Bienvenue à tous dans Comics Review, l’article où je review et j’analyse mes différentes lectures, 35 ème numéro aujourd’hui où l’on va se lancer dans un nouvel univers comics. Transmetropolitan est le premier comics de Vertigo que je lis et que je review ici, Vertigo étant la branche adulte de DC Comics, qui est plus ou moins arrêté en ce moment. C’est cette branche qui a sorti des univers comme Hellblazer ou Sandman pour ne citer qu’eux. Cette édition permettant des récits plus matures et avec moins de retenue je devrais prendre mon pied en commençant par lire Transmetropolitan, réponse ci-dessous.

J’ai cet univers dans le viseur depuis quelques temps, notamment grâce à sa réputation et sur les différents avis que j’ai lu lire sur les réseaux sociaux (le commis en parle régulièrement en bien). J’ai donc sauté le pas et espérant ne pas être déçu à cause d’une hype trop forte. Et ce n’est en aucun cas une déception, j’ai adoré la lecture de cet univers. On suit le personnage de Spider Jerusalem, journaliste reclus dans les montagnes depuis 5 ans après avoir écrit un livre à succès. Il se voit obliger de repartir à la ville pour pouvoir écrire les livres que son éditeur l’a engagé pour, afin de gagner de l’argent pour écrire ceux-ci il va se trouver un boulot de journaliste dans son ancien journal. Le comics nous montre donc certaines enquêtes et articles qu’il va mener à bien. Cela peut paraître un peu inintéressant à première vue, ou tout du moins assez plat, le journalisme est assez plan-plan et donne lieu à assez peu d’histoires grandioses en terme d’actions dirons-nous. Sauf qu’on est ici projetés dans un univers complètement déjanté, dans un futur technologique où les machines peuvent nous apporter ce que l’on demande, où les extra-terrestres sont connus, où les humains peuvent se transformer en extra-terrestres, peuvent envoyer leur esprit dans des machines et se balader sous forme de nuages, où les chiens parlent et sont policiers, … La quantité d’informations loufoque et barrée est impressionnante, et plus on avance dans la lecture plus on se demande si l’esprit de l’auteur Warren Ellis va à un moment se tarir d’imagination. Chaque chapitre permet de développer un peu plus l’univers et les différents personnages avec en point de mire celui de Spider qui est à l’image du monde dans lequel il se trouve, à savoir complètement barré. Ces dialogues sont magistrales et écrits d’une main de maître, vulgaire mais tout en faisant mouche à chaque fois. J’ai eu l’impression de voir les paroles d’un connard de la vraie vie, aucun effet de dialogues scénarisés et c’est assez impressionnant. Le tome se rentabilise donc tout à fait pour le peu qu’on soit subjugué par cet univers, qui est original et qui semble sans fond en terme d’idées.

J’ai quand même néanmoins un petit bémol à lever concernant le scénario de ce premier ouvrage, j’ai été légèrement déçu de ne pas avoir de trame de fond à ce tome. Chaque chapitre racontant une nouvelle histoire sur cet univers, ce n’est pas un recueil d’histoires courtes mais on a pas de fil rouge du début à la fin. A part pour les 3 derniers chapitres qui ne racontent qu’une seule histoire. J’espère que les prochains tomes mettront en avant une histoire au second plan qui revient régulièrement dans l’intrigue.

Côté graphique c’est Darick Robertson qui s’y colle et son travail est très intéressant. Déjà il arrive à dépeindre un univers assez fou et à le rendre crédible, ce qui n’est pas une mince affaire vu l’esprit débordant d’Ellis. Ensuite c’est une des rares œuvres où j’ai pu voir une évolution notable des dessins sur seulement 12 numéros. J’étais assez peu enjoué sur les premières planches, que je trouvais un peu trop brut dans leurs traits, mais l’artiste a su me conquérir au fur et à mesure du tome et à monter considérablement son niveau. Certaines planches sont d’ailleurs magnifiques et j’ai été assez bluffé de les voir dans un tome que je trouvais assez classique dans sa représentation sur les premiers chapitres. Je ne peux que tirer mon chapeau à Robertson pour l’amélioration de ses designs sur cet ouvrage.

On a en plus de la vulgarité de Spider et de tout le reste une violence assumée et montrée aux lecteurs, on est bien chez Vertigo, ça se sent et ça fait du bien.

Ce premier tome de Transmetropolitan est un régal pour la mise en place de cet univers. Si vous aimez la vulgarité, la violence et la non-censure des auteurs vous en avait pour votre argent mes amis. Les dessins évoluent de manière assez spectaculaires dans le très bon sens. J’aurais apprécié un fil rouge tout au long de ce tome et j’espère que cela sera « réparé » dans le tome 2 que j’ai hâte de découvrir.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

4 réflexions sur “Comics Review 35 : Transmetropolitan #1

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