Salut à tous et merci d’être présent dans cette nouvelle review dans laquelle je vais aborder le tome 2 de la série Batman Rebirth de Tom King. Si vous êtes à jour sur les publications françaises du chevalier noir vous devez savoir que j’ai un peu de retard sur cette série, déjà parce que je devais terminer le run des New 52 de Snyder, aussi parce que j’ai de plus en plus de choses à lire et surtout parce que le premier tome ne m’avait pas du tout conquis. J’ai donc pris mon temps avant d’acheter le suivant I Am Suicide et j’avais une certaine appréhension de savoir si l’un de mes personnages préférés allait encore avoir droit à un tome sans saveur. Réponse tout de suite.

Suite aux actions du premier volume Gotham Girl est en détresse après que le Psycho Pirate ait manipulé ses émotions pour lui instiguer une peur constante. Batman ne peut donc rien faire pour prévenir ses cauchemars qui deviennent de plus en plus violents et pourraient avoir d’immenses dégâts. Le super vilain maîtrisant les émotions à quant à lui était rapatrié sur Santa Prisca où il assiste maintenant Bane, qui s’en sert pour ne plus avoir à être dépendant du Venom, ce poison qui le rendait super-puissant. Batman va chercher à récupérer le pirate aux mains de Bane pour aider Gotham Girl, néanmoins infiltrer la prison la mieux gardée du monde ne sera pas aisé. Il se rend à Arkham pour mettre au point une équipe pour l’aider dans sa tâche.

La première chose intéressante de ce tome est que les soucis rencontrés dans le précédent par nos personnages ont des répercutions immédiates et que l’intrigue découle complètement de ce qui s’est passé auparavant. C’est un point fort à mon sens de rattacher ces deux tomes pour montrer qu’à certains moments leurs actions ont des conséquences. Le léger soucis que j’ai se rattache à la formation de la « Suicide Squad » de Batman pour tenter d’infiltrer Santa Prisca alors qu’il dispose d’une Bat-Family pleine à craquer. Je comprends que le plan mise en place pour le chevalier noir, et par extension par Tom King via son scénario, requiert des criminels pour amadouer Bane et lui faire « baisser sa garde ». Néanmoins je ne vois pas pourquoi Bruce n’a pas pensé à demander l’aide de Robin, Nightwing, ou n’importe quel héros plutôt que des super-criminels. En plus de cela, c’est une attitude qui ne ressemble pas beaucoup à son personnage, mais soit admettons que tout le monde était pris et que le plan B a été activé.

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Le reste de l’intrigue est une infiltration somme toute classique mais plutôt bien relaté de la prison. Néanmoins le vrai cœur de ce livre vient de la relation entre Batman et Catwoman. Je savais que le run de Tom King se concentrait en grande partie sur celle-ci et cela démarre dans ce tome où l’on va explorer la dynamique entre nos deux personnages, leurs passés communs ou séparés et pourquoi ils en sont arrivés là à combattre côte à côte ou à se pourchasser. Le développement est extrêmement fin tout au long du récit, qui au fur et à mesure passe pratiquement au second degré. On le suit avec intérêt mais on sent que le réel but de King est bien de mettre en branle son plan sur le développement de la relation entre la chauve souris et la chapardeuse. J’ai au final bien plus apprécié le récit de ce tome par rapport au précédent et l’hommage à Knightfall avec une légère originalité m’a beaucoup plu (cf image un peu plus loin).

Et pour aider à tout cela, la partie graphique magistralement orchestré par Mikel Janin anéantit littéralement le travail de David Finch lors du premier tome. L’espagnol maîtrise complètement son sujet et nous en met plein la vue et ce sur tous les aspects. Le découpage apporte un plus à ces illustrations notamment par l’utilisation de ces doubles pages où les personnages se déplacent dans le cadre. Il utilise ce procédé 3 ou 4 fois et on ressent qu’il s’y donne à cœur joie en mettant le plus de détails possibles sur ses planches.

 

En plus d’opter pour des choix de découpage qui s’adaptent parfaitement à un récit d’infiltration, Janin envoie également du lourd sur ces dessins en eux-mêmes, le tome est tout simplement magnifique de la première à la dernière page. Son style colle vraiment très bien à Batman mais encore plus à Catwoman je dois dire, en lui donnant un côté très femme fatale. Le travail de colorisation est également sublime, avec des couleurs très chaudes qui renforcent la vision de la prison de Santa Prisca et du côté latin du nom et du pays. Autant dire que la partie graphique réalise un véritable sans faute !!!

 

Ce second tome du run de Tom King sur Batman relève très fortement la barre, que ce soit par son histoire qui amène Bruce dans la prison de Santa Prisca, ou par sa partie graphique magnifiquement mise en place par Mikel Janin. Le master plan de King sur la relation Bruce/Selina commence son petit bonhomme de chemin et fait pratiquement passé l’intrigue principale au second plan. Néanmoins je suis beaucoup plus enthousiaste pour la suite de ce run.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

2 réflexions sur “Comics Review 57 : Batman Rebirth #2

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