Bonjour cher(e) ami(e), installe toi confortablement pour cette nouvelle review comics car on est partis pour parler d’une publication qui va faire à mon avis pas mal parler dans les mois à venir. Hi Comics frappe encore un gros coup en publiant, au rythme d’un tome par mois, le comics de Joe Hill Locke & Key. Cet ouvrage avait déjà été publié en France il y a quelques années mais cette nouvelle édition contiendra un tome 7 inédit dans nos contrées. Pour bénéficier d’une collection cohérente et surtout parce que je ne connaissais pas le récit avant cette publication je me suis rué sur celui-ci en espérant en prendre plein les mirettes.

La famille Locke se voit dans l’obligation de déménager après que le père de la famille ait été assassiné dans leur résidence de vacances. Cela va bien sûr les laisser sous le choc et il décidé de partir dans la demeure d’enfance du père appelée Keyhouse. Aidé de leur oncle et leur mère, Tyler l’adolescent, Kinsey la jeune fille à la marge et le jeune garçon Bode vont découvrir leur nouvelle vie. Mais cette maison semble abriter des phénomènes très étranges liés à des clés et des portes qui souffrent sur des mondes parallèles ou qui donnent des pouvoirs paranormaux. Ajouté à cela une menace terrifiante et le retour du meurtrier de leur père et vous obtenez ce qui se déroule dans ce premier tome de Locke & Key.

De manière narrative cet ouvrage est une vraie réussite, Joe Hill nous plonge dans cet univers en distillant au fur et à mesure les différentes informations et les actions passées. On va par exemple voir la révélation du meurtre de Mr Locke par la découverte et l’exploration de l’intrigue par nos personnages tout au long du récit, on ne comprendra l’acte de Sam Lesser qu’après avoir exploré le tome. L’enchaînement des actions est très rapide et on ne s’ennuie pas à la lecture, Joe Hill n’est pas le fils de Stephen King pour rien il s’y connait quand il s’agit de conter une histoire. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que cette série a reçu plusieurs nominations et récompenses lors des Eisner Awards. L’auteur explore également le concept de deuil et de reconstruction après celui-ci, on a donc des comportement complètement différents en fonction des différents personnages. La mère va tenter de garder pied tant bien que mal mais va malheureusement taper fort sur la bouteille, Tyler va se replier sur lui-même et s’occuper le plus possible pour éviter de penser au drame, Kinsey va repousser les autres pour éviter de devoir parler de ce qui est arrivé à son père et ne supporte plus l’odeur de peinture car il repeignant des murs le jour de l’assassinat et Bode va garder son âme d’enfant aventurier tout en souffrant du départ de son père dans ses cauchemars. J’ai trouvé très intéressant le fait d’explorer cette partie, cela n’est pas révolutionnaire et ne vous décrochera pas la mâchoire mais l’intention est présente.

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En plus d’aborder une notion assez adulte, le tome a des représentations assez violentes et crues, notamment sur les meurtres perpétrés dans ce tome par Sam Lesser. J’ai été assez surpris de voir ces illustrations qui ne cache pas les horreurs effectués par ce monstre. Et fort heureusement on évite une utilisation de la violence crue qui perd en intérêt et vous savez que je suis très regardant là-dessus. Ici chaque utilisation de la violence visuelle et du sang se fait à bon escient et n’est pas du tout forcé, cela permet de définir l’antagoniste et de montrer qu’il est prêt à tout. Néanmoins tout n’est pas parfait, je reste sur ma faim sur la représentation des personnages notamment car ils sont des enfants et que j’ai du mal à jongler entre un récit paranormal et sérieux et l’utilisation d’enfants pour les personnages principaux et les antagonistes. De plus ils ne sont pas très profonds même si on essaie de les définir, par exemple Tyler est l’exemple type de l’adolescent en guerre contre le monde et sa famille, le cliché est très visible et n’est pas très intéressant, mais cela sera peut-être plus exploré par la suite.

Et ces petits défauts font aussi lien avec la partie graphique de cette oeuvre, qui me déçoit légèrement. Dans mes différentes reviews j’essaie de faire passer mes goûts et vous avez du vous rendre compte que j’aime les styles non conventionnelles, les styles qui prennent des libertés, qui débordent du cadre, qui se contentent de croquis, … Ce n’est pas pour rien que Lemire, Gordon Murphy et ce genre d’artistes me plaisent énormément. Et ici on est à l’antipode de ce genre de design avec une personnalité forte, ici on est en présence d’un style vu et revu et très enfantin. Et je trouve que cela dénote assez fortement avec le ton mature de l’oeuvre, que ce soit dans ses actions avec les meurtres de Sam mais également de son propos avec cette histoire paranormale. J’ai donc beaucoup de mal à voir une cohérence entre la narration et sa représentation graphique. Et les illustrations des yeux trois fois trop grands et sans paupières c’est vraiment pas pour moi !

Ce premier tome de Locke & Key est une bonne surprise dans sa partie narrative qui s’enchaîne parfaitement, on sent le talent de Joe Hill à l’écriture, de plus son ton mature et paranormale m’a énormément plus. Néanmoins je suis très déçu par sa partie graphique trop enfantine à mon goût et qui manque cruellement de personnalité. De manière générale la série me semble être un très bon achat que je vais continuer pour avoir les réponses et la suite de l’intrigue.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

 

3 réflexions sur “Comics Review 61 : Locke & Key #1

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