Salut à tous, j’espère que vous allez bien et merci d’être présent pour cette nouvelle review qui s’inscrit dans le semaine dédiée à notre nouvel éditeur de comics français Paperback, sous l’égide de Casterman. Je vous ai déjà proposé la review du premier titre de l’éditeur avec Au temps des reptiles, où je parle également de la partie éditoriale de ce nouveau label, si vous voulez vous faire une idée là-dessus mais également sur le contenu de cet ouvrage, allez lire la précédente review (ce qui devrait déjà être le cas !). Aujourd’hui on va s’intéresser au deuxième titre de lancement avec Mech Academy, des robots géants combattant des monstres, que demandez de plus ?

En effet Mech Academy nous transporte dans un univers qui fait penser à Pacific Rim, le film de Guillermo Del Toro, mais forcément avec ses différences. Il y a de cela 60 ans un robot extra-terrestre a atterri sur Terre et s’est lié d’amitié avec un jeune scout nommé Skip Tanaka. Tous les 4 ans, de nouveaux robots débarquent pour aider les humains à se défendre face à une race de monstres appelés les Shargs. La Sky Corps Academy forme les prochains représentants de cette alliance entre hommes et machines et lors de la venue d’une nouvelle salve de robots Stanford Yu, un jeune garçon aidant sa mère en tant qu’homme d’entretien, va se lier à un robot qui était destiné à la meilleure élève de l’académie qui n’est autre que la fille du général de l’académie. S’en suivra une rivalité entre les deux personnages qui ne cesseront de se chercher des noises sur le champ d’entrainement, mais un événement va les forcer à travailler en équipe pour défendre la Terre.

img_20180520_171657_hdr1014403338.jpg

Si vous avez aimé Pacific Rim, si vous aimez les films avec Godzilla ou des Kaijus il y a de grandes chances que vous appréciez ce comics pour l’univers qu’il met en place. L’histoire quoiqu’assez convenu avec ce garçon qui vient de nul part mais qui arrive à réaliser son rêve et à se lier d’amitié avec un robot géant reste tout de même bien écrite et intéressante. Le tome nous montre notamment l’entraînement des nouveaux cadets qui doivent apprendre à maîtriser l’utilisation de leurs nouveaux amis mécaniques qui ont leur volonté propre mais qui écoutent les conseils des cadets pour résoudre des situations périlleuses. On a en sous-texte le thème de l’inné vs l’acquis, avec la différence entre une personne qui va travailler dur pour atteindre ses objectifs ou quelqu’un qui va utiliser son rang ou des prédispositions héréditaires (ça rappellera des souvenirs aux fans de Naruto lors du combat contre Neji). Ca ne révolutionne rien sur cet aspect bien sûr mais c’est un ajout bien senti pour pouvoir se projeter dans le personnage de Stanford. Il faut dire que ce tome est pour moi destiné à un public plutôt jeune, de part l’utilisation de personnages à peine adolescent et la teneur assez jovial de son ton. Malgré le fait de combattre des monstres extra-terrestres l’auteur ne distille que très peu de sens de danger ou de frayeur dans ce récit. C’est donc l’un des points forts et faibles de ce récit. Néanmoins la lecture se fait avec plaisir et on ne regrette pas l’utilisation de protagonistes enfantins.

La partie graphique quant à elle reste sur la cible de plaire à un public assez jeune, le trait est un peu cartoon et me fait penser à pas mal de publications qui cherche à élargir au plus leur public en arrondissant les angles. Pas de planches exceptionnelles donc que ce soit sur le découpage, la composition ou l’action, les planches ne dépassent pas vraiment leurs fonctions primaires qui est de faire avancer le récit et de montrer ce que celui-ci a besoin d’exprimer aux lecteurs. On a néanmoins une représentation intéressante des Shargs, qui restent menaçants et assez effrayants dans leurs proportions. L’utilisation de la couleur est également assez intelligente, dans un premier temps pour différencier les robots, mais également leurs opposants et l’utilisation de couleur de police se rapportant à la couleur de chaque robot permet une simplification de la compréhension des dialogues.

 

Mech Academy ne va pas révolutionner l’industrie des comics par son propos ou ses représentations graphiques, néanmoins il s’agit d’une histoire honnête qui ne cherche pas à en faire trop et arrive à satisfaire son public. Il est d’ailleurs possible de le mettre entre toutes les mains, que ce soit des enfants aux adultes qui aimeraient un tant soit peu les combats entre robots géants et bêtes extra-terrestres.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65 WD-Icon-65

 

2 réflexions sur “Comics Review 53 : Mech Academy #1

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s