Hello à tous et merci d’être présent pour ce nouveau Comics Review, je ne vous fait pas le topo habituel sur ce qu’est ce format d’articles, après plus de 40 éditions vous devez être au courant maintenant.

Nouvelle review aujourd’hui qui portera sur la suite et fin du run de Scott Snyder et Greg Capullo sur Batman lors de l’event New 52 chez DC. Une page se ferme pour cet arc sur le personnage mais également pour moi car cette série est la première que j’ai commencé en plusieurs tomes (ça m’a pris plus de 4 ans à tout lire rien que ça) et c’est aussi avec ce run que j’ai commencé le blog en Septembre 2017 avec la review de la première partie de Zero Year. La page se ferme mais pas totalement car je vais vous pondre un article sur mon avis global de ce run en plus des avis tome par tome, et pour ceux qui aimeraient relire mes précédentes review voici les liens : Zero Year Part 2Graveyard ShiftEndgame et Superheavy.

Trêve d’introduction et passons à l’analyse de ce comics. Il présente la deuxième partie de l’arc montrant Jim Gordon dans le costume de Batman avec la mort (mais pas vraiment) de Bruce Wayne lors d’un combat contre le Joker (qui n’est vraiment mort non plus) et la montée en puissance de Mister Bloom qui distribue des graines donnant des pouvoirs à qui le désirent. Je trouve ce tome tout à fait contradictoire, j’y vois de très bonnes idées qui sont bien réalisées que ce soit sur la partie scénaristique mais aussi graphique, alors que certaines sont un n’importe quoi totale. Dans un premier temps le découpage en deux tomes en VO est complètement inégal, le premier recueil est très court et contient un chapitre annexe alors que le second l’est beaucoup moins et traîne en longueur. De ce fait j’ai eu beaucoup de mal à être complètement impliqué dans l’histoire racontée, Mister Bloom représente un méchant assez anecdotique avec ses motivations de tout détruire juste parce que… J’arrondis les angles car il a bien la motivation de rendre la place à la nature et de remettre les compteurs à zéro pour laisser les survivants se débrouillaient mais c’est très insipide et peu intéressant. Et bien sûr le rétropédalage effectué dans le tome précédent (sur la mort de Bruce) est confirmé dans celui-ci où il va reprendre le costume du chevalier noir après avoir utilisé une machine de reconstruction cérébrale permettant de développer de nouveaux batmen pour chaque génération. Admettons qu’on aille dans l’idée de Snyder sans critiquer le fait que Bruce revienne après 6 chapitres (ce qui est somme toute très décevant, foutu status-quo) l’idée est assez intéressante et ouvre des perspectives sur des Batman complètement différents selon la période, ce qui sera légèrement abordé dans le chapitre dessiné par Sean Gordon Murphy. La discussion entre Bruce et Alfred à ce moment est bien mené sans toute fois être sensationnelle, malheureusement la partie graphique de ce chapitre est très décevante, Yanick Paquette est aux pinceaux et son style est très en-dessous, à mon goût de celui de Capullo (qui n’est pas forcément au top de sa forme non plus). Il a une bien une idée de découpage intéressante mais ça fait un peu léger pour un chapitre charnière de ce tome et de ce run.

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Pour rester sur cette idée de créer de nouveaux batman, je trouve le dernier chapitre, dessinée par Sean Murphy (<3 coeur sur lui) très intéressant, et je me demande où se trouve la série sur ces différents chevaliers noirs dans le temps. Surtout, surtout ce Batman mode samouraï, bordel il me le faut !!!

Niveau scénario, Snyder continue à montrer qu’il est extrêmement bavard dans ces dialogues, parfois à l’extrême, son Robin est anecdotique à un point assez inégalé et tout cela contrebalance avec d’autres aspects assez intéressants. La discussion entre Bruce et celui que l’on assume être le Joker est très forte et j’ai pris plaisir à la lire avec tout ce jeu de quiproquo.

Comme je l’ai dit la partie graphique est en dent de scie, déjà parce que l’on a plusieurs dessinateurs à l’oeuvre, Capullo la plupart du temps, Paquette ensuite et Murphy pour terminer. Capullo n’est pas aidé par ce qu’il devait retranscrire avec notamment cette bataille contre Mister Bloom au centre de Gotham qui est très brouillonne et assez peu jolie malheureusement. Néanmoins il reste un très grand artiste et est capable à certains moments de nous en balancer plein la vue, j’aurais donc tendance à mettre cette baisse de forme sur une lassitude de dessiner cette série qui touchait à sa fin. J’ai d’ailleurs du mal à comprendre pourquoi ce n’est pas lui qui a dessiné le chapitre de « résurrection » de Bruce en Batman, une énigme ?

Et quand je vous disais qu’il n’est pas aidé par ce que lui demande Snyder je vous propose deux illustrations d’un WTF total issu de cet ouvrage, je vous laisse apprécier et commenter pour savoir si pour vous ce design de costume de Batman est le plus moche de l’histoire du personnage (pour moi ça se bat avec celui de Jean Paul Valley lors de Knightfall).

Ce tome clôture donc le run de Snyder et Capullo sur Batman, malheureusement d’une manière assez anecdotique et décevante. Mister Bloom aurait pu être un bad guy intéressant mais on sent que l’auteur ne savait pas réellement quoi en faire et l’a inventé juste pour montrer qu’il en était capable. Le duo laisse ressentir une légère lassitude et fini son parcours de manière assez moyenne.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65 WD-Icon-65

 

2 réflexions sur “Comics Review 41 : Batman Bloom

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