Bonjour et bonsoir à toutes et à tous, et bienvenue dans ce nouveau format que je vous propose aujourd’hui. A l’image des séries limitées que je vais développer dans ces articles et les prochains à venir, j’ai eu l’idée de lancer une petite saga de reviews, qui vont se porter au nombre de 4, un par semaine ! Petit marathon pour moi, ce sont des livres que j’affectionnent particulièrement, par un duo mythique des comics, mais que je n’ai pas relus depuis un petit moment. Le pari c’est donc de les lire, puis de vous en faire une review « à chaud ».

Bien, trève de bavardage, si je veux tenir le rythme, faut enquiller !
Accrochez-vous à vos sièges, attention à la fermeture automatique des portes, on est tipar ! (Comment ça tipar c’est ringard ?)

Aujourd’hui, je vais donc vous parler d’un duo iconique du comics, à savoir Tim Sale et Jeph Loeb. Je vous entends déjà au fond vous exciter comme des petites puces, « quoi comment pourquoi Tony va nous parler de DC ? De Batman en plus ? En plus j’adore un long halloween ». Mais non, on ne va pas parler de ça, parce que ça vous ferait beaucoup trop plaisir !
On va plutôt parler du boulot qu’ils ont fait sur Marvel, et plus principalement sur une « saga » de séries limitées, avec des personnages et des couleurs (d’où le titre). Et on va commencer aujourd’hui par la première série, publiée entre août 2001 et janvier 2002 chez Marvel Comics, et sortie en France chez Panini en 2016, « Daredevil: Yellow ».

Dans cette série limitée en 6 issues, on se plonge dans le passé de Matt Murdock. Car c’est bien lui qui est au centre de ce comics, l’homme derrière le masque et qui n’a peur de rien. Si vous cherchez dans ce comics beaucoup d’action, de « superheroing », passez votre chemin. Assez peu de combats, assez peu de sorties en costume à vrai dire, à part pour des moments clés de l’histoire.
L’idée derrière le comics est vraiment d’offrir une introspection de Matt, qui se retrouve confronté pour la 2eme fois de sa vie à la mort d’un de ses proches. Après la mort de son père (dont on parle pendant les 2 premières issues), Matt est en deuil après la mort de l’amour de sa vie, Karen Page. Pour essayer de se sentir mieux, il décide de lui écrire une lettre, comme s’il pouvait encore lui parler. Et c’est cette lettre qui va servir de fil rouge à toute l’histoire.

On retrouve donc Matt avant même qu’il devienne Daredevil, en colocation avec Foggy, assistant au match du Kid Murdock, son père boxeur, et rencontrant pour la première fois Karen Page, future secrétaire et amour de la vie de notre héros. Un des points forts de ce comic pour moi est l’absence de grands méchants. Comme je le disais ci-dessus, on ne suit pas Daredevil, et les seules fois où on le voit en costume, ce sont à des moments clés (principalement pour sauver Karen d’un danger imminent). On garde un héros « street level », pas de Galactus, pas de Doctor Doom (mais petite apparition des Fantastic Four pour la première grosse affaire de Nelson & Murdock).

Mais surtout ce qu’on y voit, et ce qui fait que ce comic a une place si importante dans mes livres préférées, c’est qu’on y découvre un Daredevil guidé par sa soif de justice et de rendre le monde plus sûr pour protéger ses proches. Ses amis sont son principal moteur, quitte à se laisser submerger par sa colère quand on s’en prend à Karen, et c’est ça qui fait chaud au cœur, un héros humain, normal, presque proche de nous. Quand vous lirez pourquoi son premier costume est jaune, quand vous comprendrez pourquoi il décide de passer au rouge, et quand vous verrez d’où vient son surnom du « Man Without Fears », ça vous fera très probablement saigner votre petit cœur de geek.

Côté dessins, c’est évidemment du très bon. Les pages s’illuminent lors des présences de Karen, à l’image du cœur de Matt que devient plus léger en sa compagnie. Les lieux sont bien détaillés, tout juste ce qu’il faut, pour nous immerger dans le bureau de Nelson & Murdock, ou dans les sombres salles de bar qu’ils fréquentent après une journée de boulot.

Pour conclure, un comic book Daredevil, mais qui aurait très bien pu s’appeler « Matt Murdock: Yellow ». Au croisement entre un buddy movie, un comic de super-héros et une comédie romantique, cette série m’avait à l’époque donné envie d’en découvrir plus sur le personnage, qui ne m’avait pas vraiment attiré jusqu’à présent. Un conseil à tous les lecteurs qui connaissent de près ou de loin le personnage ! Et si vous ne versez pas votre petite larme à la fin de ce livre, c’est que vous êtes morts à l’intérieur 😉

On se retrouve dès la semaine prochaine, pour la suite de cette saga, qui mettra en avant Hulk !

Tony

P.S. : Merci à Achille pour la relecture et pour m’avoir confirmé que oui, tipar c’était vraiment ringard 🙂

3 réflexions sur “La saga de l’été : des personnages hauts en couleurs

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