Bonjour cher(e) ami(e), installe toi confortablement pour cette nouvelle review comics avec aujourd’hui l’analyse du, tout récemment publié par Urban Comics, premier tome de l’event Final Crisis. Si tu ne connais pas, les crises chez DC Comics c’est l’opportunité de faire un grand chamboulement dans leurs publications, de faire mourir des personnages, voir même des mondes du multivers, autant dire qu’en temps normal ça ne rigole pas et ça a un impact pendant des années. Alors quand Urban publie le premier tome d’une des crises, qui plus est scénarisé par le gourou écossais Grant Morrison, qu’est ce qu’on fait ? Et bien on ouvre le porte-monnaie et on dit merci !

Cette crise finale sera éditée en trois volumes, avec dans un premier temps les origines et les aventures / combats des sept soldats en deux tomes, si tu ne les connais pas (comme moi avant la lecture) ne t’en fais pas je vais te les présenter, tout du moins ceux présents dans ces premiers chapitres. Et pour finir le dernier ouvrage de la série rentrera complètement dans cette crise et j’espère nous en mettra plein la vue. On peut déjà toucher un mot sur la stratégie éditoriale d’Urban sur cette série. Les deux premiers tomes sembleront donc être une introduction à la « vraie » crise et permettront de définir des personnages dont on a assez peu voir pas du tout l’habitude pour finalement avoir l’apothéose. Ils auraient pu prendre le contre-pied de cette stratégie et n’éditer que le dernier tome, un peu à la manière de ce qui a été fait pour Crise d’identité ou Crisis on Infinite Earths. Je ne me prononcerais pas pour le moment sur ce choix sans avoir lu le tome final et donc sans savoir si l’introduction des différents personnages sera nécessaire ou si cela aurait pu être omis.

Venons-en maintenant à ce premier tome plus en détails, comme je l’ai dit plus haut il s’agit des origines et des quelques premiers chapitres des sept soldats, plus précisément des quatre premiers soldats dans celui-ci. Morrison a choisi le parti de remettre sur le devant de la scène des personnages un peu moins connus de l’univers DC, on ne peut que souligner son intention et ça nous change un peu des protagonistes récurrents comme Batman, Superman, … A cet égard cela se rapproche de Crise d’identité qui allait également chercher des héros méconnus de l’éditeur. L’auteur introduit ici les personnages suivants :

  • Le chevalier étincelant, guerrier de l’époque arthurienne qui a combattu pour l’ordre de la table brisée contre les Sheedas et qui au cours de son combat face à la reine Gloriana sera propulsé dans le futur avec son cheval ailé
  • Le gardien de Manhattan qui est un journaliste / super-héros urbain, protecteur de la ville de New York et menant des enquêtes pour le compte de son journal.
  • Klarion, jeune adolescent habitant Limbeville, une cité se trouvant entre le monde des hommes et l’enfer et qui est destiné à une d’esclavage et de labeur
  • Et pour finir, Zatanna la sorcière qui est la plus connue de tous les personnages que l’on peut retrouver ici. Elle combat les mauvais magiciens et se produit sur scène pour gagner sa vie, elle a également été une membre de la Justice League.

Chaque personnage dispose de sa propre mini-série où l’on va explorer ses origines mais également les péripéties qu’il va mener. Cela peut-être un peu dérangeant de basculer d’un chapitre à un autre à un personnage différent mais les séries ont quelques connexions entre elles qui facilitent la lecture. De plus la multitude de séries permet une différence de ton, de récit et de style graphique qui est très intéressante. Malgré ces 4 séries distinctes je trouve une certaine cohérence dans le récit qui est très appréciable, on ne bascule pas d’un opposé à un autre et j’ai eu l’impression de toujours rester dans la même histoire montrée via différents personnages. Pour cela je trouve que l’on se rapproche de ce que propose Urban avec la publication du Quatrième Monde de Kirby, et les parallèles avec cette série ne s’arrête pas là. Morrison ayant voulu récupérer des personnages oubliés de DC, il a été pioché dans les créations de Kirby lors de son passage chez l’éditeur, avec notamment l’armée des petits rapporteurs (qui ne sont pas insupportables cette fois-ci), le gardien doré qui devient celui de Manhattan, …

Le seul problème que je pourrais avoir avec ce tome est qu’on ne gratte encore que la surface, les enjeux de la crise ne sont pas encore complètement définis même si il semblerait que les Sheedas viennent y jouer un rôle. Mais je n’ai toujours aucune idée de ce qui va se passer et cela est un peu frustrant. C’était le risque de proposer deux tomes d’introduction avant de passer à la trame principale et je pense que j’aurais le même sentiment après le second.

Et côté illustration ça donne quoi ? Et bien c’est plutôt une très bonne surprise. Le fait d’avoir 4 mini-séries donnent lieu à plusieurs équipes créatives et on peut vite tomber dans une différence qui a du mal à coexister. Je n’ai pas eu ce sentiment et la cohérence me semble bien présente, chaque série a son style propre, qui colle avec les personnages. On a donc un style un peu plus urbain et classique pour le gardien de Manhattan, le chevalier étincelant est sublimé par Simone Bianchi qui se rapproche plus de la fresque médiévale et qui a un trait que je trouve similaire à Alex Ross par moment. Klarion a un design plus glauque et blafard qui colle magnifiquement avec le monde duquel il vient et Zatanna se permet des représentations un peu plus psychédéliques de par l’utilisation de la magie. C’est donc une très bonne surprise.

Ce premier tome de Final Crisis est une lecture agréable qui permet de mettre en avant des personnages assez méconnus de l’univers DC que l’on prend plaisir à découvrir. Son ton mature et assez violent est une bonne chose et tout cela est sublimé par une partie graphique qui fait vraiment du très bon boulot tout en maintenant de la cohérence. Néanmoins ce tome est une grande introduction et on ne sait pas encore énormément de choses sur la trame principale et la crise à venir. Cela n’en fait peut-être pas un indispensable à posséder.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-66 WD-Icon-65

4 réflexions sur “Comics Review 59 : Final Crisis #1

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