Bienvenue à tous dans Comics Review, l’article où je review et j’analyse mes différentes lectures, 33 ème numéro aujourd’hui avec la suite de nos pérégrinations dans le relaunch Rebirth de l’éditeur DC Comics publié chez nous par Urban Comics. Pour rappel j’ai pour le moment lu sur Rebirth, Wonder Woman Tome 1 et Green Lantern Tome 1, Batman est dans ma PAL mais je souhaite terminer le run de Snyder avant de me lancer là-dedans. Ce Deathstroke n’était pas forcément un achat que j’avais prévu de faire ne connaissant pas spécialement le personnage mais le bouche à oreille sur la qualité de son récit m’a convaincu, de nombreuses personnes sur Twitter en faisant une des meilleures séries de Rebirth. De plus ce tome a reçu une nomination pour Meilleure Série aux Eisner Awards 2017, cérémonie qui récompense chaque année des personnalités de la bande dessinée pour des œuvres parues l’année précédente aux États-Unis. La hype était donc réelle, tout comme mes attentes.

Pour ceux qui ne connaissent pas comme moi le personnage de Deathstroke, rassurez-vous. L’édition d’Urban Comics fait bien les choses en mettant à disposition du lecteur une préface présentant un historique du personnage, de ses alliés et ennemis et des protagonistes qui interviendront dans le récit.

Commençons par la partie graphique, étant donné qu’il y a assez peu de choses à en dire. Deux dessinateurs différents sont à l’oeuvre sur les 144 pages de l’ouvrage, Carlo Pagulayan et Joe Bennett, le deuxième ayant un style légèrement plus cartoon que le premier. Leurs pattes graphiques se marient plutôt bien, sans que l’on ait à dénoter une différence notoire entre les deux. Néanmoins la cohérence entre ces deux dessinateurs ne rattrape pas le fait que leur style soit très classique. Quelques planches sont intéressantes à regarder mais rien de transcendant, on est loin d’une fracture de la rétine ou d’un quelconque effet Wow.

Pas plus d’idées intéressantes à noter sur le découpage des différentes cases, ou sur la coloration. Le seul aspect graphique qui m’a réellement plu vient directement du personnage qui crève l’écran par endroits du fait de son look très charismatique, avec ou sans l’armure.

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Comme je le disais, peu de chose à retenir de la partie graphique, mais quant est-il du scénario de notre récit ?

L’auteur, Christopher Priest, s’attache à nous raconter la vie de famille de Deathstroke plutôt que de nous montrer une histoire de comics classique avec un antagoniste et une mission à réaliser. On a bien un antagoniste avec le Clock King dans une partie de cet ouvrage mais cela est relégué au second plan, ce n’est clairement pas ce que l’auteur veut développer ici. Ce qui intéresse Priest c’est de montrer l’impact du personnage, que joue Slade Wilson, auprès de sa famille, des conséquences que cela peut avoir pour amener une légère évolution de celui-ci.

La narration est assez déconcertante par moment car elle n’est pas linéaire, le récit imbrique les flashbacks et le récit dans le présent de nos personnages. Les flashbacks ne montrent pas les origines du personnage, mais plutôt les relations compliquées qu’il entretient avec sa femme et ses enfants du fait de ses nombreuses absences et de son caractère d’enfoiré. Slade Wilson a eu deux garçons qu’il a délaissé au profit de son job de mercenaire, ce qui va être mis en opposition avec la relation qu’il va essayer d’avoir avec son troisième enfant qu’il a eu hors mariage. La narration non-linéaire oppose, dans un sens, la communication qu’il entretenait plus jeunes avec ses deux garçons, et celle qu’il essaie d’avoir avec sa fille en la protégeant et l’emmenant dans une de ses aventures pour montrer son évolution. Et malheureusement tout cela n’a pas du tout marché avec moi. Jamais je n’ai été impliqué dans l’histoire qui m’était montré. Ne connaissant pas le personnage avant cette lecture, comment suis-je censé l’être par une quelconque évolution de celui-ci ? L’auteur a beau me montrer qu’il passe d’un connard à un père qui essaie de faire des efforts (qui sont d’ailleurs subtils car jamais explicité du point de vue de Deathstroke), cela ne va pas pour autant avoir un impact sur mon ressenti de lecture. Et quand on retire cela le tome ne contient plus grand chose étant donné qu’il met l’accent totalement là-dessus. La narration non-linéaire ne m’a en rien impressionné ou ravi étant donné qu’on a déjà vu ce procédé dans de nombreuses œuvres tout média confondu (films, séries, comics, …). L’action est inexistante, ce qui me semble quand même un gros aspect du personnage mais soit. Les subplots ne rattrapent pas l’ensemble car ils sont tellement sous développés pour laisser tout l’espace à la relation familiale qu’on ne peut s’impliquer dans ceux-ci. Vous l’aurez compris, rien n’a fonctionné sur moi lors de cette lecture.

En soit cet ouvrage n’est pas un mauvais récit, bien que pas spécialement passionnant, l’auteur a des choses à raconter et prend un parti pris inédit pour le personnage, et c’est à saluer. Le problème que j’ai eu avec cette lecture vient de la hype qu’il l’entourait. Le fait qu’il ait été érigé comme une des meilleures publications du Rebirth a fait monté mes attentes, sa nomination aux Eisner a joué également là-dessus. Je m’attendais à quelque chose de grand et spectaculaire (pas dans le sens de l’action), et je n’ai pas eu ce que j’étais venu chercher. Je ne m’épancherais pas sur le fait que ce tome soit nominé dans la catégorie meilleure série alors que Black Hammer ne l’est pas, cela reste pour moi un mystère.

Deathstroke Rebirth est donc une immense déception pour moi, jamais le tome n’aura su m’intéresser par son récit que je trouve plus que banale. Sa partie graphique tellement anodine ne relève en aucun cas l’ensemble. La hype est donc totalement retombée et je suis toujours à me questionner pourquoi l’oeuvre a été nommé aux Eisner ?

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65 WD-Icon-65 WD-Icon-65

 

5 réflexions sur “Comics Review 33 : Deathstroke Rebirth #1

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