Bonjour bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur le blog pour ce 3eme épisode ma grande saga de l’été consacrée au duo épique Tim Sale et Jeph Loeb. Après avoir discuté de Daredevil et de Hulk, nous allons parler de notre homme-araignée préféré, Peter Parker, the Amazing Spider-Man! Sans plus d’introduction, plongeons, non pas à la manière de Gwen Stacy, avec beaucoup moins de danger, dans un run encore très émouvant!

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Si je parle de Gwen Stacy en introduction, ce n’est pas tout à fait innocent, car c’est bien d’elle dont il est question dans ce run. On y retrouve, dans les premières pages, un Peter Parker à la narration, laissant un message à sa bien aimée Gwen sur de vieilles cassettes de son Oncle Ben. Même formule que dans Daredevil: Yellow, le but ici pour Spidey est de faire passer son deuil en laissant un dernier message à Stacy.

A noter : ce run se déroule soit hors continuité, soit avant « One more day ». Peter et MJ sont toujours mariés durant ce run.

L’histoire se déroule un 14 février, le jour de la St Valentin donc, et on voit Spider-Man se balader dans les rues de New-York. L’occasion pour Peter de nous raconter la première carte de St Valentin qu’il a reçu de la part de Gwen, anonyme, signée uniquement d’un petit smiley. Alors que Spidey laisse un bouquet de fleurs à l’endroit où le Goblin lança Gwen dans le vide, on démarre les flashbacks.

 

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Côté flashback, on suit un jeune Peter encore à l’école, tombant sous le charme de la belle Gwen Stacy, tout en échappant aux railleries de Flash Thompson. La première issue se concentre surtout sur les personnages, rappeler qui est qui, et bien sûr le combat contre le Green Goblin, Norman Osborn, qui a découvert l’identité secrète de Spidey. Non, pas celui où il « tue » Gwen (spoiler), mais bien la première fois où ce combat a lieu. Peter prend l’avantage et blesse le Goblin, tout en faisant s’écrouler le bâtiment autour d’eux. Mais Peter ne tue pas, alors au lieu de laisser Norman mourir au milieu des décombres, il le sort de son costume et le remet aux pompiers, prétendant que le Goblin est mort, mais pas Norman. Et c’est là que nous est introduit le thème de Spider-Man: Blue : what if? Et si Peter avait laissé Norman mourir ? Gwen serait-elle encore en vie ? Aurait-il connu le bonheur avec elle plutôt qu’avec MJ ?

En parlant de MJ, elle fait aussi son apparition dans le comics à la fin de cette première issue, pour ce qui va nous lancer dans un triangle/carré amoureux entre Gwen, Peter, MJ et Harry Osborn. C’est pour moi la partie la moins intéressante de l’histoire, trainant assez en longueur.

 

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On retrouve toute une galerie de vilains de l’univers de Spidey : le lézard, rhino, le Goblin donc, et Kraven le chasseur, qui viendra d’ailleurs nous montrer l’étendue de ses talents en confondant l’homme derrière le masque de Spidey : Harry Osborn. Un grand chasseur, nous disions donc…

 

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Tante May est bien évidemment également présente dans ce run (en même temps, comment peut-on imaginer un livre Spidey sans tante May?), et est tout ce qu’on aime dans ce personnage : elle s’inquiète pour son neveux, le pousse à sortir, à rencontrer des gens (jusqu’à faire l’intermédiaire entre lui et MJ), et à donner le meilleur de soi.

 

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J’ai assez peu à dire sur ce run finalement. La formule commence à être bien rodée dans ces séries, et celle-ci est la moins forte des entrées, à mon sens. L’histoire est assez classique, légèrement répétitive par rapport à Daredevil: Yellow. Les dessins sont magnifiques, mais pas assez pour nous faire accrocher à l’histoire.

Pour moi, ce n’est pas tant le flashback raconté par les dessins qui est intéressante, mais la narration de Peter, marié et heureux à MJ, qui es très intense. L’utilisation très intelligente du magnétophone (si j’avais su qu’en 2018 j’écrirais ce mot…) et des « clics » pour souligner l’arrêt de la narration de Peter, qu’on imagine au bord des larmes, est extrêmement poignante.

 

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Et la vraie force de ce livre, à mon humble avis, ce sont ses dernières pages. Dans les flashback, on assiste enfin au rapprochement « intime » entre Gwen et Peter. Happy ending. Retour dans le présent, où MJ interrompt Peter dans son enregistrement. Elle lui demande de dire bonjour à Gwen. C’est touchant de voir que le livre a réussi à montrer à quel point Gwen a compté dans le vie de Peter, à travers les cassettes de Peter, mais également dans la vie de tout le monde autour. Imaginez une seconde la scène, votre femme vous trouve en train de repenser au bonheur manifeste que vous avez connu avec votre ex. Elle aurait toutes les raisons d’être en colère, mais elle comprend, elle sait ce que Gwen représente pour Peter, pour elle, pour tous ceux qu’elle a connu. Et c’est magnifiquement beau.

Petit mot sur le titre, que j’ai voulu garder pour la fin 🙂 Dans les 2 premiers livres, la relation était assez simple et même énoncée dans les premières pages de la première issue. Dans celui-ci, il faudra attendre l’une des toutes dernières pages pour qu’on en parle. Jusqu’ici, le titre avait un rapport avec le costume et/ou le personnage. Daredevil et le costume jaune, qui faisait référence à son père. Hulk qui était gris, avant de devenir vert. Evidemment, on pense aux touches bleues du costume de Spidey. Et vous avez raison. Mais ce n’est pas tout. Le blue vient en fait de ce sentiment de malheur, de déprime, venant directement de l’expression consacrée « to be blue » en anglais (comme l’ont si bien chanté Eiffel 65. Pour les plus jeunes n’ayant pas cette référence, je vous laisse faire un tour sur YouTube). Peter le rapproche d’ailleurs assez justement de la musique blues, cette déclinaison du jazz très utilisé par les chanteurs pour exprimer leur tristesse. On a encore une fois face un nous un personnage très dual. Très espiègle dans son costume de Spider-Man, mais profondément malheureux dans sa peau d’homme. Il nous le rappelle plusieurs fois tout au long de l’histoire, pour être heureux, il faut que quelque chose d’horrible arrive. A la question, what if? Eh bien, si on suit cette logique, Gwen semblait être un mal « nécessaire » pour qu’il accède au bonheur. On reste cependant à la fin de cette histoire avec une autre question, et à la vue de Peter, je ne suis pas convaincu de la réponse : ce bonheur en valait-il le coup ?

 

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Bien, voilà ce qui boucle notre avant dernier épisode de la saga de l’été ! La semaine prochaine, nous allons parler de notre Cap préféré, Steve Rogers !

Tony

3 réflexions sur “La saga de l’été épisode 3 : Spider-Man: Blue

  1. Génial cette série! Les colors sont de qualité variable mais certains sont des chefs d’oeuvre et le duo sale loeb est vraiment l’un des tous meilleurs de l’histoire des comics. Daredevil est absolument génial, spiderman est ,e s’en, que j’ai pas lu, je prendrais le temps du coup. Merci!

    Aimé par 1 personne

    1. Merci à toi pour ton commentaire, content de t’avoir donné envie de découvrir ce run ! 🙂
      N’hésite pas à revenir discuter de ce que tu en as pensé 😉

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