Salut à tous, merci d’être présent pour ce second numéro de Comics Run, l’article où j’analyse un peu plus profondément le run d’un artiste sur un personnage ou une série. Pour rappel le premier numéro porté sur le run de Scott Snyder et Greg Capullo sur le personnage de Batman lors des New 52. Aujourd’hui je vais partir sur un sujet un peu différent étant donné que je n’ai effectué aucune review des tomes de la série dont je vais vous parler. Ce type d’article me manquait un peu et j’avais donc envie d’en proposer un nouveau, j’ai lu le comics il y a longtemps mais je vais m’efforcer de ne pas raconter que des conneries. Ce comics est particulièrement connu, il a une adaptation en série télé tout aussi connu et a participé à un élan énorme pour son éditeur ainsi que le genre qu’il mettait en place.

C’est également le premier comics que j’ai lu, c’était en numérique donc je ne le compte pas forcément et je considère toujours que mon premier comics est Batman Year One mais c’est à noter. Dernière précision d’importance, je vais vous parler d’une partie du run car il est très conséquent et que je me suis arrêté au bout d’un moment, j’évoquerais d’ailleurs la raison de mon arrêt. Il se peut donc que certaines choses que j’aborde soit corrigées par la suite. Voilà vous êtes prévenus, maintenant partons dans mon analyse et mon avis sur le comics Walking Dead de Robert Kirkman édité par Image Comics et Delcourt en France, et plus précisément de ces 18 premiers tomes.

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  • L’un des atouts de Walking Dead et de son auteur Robert Kirkman est la violence qu’il distille dans ses planches. On est pas devant un comics Rated Teen et étant donné que c’est le postulat de départ de sa série il maîtrise bien son utilisation. On ne part pas tout le temps dans la surenchère même si ça peut être assez brut et cru parfois. J’ai lu la série il y a quelques années donc il se peut que si je la relisais maintenant ce point serait dans l’autre catégorie. Pour ne citer que certains éléments, on a bien sûr de la violence physique avec des meurtres, des mutilations avec Michonne qui coupe les bijoux de famille du Gouverneur, de la violence morale et psychologique avec les ramifications des différentes morts des personnages ou des actions de certains (viol de Michonne par exemple).
  • Un des points forts du comics est également de mettre en danger de manière constante ces personnages. Des nombreux personnages qui ont été principaux à un moment de l’histoire y sont passés ! On a donc de nombreuses surprises tout au long de l’intrigue et le sentiment de peur et de danger est toujours constant. Et quand un personnage ne meurt il peut se retrouver mutilé. Ce point est intimement lié au précédent car la violence accrue des planches renforce ce sentiment de danger. Vous aurez reconnu l’exécution de Glenn des mains de Negan, celle de Lori et la mutilation de Carl.
  • Celle-ci est un peu à double tranchant mais Kirkman via cette oeuvre aura participé au renouveau du genre zombiesque. J’aurais tout à fait pu le mettre dans les mauvaises choses car comme tout succès il s’en est suivi d’une déferlante de zombies tout média confondu. Déjà que c’est moyennement ma tasse de thé, c’est l’overdose pour moi depuis. Néanmoins le comics Walking Dead aura été un des premiers à effectuer ce renouveau, il faut donc le signaler vu l’impact qu’il aura eu.
  • Comme vous avez pu le voir avec les quelques illustrations que j’ai mise, les dessinateurs Tony Moore puis Charlie Adlard ont fait le choix de se passer de colorisation sur leurs planches. Cela colle plutôt bien avec le côté post-apocalyptique de l’oeuvre et bien que les dessins ne soient pas sensationnels ils font le job.

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  • Le premier point négatif que j’aborderais est la longueur de la série. Actuellement en France la série est au numéro 29, ce qui aura clairement le don de décourager n’importe quel nouveau lecteur qui souhaiterait se lancer sous peine de débourser une petite fortune pour se remettre à jour. De plus après 29 numéros je doute (pour rappel j’ai arrêté vers le numéro 18) que Kirkman ait encore beaucoup de choses à raconter, cela sera un de mes points supplémentaires. L’auteur tombe à mon sens dans le trop plein et j’ai l’impression que c’est un de ses défauts (sa série Invisible est également très longue). Cela me rebute donc à démarrer une nouvelle série quand il est au scénario étant donné que je ne souhaite pas partir pour plusieurs années et trouer mon compte en banque.

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  • Ce nouveau est lié à un point positif à savoir la mise en danger et en danger de mort des différents personnages. Quand une oeuvre part sur le postulat que n’importe quel personnage peut mourir son intérêt dramatique est énorme, vous avez certainement l’exemple de Game Of Thrones en tête. Et malheureusement, à mon sens ces deux récits ont le même problème, qui est qu’après avoir tué à tout va dans les premiers tomes des personnages principaux les auteurs n’en ont plus la possibilité. En effet si vous continuez à tuer vos personnages vous vous retrouvez sans cesse avec des protagonistes à faire aimer aux lecteurs ou aux spectateurs. Il vous faut donc garder une base de personnages qui sont pratiquement invulnérables. Et cela est contraire au postulat établi au départ de la série, qui renie donc en partie ses originies.
  • Pour une histoire de zombies, ces derniers ont quand même très peu d’importance ! Sur les 18 premiers tomes j’ai pu mal à recenser des morts marquantes qui soient arrivés à cause d’une horde de zombies. Kirkman a pris le parti de faire les passer au second plan et de donner le rôle d’antagoniste systématiquement à des humains. Je comprends que ce soit un des axes de son oeuvre, en montrant que l’homme peut devenir un animal sans raisonnement mais pourquoi ne pas exploiter du tout ce qui fait le ciment de son synopsis de base.
  • Et pour finir, ce qui fait pour moi de Walking Dead une série que je ne conseillerais pas forcément et ce qui m’a forcé à arrêter de la lire est sa répétitivité !!! Je peux simplement vous résumer les premiers tomes en quelques phrases, notre groupe de survivants trouvent un endroit où s’installer qui semble parfait. Un ennemi se manifeste et menace leur nouvelle tranquilité. Une guerre se déclare entre eux, et celle-ci va forcer notre groupe à quitter son havre de paix après avoir défait cet ennemi. Le groupe se remet en route et redécouvre un nouvel endroit où s’installer. Et vous répétez ce schéma encore et encore et encore …. Au bout de 3 fois j’ai décidé d’arrêter les frais. Si Kirkman n’est pas capable de trouver quelque chose d’inédit à raconter en 18 tomes pourquoi devrais-je m’infliger de continuer cette histoire ?

Voilà pour mon avis sur la première grande partie du comics Walking Dead, comme vous pouvez le lire je n’en garde pas un souvenir impérissable et ce sont ses défauts plutôt que ses qualités qui me restent. Pour rappel n’ayant pas lu la suite de la série il se peut que certains des points faibles que j’ai abordé ait été corrigé par l’auteur. Je sais par exemple qu’un saut temporel a été effectué ce qui j’imagine a du re-dynamiser l’intrigue, néanmoins je n’ai pas la force pour me relancer dans cette histoire.

J’espère que mon analyse vous aura plu et n’hésitez pas à venir en discuter avec moi dans les commentaires ou sur Twitter si vous avez un avis divergent du mien. A bientôt les copains, et surtout lisez bien !

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