Bonjour cher(e) passionné(e) de littérature, installe toi confortablement dans ton canapé, ta chaise de bureau ou l’endroit privilégié où tu poses tes fesses. Dans cette nouvelle review on va parler d’un récit complet en un tome écrit par Brian K. Vaughan et dessiné par Steve Skroce. Les deux auteurs sont canadiens, et cela va se refléter en grande partie dans leur ouvrage, le second a illustré des titres tels que Amazing SpiderMan ou Wolverine et a également travaillé pour le cinéma en tant que story-boarder sur V pour Vendetta notamment. Vaughan quant à lui un scénariste de comics très connu, qui a travaillé chez DC et Marvel ainsi que chez Image Comics. Il a scénarisé et gagné des prix Eisner pour trois séries que vous connaissez peut-être, Paper Girls, Y le Dernier Homme et bien sûr Saga. We Stand on Guard est donc l’une de ses dernières créations, et constitue ma première lecture d’un ouvrage de cet auteur.

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L’auteur nous propulse dans le XXII ème siècle après l’attaque et la destruction de la Maison Blanche. Les faits sont relatés via le prisme d’une famille canadienne qui regarde les informations à la télévision. Au bout de quelques pages seulement on voit que les Etats-Unis ont cherché à riposter suite à la destruction d’un de leur bâtiment iconique en bombardant le Canada et notamment la ville où se trouvait nos protagonistes. Les parents sont tués et ne restent que Thomas et Ambre, les deux jeunes enfants de la famille qui vont devoir se débrouiller seul. Un bond temporel nous envoie une quinzaine d’années plus tard où l’on retrouve Ambre qui a bien grandi et qui tente de survivre dans un contexte toujours hostile entre les deux nations. En effet les Etats-Unis ont envahi leur voisin du Nord suite aux événements dépeints en début de tome. Et le but principal de cette invasion est de collecter les ressources naturelles du pays et notamment l’eau ! On va suivre les péripéties de Ambre qui va se trouver mener dans cette guerre entre les deux pays auprès de combattants d’une milice armée.

Dans un premier temps l’univers dépeint est très intéressant, en alliant avancée technologique très importante tel que la réalité virtuelle, des systèmes de diffusion d’informations instantanées à des armes technologiquement très développées mais qui garde une construction très primaire. Elles gardent par exemple le design de robots géants comme on pourrait le trouver dans Pacific Rim ou Mech Academy. Tout cet univers est parfaitement cohérent et apporte son brin de nouveauté qui est très rafraîchissant, si vous aimez la SF vous devriez être dans votre jardin. Et si en plus d’aimer la SF vous appréciez le fait de ne pas prendre de gants lors de la mise en place du récit vous serez encore plus aux anges. Car ce tome est assez brutal dans certains de ces moments, avec une violence physique assez extrême dans son fond et sa forme. Vaughan et Skroce cible leur récit pour les adultes et les âmes sensibles pourrait avoir un peu de mal. Dès les premières pages et le bombardement du Canada qui vous donnera des représentations très crues de la mort des parents d’Ambre et Thomas. Et quand en plus les auteurs mélangent ces avancées technologiques avec ce parti pris de ne pas prendre de pincettes, cela donne une scène de torture qui fait assez froid dans le dos.

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Néanmoins ce tome reste assez classique dans sa narration, rien n’est très surprenant dans le déroulé de l’intrigue et vous ne serez probablement pas surpris de ce qui s’y passe. Les personnages quand à eux sont plutôt bien écrits, même s’ils ne sont que des fonctions ou des leviers pour faire progresser l’histoire. On ne connait que très peu ceux-ci outre les deux, trois phrases de backstory dont les plus chanceux disposeront. Cela est notamment dû au fait que le récit soit complet en 176 pages mais c’est une légère déception. Même Ambre, le personnage principal, ne dispose pas de beaucoup de développement. Son côté badass et prête à tout est plutôt appréciable mais j’en attendais un peu plus, quitte à prendre plus de temps pour conter l’histoire.

Au niveau graphique, Steve Skroce réalise un travail assez standard, son point différenciant se trouve dans la représentation de la violence comme je l’ai mentionné plus haut. N’étant pas fan des dessins trop crues ou violents, j’ai quand même apprécié ceux présents ici. En effet on voit que la violence et le sang ne prennent pas le dessus sur l’histoire de fond, c’est juste un parti pris de représentation qui est géré de manière suffisamment subtil. Les designs des engins militaires gigantesques manquent un peu de perspective à mon goût pour réellement représenter leur taille. Il n’y aura pas de grandes planches pour vous décoller la rétine dans ce tome, malheureusement. Loin d’être mauvais le travail du dessinateur canadien est au final assez banal et ne me laissera pas un souvenir très profond.

Ce We Stand on Guard est une lecture agréable, dépeignant un conflit militaire entre les Etats-Unis et le Canada pour la collecte des réserves d’eau de ce dernier. Le scénario reste assez banal et aucune des résolutions d’intrigue ne risque de vous surprendre. Sa partie graphique est plus ou moins niveau, sans être mauvaise elle n’arrive pas à proposer de représentations qui marqueront le lecteur. Une lecture pour les fans de SF, qui ne révolutionnera rien mais qui vous permettra de passer une bonne heure.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65 WD-Icon-65

 

Une réflexion sur “Comics Review 68 : We Stand on Guard

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