’idée du tournoi en est également un exemple mais ce run contient pas mal d’opportunités gâchées. Pourquoi ne pas utiliser l’idée de l’hôpital et de la dépression de Diana pleinement ? Cela ternit mon ressenti de l’histoire, notamment sur la fin, alors que je trouvais la série bonne jusqu’ici.

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  • Si vous avez lu mes chroniques sur chacun des tomes, vous connaissez déjà cet argument. Les illustrations de Liam Sharp sont un véritable bonheur pour les yeux. Que ce soit dans la représentation des personnages, la richesse de ses décors ou ses idées de découpage qui enrichissent les pages, le monsieur sublime les livres sur lesquels il travaille. Je suis devenu un véritable fan grâce à cette série, et je compte bien suivre les travaux du monsieur à l’avenir.
  • Une chose dont on parle assez peu souvent a retenu mon attention et peut-être la votre lors de ce run, et nous français sommes chanceux qu’Urban ait utilisé ces travaux. Je veux parler des variant cover effectuées par l’artiste Jenny Frison, qui sont les couvertures des éditions librairie paru chez nous. L’artiste arrive quelque chose d’assez compliqué, qu’à mon sens les artistes de la série régulières n’arrivent pas, en imprimant une prestance, un charisme et un aspect guerrier à l’amazone tout en liant lui conférant des traits assez jeunes. Cela donne une impression assez inédite et qui contraste magnifiquement le trait plus adulte de Sharp. J’aurais absolument adoré voir Jenny Frison s’occuper des chapitres de flashbacks de la série !!!
  • A lui seul, le second tome, édité par Urban Comics, vaut le coup de commencer et de lire ce run. Cet ouvrage qui voit Diana partir en mission de sauvetage dans la forêt amazonienne pour aider son amie, Barbara Ann Minerva, devenue Cheetah, est littéralement à couper le souffle. C’est probablement le meilleur tome que j’ai pu lire dans cette ère Rebirth. En plus de proposer une histoire intéressante et passionnante, Liam Sharp est seul dessinateur, et attention aux yeux car ça envoie du très très lourd !!!
  • Et pour finir, je me dois d’ajouter cela dans les bons points. Si, comme moi, vous ne connaissez pas beaucoup le personnage de Diana, ne vous inquiétez surtout pas. Un des points forts de ce tome est qu’ils est accessible pour les nouveaux lecteurs !! Le premier tome est une présentation des origines de la guerrière et la suite fait lien à celui-ci. Il y aura quelques informations que vous ne maîtriserez pas parfaitement, mais en aucun cas cela ne gâchera votre lecture.

En conclusion, je dirais que ce second run de Greg Rucka est pour moi en légère demi-teinte. Je pense que l’amour que je lui portais jusqu’à sa conclusion était en grande partie dû au travail exceptionnel de Liam Sharp. Si vous souhaitez vous lancer dans l’univers de l’amazone je vous le conseillerais déjà rien que pour les illustrations, et notamment de ce second tome. Je ne saurais me prononcer sur le fait que ce soit un bon run dédiée au personnage, il me semble tout de même tenir la route, définissant les origines des personnages et tentant d’explorer des sentiers plutôt méconnus. On aurait pu espérer que l’auteur aille au bout des idées qu’ils disposent par-ci par-là.

J’espère que mon analyse vous aura plu et n’hésitez pas à venir en discuter avec moi dans les commentaires ou sur Twitter si vous avez un avis divergent du mien. A bientôt les copains, et surtout lisez bien !

2 réflexions sur “Comics Run #3 :Greg Rucka et Wonder Woman

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