Salut à tous et nous revoilà partis pour une nouvelle review sur le blog qui reprend un format un peu classique par rapport à ce que j’ai proposé pour la 50ème. Aujourd’hui je vais vous parler de The Fix, une série édité par Image Comics, écrite par Nick Spencer, dessinée par Steve Lieber et publié en France par Urban Comics. Chose intéressante ce tome dispose d’un prix de lancement attractif à 10€, qu’Urban utilise régulièrement pour faire découvrir de nouvelles séries indés (il l’avait fait sur Black Hammer et Royal City notamment). Le coût étant réduit ça peut valoir le coup de se lancer sans avoir trop peur d’être déçu, mais si tu veux avoir d’autres certitudes voici ma review.

On va pas tourner du pot trop longtemps mais je ne vous conseillerais pas d’acheter ce tome, feuilletez le pour vous faire une idée, lancez vous même si l’envie vous en prend mais ce ne sera pas sur mon conseil ni à la suite de cette review. J’ai détesté cet ouvrage ! C’est d’ailleurs assez rare pour être noté qu’un tome me déplaise à ce point et de manière aussi viscérale. J’ai failli abandonner la lecture au bout de quelques pages tellement ce récit n’est pas fait pour moi, je suis malgré tout allé jusqu’au bout et le ressenti final est toujours le même. Je vais donc vous expliquer pourquoi je n’aime pas ce tome.

Le récit nous présente deux personnages, Roy et Mac, comme deux petits connards bien comme il faut alors qu’ils réalisent un braquage sur une personne âgée dans une maison de retraite pour lui soutirer un peu d’oseille. Vous voyez nos deux larons sont des malfrats mais ils sont dépassés par la révolution numérique qui permet à des petits matheux de braquer des banques à distance les laissant avec les miettes et donc des difficultés. Sauf que, attention twist, Roy et Mac sont en fait deux flics ripoux. Déjà là j’étais à la limite de lâcher tellement c’est ridicule mais soit j’ai poursuivi et c’est bien pire ensuite.

Ce qui me dérange le plus avec ce récit est sa vulgarité à travers ses personnages, que ce soit les deux personnages principaux ou même secondaires. Je ne suis pas réfractaire à l’utilisation d’un peu de vulgarité dans un comics, j’apprécie même le fait de disposer de ressorts plus matures sur le langage ou les actions tant que ce n’est pas destiné à un public enfant. Transmetropolitan est le parfait exemple de ce style et il est bien maîtrisé, le personnage principal Spider Jerusalem passe son temps à jurer mais cela s’intègre parfaitement à l’histoire, la vulgarité n’est pas juste une manière m’as-tu-vu de dire « t’as vu mon comics il est pour adultes, c’est bien hein ouais ». Et bien The Fix c’est tout le contraire, du vulgaire pour du vulgaire, du vulgaire qui n’a aucun intérêt, du vulgaire qui choque et qui dégoûte. C’est tout ce que je déteste dans l’utilisation d’un label adulte sur un comics, c’est ce que fait Deadpool (dans les films) et que je n’aime pas, c’est ce que propose Jimmy Bastards que je n’ai pas apprécié lors du FCBD, vous l’aurez compris ce n’est aucunement pour moi. Je vais vous donner un petit exemple à quel point ce comics est cru sans que cela n’ait un intérêt. L’auteur nous propose une scène où un personnage secondaire demande à Roy s’il a déjà goûté son foutre … Et la scène dure plus d’une page où celui-ci va nous raconter comment il en est arrivé à la situation d’avaler le sien. Je pense que je peux m’arrêter là, cette scène résume ce tome, on est à la limite du dégoût. J’ai cette impression après la lecture que ce type de récit pourrait être écrit par un adolescent de 13 ans qui voudrait y mettre le plus de cul et de vulgarité possible sans que son histoire n’ait un sens. C’est ce que je ressens après avoir lu The Fix.

 

Et si encore le seul problème venait de cette utilisation de la vulgarité à outrance, mais le pire c’est que ce tome ne raconte absolument rien et n’a ni queue ni tête. Les péripéties des deux personnages principaux sont complètement ubuesques et pourraient être réalisés de manière 100 fois plus simple et moins alambiqués. L’ouvrage a à peine un thème sur le monde du showbiz et des enfants star mais il se limite à de la psychologie de comptoirs à deux balles.

La partie graphique quant à elle reste très sommaire et simpliste, un découpage très classique, quelques doubles pages sans grand intérêt. Aucune planche n’est réellement intéressante à noter, je n’arrive pas à en sélectionner une pour vous montrer le travail du dessinateur car aucune ne sort du lot, c’est plat. La colorisation relève légèrement le niveau mais tout le style est oubliable au mieux. Je n’ai déjà plus rien à dire sur le style de Steve Lieber tellement son apport est minime. J’aurais peut-être pu apprécier cette partie un peu plus si le récit n’était pas ce qu’il est.

Je vais m’arrêter là pour cette review car comme vous le constatez rien ne me satisfait dans ce premier tome de The Fix. Je ne saurais que trop vous conseillez de passer votre chemin si comme moi vous n’appréciez que trop peu l’utilisation abusive de la vulgarité dans vos comics. Ce tome est probablement le moins bon que j’ai pu lire ou en tout cas celui qui m’aura fait le plus éprouvé de sentiments négatifs.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-65 WD-Icon-65 WD-Icon-65 WD-Icon-65

2 réflexions sur “Comics Review 51 : The Fix

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