Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Comme souvent on va parler d’un tome DC Comics et de leur courante ère Rebirth, et l’une des séries que j’apprécie plus particulièrement est celle consacré à l’amazone Wonder Woman. Ce quatrième tome publiait par Urban Comics marque la fin du run du scénariste Greg Rucka et du dessinateur Liam Sharp. Une nouvelle équipe créative arrive sur le titre ensuite, et on me dit dans l’oreillette que la qualité semble diminuer avec ce changement malheureusement. Mais en attendant il nous faut analyser comment se termine l’histoire mis en place par monsieur Rucka, c’est parti !

Un petit rafraîchissement de mémoire s’impose sur les péripéties qui se sont passés dans le tome précédent, étant donné que le tome 4 est la deuxième partie de cet arc. Après avoir compris que la Themyscira, que Diana connaissait depuis des années, était en fait un leurre, l’amazone tombe en dépression et se fait interner en hôpital. Aidé de ses amis, Steve Trevor, Etta Candy et Ferdinand il finira par se libérer de sa prison mentale et de partir en chasse vers la vérité sur son île natale. De son côté Veronica Cale, la CEO de Empire Industries, doit également percer le secret de l’emplacement de Themyscira si elle veut récupérer sa fille qui a été envoûté par les dieux Phobos et Deimos.

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Le tome va donc s’axer sur la recherche conjointe et croisée de l’île des amazones, dans un but différent en fonction des protagonistes. L’intérêt du tome est donc de savoir le secret qui se cache derrière le paradis qu’est Themyscira. La révélation est plutôt bien amené, elle surprend de manière agréable et surtout elle permet de regrouper toutes les motivations des protagonistes, notamment Phobos et Deimos. Malheureusement la suite de cette révélation est accompagnée d’une action niaise à souhait. Je ne vais pas vous la dire mais c’est un classique assez récurrent et énervant, en particulier du personnage de Wonder Woman. J’ai été un peu déçu de voir une telle résolution.

Malheureusement je trouve qu’elle est expédiée assez rapidement, notamment dans le déroulé de l’édition d’Urban. En effet la fin de l’intrigue arrive pratiquement avant le milieu de l’ouvrage et le reste n’est que flashback et conséquences de cette révélation. Je trouve de plus en plus que DC et/ou Urban fasse le choix de finir les intrigues en milieu de tome et de combler par des chapitres annexes ou filer peu intéressants. Mettez-les en milieu de tome et laissez nous apprécier la fin où elle devrait se trouver, à savoir à la fin ! Par exemple on a en fin de tome, un chapitre montrant la rencontre entre les héros de la Trinité de DC, Superman, Batman et Wonder Woman. Ce chapitre est bien mené et montre bien les différences de caractères entre les trois personnages, mais ne s’apprécie pas pleinement à cause de la frustration de le voir placer à cet endroit. J’ai donc un arrière goût assez moyen sur mon ressenti de ce tome et plus globalement de l’arc La Vérité qui s’étendait sur les deux derniers livres. Ce que nous raconte Rucka respecte bien le personnage et la mythologique de Diana mais ne s’élève jamais au niveau du second tome qui était juste géniale.

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Finalement j’ai l’impression d’avoir faussé mon jugement en cours de run à cause d’une chose, les illustrations de Liam Sharp !!! Dans ce tome final, on retrouve le monsieur sur les chapitres du présent de l’histoire et Bilquis Evely en grande partie sur les chapitres de flashbacks. Je vous ai déjà fait part de ma frustration de ne pas voir Sharp dessiner toute la série étant donné que j’adore complètement sa représentation de l’amazone. Elle respire la puissance et se montre uniquement via son apparence comme une leader de guerre redoutable. J’attends d’ailleurs que DC la mette plus en avant dans la partie stratégique des batailles par rapport à Superman, qui n’est, faut-il le rappeler, qu’un « simple garçon de ferme ».

Les décors sont encore une fois sublimes, avec une recherche très poussée sur leurs compositions, tout ce que j’aime. Même s’il ne trouve pas de nouvelles idées originales de découpages dans ce tome son travail est toujours d’une extrême précision et beauté. Je pense donc que mon amour pour ce run était en grande partie liée à monsieur Sharp, je vous en parlerais probablement dans un Comics Run où je détaillerais ce que j’ai aimé et moins aimé dans ces 4 tomes.

 

Ce quatrième tome de Wonder Woman conclut le run de Greg Rucka et Liam Sharp sur le personnage. Il met un point final aux intrigues en cours, notamment sur la recherche de Themyscira de manière qui ne devrait pas vous décevoir. Les révélations sont très intéressantes et vont plutôt à contre-sens de ce que l’on pourrait attendre pour l’amazone. Néanmoins je reste sur ma faim, probablement à cause d’une édition qui termine l’intrigue principale avant la moitié du tome !!! Je vous conseille cet ouvrage si vous avez commencé la série, et vous pouvez y aller les yeux fermés uniquement pour le travail de Liam Sharp qui est encore une fois sublime.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65 WD-Icon-65

Une réflexion sur “Comics Review 73 : Wonder Woman Rebirth #4

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