Bienvenue à tous dans Comics Review, l’article où je review et j’analyse mes différentes lectures, 28 ème numéro aujourd’hui où l’on va parler d’un comics assez connu, notamment grâce à ses adaptations cinématographiques, à savoir Sin City de Franck Miller. Je dispose de l’édition omnibus de Rackham sortie cette année qui contient les 7 tomes écrits et dessinés par Miller, vu la quantité de pages et les histoires différentes je vais donc écrire 2 articles sur cet ouvrage, celui-ci comprendra les 3 premiers tomes et le second les 4 derniers.

Tout d’abord un petit rappel sur qui est Franck Miller. Il fait partie des jeunes écrivains de comics qui sont arrivés dans les années 80 et ont révolutionné l’industrie, lui et Alan Moore notamment ont apporté un vent nouveau sur certains personnages iconiques. Miller a par exemple redéfini le chevalier noir Batman, avec une réinterprétation de ses origines dans Year One mais également en lui donnant une vision beaucoup plus sombre dans Dark Knight Returns. Il a également écrit un run mythique sur Daredevil pour la Maison des Idées, et a bien sûr travaillé également chez les indépendants comme Dark Horse où il avait plus de liberté, il a notamment réalisé 300 et Sin City qui nous intéresse aujourd’hui. Avant de commencer à rentrer dans le vif du sujet, je tiens à préciser que je n’ai jamais vu les adaptations de Robert Rodriguez, la lecture était donc une découverte totale pour moi.

Vous le savez je lis beaucoup de DC et je me mets tout doucement à des lectures indépendantes qui me plaisent de plus en plus, Royal City, Black Hammer, Animosity, …, néanmoins ce que la plupart de ces tomes ont en aucun c’est qu’ils sont Rated Teen (à l’exception d’Animosity), ils sont faits pour satisfaire tous les publics et ne contiennent donc pas de nudité, assez peu de violence et de sang, et sont à certains moments censurés. Chez Dark Horse pas de tout ça, les auteurs en plus d’être propriétaires de leurs créations ne sont pas muselés et ont l’opportunité de raconter des récits plus adultes. C’est ce qui interpelle en premier lors de la lecture de Sin City, on est sur un récit adulte, très violent, très sexualisé (trop ?) !!! J’ai énormément apprécié le ton mature de cette oeuvre, on sent que Miller montre ce qu’il désire et que tout provient de son esprit, rien n’est commandé par l’éditeur.

La non-censure est intéressante pour beaucoup de raisons, mais on a dans cet ouvrage un argument qui pourrait être en faveur de son opposé quand on voit la vision de la femme que semble avoir Miller. Sa vision est extrêmement bordeline, la plupart des femmes du récit sont des prostitués à la plastique parfaite, de plus chaque homme interagissant avec l’une d’elles est automatiquement attiré sexuellement, et uniquement sexuellement. En tant qu’homme je trouve déjà cela très limite, je n’ose donc imaginer le ressenti d’une femme à la lecture de ce tome. J’arriverais tout à fait à comprendre qu’une femme n’apprécie pas du tout la lecture de Sin City, pour ma part cela m’a dérangé sans pour autant me sortir de cette lecture.

Au niveau de l’histoire les 3 premiers chapitres n’ont à première vue des histoires sans dénominateur commun, avec des héros différents, mais ce n’est pas le cas. Le premier nous montre une aventure de vengeance avec le personnage de Marv et les deux suivants prennent la vision de Dwight. On a donc deux visions de Sin City sur deux histoires différents qui sont néanmoins entremêlés et c’est l’une des bonnes surprises de ces chapitres. Le scénario quant à lui est passionnant, j’ai rarement ressenti une telle tension à la lecture d’une bande-dessinée, cette envie de vouloir continuer la lecture à chaque fin de chapitre. Miller maîtrise son scénario à la perfection avec un suspense et une narration passionnante.

Et que dire de la partie graphique !!! C’est un chef d’oeuvre tout simplement. Sin City est le genre d’ouvrages où l’on peut ouvrir une page au hasard et être émerveillé par la qualité des illustrations. Les 3 premiers chapitres sont entièrement en noir et blanc, et malgré le fait que je sois souvent attaché à la colorisation des comics, on ne ressent absolument aucun manque. Miller arrive même à me questionner sur la manière de réaliser les différentes planches. J’ai l’impression que certaines proviennent d’une feuille blanche classique avec dessins et encrages noirs. Mais sur certaines autres, au vue des différentes couleurs, j’ai l’impression que c’est complètement l’inverse, que les dessins et l’encrage ont été faits en blanc sur fond noir. Je me trompe peut-être complètement mais je trouve très intéressant le fait de ressentir cela. Là où un comics classique m’émerveillerait avec un jeu d’ombre intéressant, Sin City le fait avec un jeu de lumière sur certaines planches, j’ai l’impression d’avoir un contre-pied graphique inédit.

Sin City est un récit passionnant dans ses trois premiers chapitres, l’histoire est sans répit et l’on a qu’une hâte c’est de découvrir la suite. On pourrait trouver dommage le fait d’avoir des personnages un peu similaires et surtout une vision de la femme rétrograde. Le tout est magnifié par une patte graphique absolument sublime, ce n’est pour le moment pas un comics parfait, mais c’est un comics indispensable.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-66

8 réflexions sur “Comics Review 28 : Sin City Partie 1

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