Salut à tous, on se retrouve une nouvelle fois sur le blog pour la 58ème review et pour continuer et terminer l’analyse de Sweet Tooth l’oeuvre de Jeff Lemire. Si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes mes reviews sont par là (tome 1 et tome 2) et je vous conseille de les lire avant de vous lancer dans la lecture de cette review. Je ne vais pas spoiler complètement la fin de l’oeuvre mais forcément certains éléments se déroulant dans les tomes précédents font partie intégrante de l’univers et de où sont les personnages dans ce final. Et une fois n’est pas commune je pense donner un avis global sur l’oeuvre en fin de review, celle-ci n’est pas assez conséquente pour réaliser un Comics Run dessus, mais surtout c’est le bébé de Lemire et non pas une nouvelle interprétation d’un personnage. Cela rendrait une analyse comparative assez veine à mon sens. Mais sans plus tarder replongeons dans l’univers magnifique qu’est Sweet Tooth.

Ce troisième et dernier tome va donc nous conter la fin des aventures de Gus, ce jeune garçon hybride, mi-homme mi-cerf, qui essaie tant bien que mal de découvrir la vérité sur ses origines, également sur celles-ci de l’épidémie qui décime la population humaine. Il est toujours accompagné de Jepperd, cet homme froid qui aura magnifiquement évolué tout au long de la série, du Dr Singh qui cherche un remède à l’épidémie et de certains congénères hybrides (Bobby for life !!!). La fin de leurs aventures va les mener en Alaska, l’endroit où tout semble avoir commencé, où le père était originaire, dans le but de trouver des réponses à leurs questions. Néanmoins le chemin est semé d’embûches et il ne sera pas facile d’y arriver sain et sauf.

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Si, comme je l’espère, vous avez lu mes deux premières reviews vous savez à quel point je suis tombé amoureux de cette série. Pour une série de 40 chapitres il me faut généralement beaucoup plus de temps pour les lire, sachant que j’ai beaucoup de lectures de séries en parallèle je ne me permets pas d’acheter des intégrales d’une même série de manière trop rapproché. Sauf que Sweet Tooth n’est pas une série comme les autres ! Ce tome 3 est encore une fois un chef d’oeuvre d’écriture, de résolution d’intrigues, de dramaturgie et de développement de personnages. De la manière avec laquelle j’étais investi dans l’histoire, j’étais au bord de ma chaise lors de la lecture tellement l’ensemble des personnages principaux et secondaires sont en danger. Chacun d’entre eux aura à un moment ou à un autre une péripétie qui l’amènera au bord du gouffre. Et Lemire écrit suffisamment bien pour que l’on croit à ce danger, jamais cela ne semble faux. L’attachement aux personnages étant très important au bout d’un grand nombre de chapitres, on est derrière chacun d’entre eux, même les plus secondaires. Plusieurs fois je me suis exclamé devant mon livre en espérant qu’un de ceux-ci ne se fassent pas tuer.

Lemire continue également à distiller les grands axes de ces différents thèmes, à savoir la relation entre les personnages et leurs développements. C’est le point fort de son écriture et ce que je ne retrouve chez aucun autre auteur. Il arrive à écrire une histoire qui est d’un côté extrêmement passionnante et avec de forts enjeux, ici encore plus car chacun joue sa vie. Et d’un autre il est en mesure de nous faire avoir de l’empathie pour chaque protagoniste au bout de quelques pages seulement, juste par le biais de certaines expressions, certaines phrases ou certaines actions qui nous permettent de nous projeter. Son génie est bien sûr encore une fois à l’oeuvre ici.

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Le problème récurrent d’auteurs, que ce soit dans le média de la littérature ou du cinéma, des séries, …, c’est de trouver une fin adéquate et cohérente après une oeuvre au long court qui a tenu les spectateurs ou lecteurs en haleine pendant longtemps. Beaucoup s’y sont cassés les dents sévèrement, avec par exemple Lost, Dexter, … L’attente des fans étant telle, qu’ils se sont fait tellement de théories que cela devient dur de ne pas les décevoir. Lemire avait en plus réservé la révélation finale de l’épidémie, des origines de Gus, etc, pour la toute fin. Et le moins que l’on puisse dire c’est que je ne suis pas déçu, l’auteur fait un choix basé sur le religieux et la mythologie païenne, qui était déjà un tome présent sur dans le tome 1. Ce choix me satisfait amplement et ne tombe pas dans la tentative manquée d’explication globale qui ne tient pas la route, j’ai d’ailleurs beaucoup aimé l’aspect méta qu’ont ses personnages à déchiffre les pièces du puzzle final.

Au niveau graphique Lemire est toujours aux dessins mais il est aidé sur 3 chapitres par Matt Kindt sur une partie flashback qui développe l’intrigue et permet de développer la mythologie de cet univers en lui donnant plus d’étoffe. De plus son apport colle parfaitement avec le style de Lemire et sans l’indication de ce changement dans la postface je ne me serais même pas rendu compte de la présence du dessinateur.

Lemire, quant à lui, a toujours son trait très particulier que j’adore. Au bout du troisième tome plus de surprise et si vous avez été jusque là cela veut dire soit que vous l’appréciez soit que vous arrivez à passer à côté sans que cela vous sorte de la lecture. En plus de son trait, le monsieur continue à utiliser des découpages stylisés et inédits et à se faire plaisir dans ces illustrations. C’est un vrai plaisir de le voir à l’oeuvre.

De manière plus globale sur cette série, je pense sincèrement qu’elle vient de devenir mon histoire préférée. L’attachement que j’ai pour les personnages est tellement fort que j’ai du mal à voir qui pourrait la détrôner. Jamais je n’ai été autant impliqué dans le sort de personnages fictifs, alors que par exemple j’ai suivi les aventures d’Harry Potter étant plus jeune pendant des années jusqu’au dénouement final. Or je n’ai pas ressenti un attachement si fort, une peur lorsque je tournais les pages ne sachant pas ce qui allait leur arriver. Lemire réussit un véritable tour de force de me rendre autant accroc à cet univers en 40 chapitres et sur quelques mois à peine. Sweet Tooth est tout bonnement à mes yeux le comics parfait, il représente tout ce que je recherche dans une histoire, des personnages attachants, sur lesquels on peut se protéger et qui ont des interactions passionnantes entre eux. Ajoutez là-dessus une intrigue qui vous tient en haleine, des dessins dont je suis fan et vous avez la recette miracle. Et même avec une attente, avant de commencer et même précédant la fin de son périple, Lemire arrive à ne pas me décevoir !!! Si ce n’est déjà fait, foncez sur cette oeuvre majeure.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67

 

8 réflexions sur “Comics Review 58 : Sweet Tooth #3

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