Bienvenue à tous dans Comics Review, l’article où je review et j’analyse mes différentes lectures, 17ème numéro aujourd’hui consacré à l’un des personnages de comics super-héroïques les plus connus et emblématiques, l’un des membres de la trinité DC, c’est parti pour Wonder Woman Rebirth tome 1.

Ce tome est le premier comics Wonder Woman que je possède et que je lis, j’étais au courant de l’histoire du personnage, le film de cet été a aidé là-dessus également, mais je n’avais jamais lu de comics sur le personnage. L’event Rebirth me permet cela avec un tome 1 reprenant les origines de l’amazone et son arrivée dans le monde des hommes. En début de récit Diana se trouve donc sur Themyscira avec ses soeurs amazones, l’élément perturbateur du récit, et des origines de Wonder Woman en général, est la découverte de cette île cachée par Steve Trevor. L’amazone va donc ensuite quitter son foyer pour aller vivre ses aventures et aider les humains.

On peut vite se dire que l’histoire est une origin story classique et sans grand intérêt néanmoins le scénariste Greg Rucka distille quelques bonnes idées qui permettent de ne pas souffrir du problème de l’histoire déjà racontée. La première de ces idées m’a d’ailleurs plutôt surpris, à savoir de montrer sans trop de réserve l’orientation sexuelle des amazones, pour un lecteur assidu du personnage cela peut paraître comme acquis mais de voir que les amazones entretiennent des relations lesbiennes et que le tome ne s’en cache et quelque chose de plutôt bienvenue. J’aurais même tendance à dire que cela aurait pu être encore légèrement approfondi, par exemple lors du départ de Diana.

La deuxième bonne idée de ce tome au niveau du scénario est malheureusement non exploitée jusqu’au bout, elle vient de la tenue d’un tournoi pour élire la représentante des amazones qui partira aider le monde des hommes. Diana n’est pas une élue, elle est choisie car elle est la meilleure candidate pour le poste. Peut-être que ce sont mes lectures de mangas et de shonen en particulier qui m’ont fait apprécié les tournois mais en voyant la tenue de celui-ci je ne pouvais espérer mieux, il me semble que c’est un procédé assez rare dans les comics US et je trouvais l’idée géniale, emprunter une composante majeure d’un média différent et étranger ne peut être qu’une bonne idée (quand elle est bien réalisée). Malheureusement l’auteur ne devait pas valoir montrer le déroulé du tournoi mais uniquement son résultat, grosse déception pour ma part, même si l’issue de celui-ci est cousu de fil blanc j’aurais voulu passer plusieurs chapitres dans l’arène avec les amazones sur différentes épreuves d’adresse, d’agilité, de combat, de réflexion, … Je tiens peut-être une histoire faite pour DC, quelqu’un a l’email de Geoff Johns ?

De manière générale je trouve qu’on ne passe pas suffisamment de temps sur Themyscira, c’est un aspect du personnage qui m’intéresse probablement le plus, l’aspect mythologique et un tournoi aurait été l’occasion parfaite de passer du temps sur l’île tout en y racontant quelque chose.

Passons maintenant à la partie graphique orchestrée par Nicola Scott qui me laisse indécis au possible. Dans un premier temps j’ai été très déçu par la représentation des personnages et surtout leurs visages, je ne pensais jamais avoir à dire cela mais ceux-ci ont des sourcils bien trop broussailleux qui ont failli me sortir de ce tome. Les personnages ont donc un air un peu ahuri qui n’est pas de très bon ton, je vous laisse juger par vous mener avec cette image. Celle-ci est représentative de l’ensemble du tome, sur pratiquement l’ensemble des personnages, les pires étant Diana et Steve, dommage sachant que ce sont les deux personnages principaux.

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Et d’un autre côté Nicola Scott délivre dans ce comics les représentations d’action les plus inventives que j’ai pu revoir dans un comics. Les planches qui vont suivre arrivent dans la 2ème partie du tome, lorsque Wonder Woman doit se battre, cela a donc permis de rattraper mon a priori sur ces fameux sourcils. Plusieurs planches sont d’une intensité assez impressionnante, et arrivent à retranscrire le mouvement, la partie la plus dure à matérialiser sur papier, on croit aux déplacements de Diana sur certaines cases.

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Sur cette page on pourrait penser que la photo est floue mais le dessin est bien comme cela, l’impression de mouvement, de rapidité est ahurissante. J’entends souvent dire sur certaines cases « On dirait que la page prend vie », c’est la première fois que j’ai réellement ressenti cet effet.

L’artiste utilise également un effet assez inédit pour montrer le déplacement de Diana sur une même case, je n’avais jamais vu ce procédé et j’espère réellement qu’il sera utilisé de manière moins sporadique à l’avenir, la compréhension de la case est grandement simplifiée. Cet effet fantôme apporte énormément sur un comics d’action tel que Wonder Woman et cela ne m’étonne pas qu’on retrouve un procédé similaire dans la scène d’intro de Diana dans le film Justice League.

Pour ce tome je vais parler d’un aspect dont je ne parle jamais dans mes review, à savoir la publication. Que ce soit les publications VO ou VF la qualité est toujours au rendez-vous et je ne vais pas remettre en cause cela ici. Mon problème avec les publications VF notamment, est ce que je vais appeler le syndrome de la variant cover. Bref récap, les publications de séries sortent tout d’abord aux US dans un format court appelé single, et chaque single a une couverture dessinée par l’artiste principal de la série. Néanmoins les maisons d’éditions commandent des variant cover à d’autres artistes pour vendre plus de numéros, ça donne un numéro différent, c’est joli dans une collection. Et malheureusement j’ai tendance à remarquer que les éditeurs VF prennent ces variant cover pour illustrer la couverture de leur tome, en soi pourquoi pas, ils ont à leur disposition plusieurs cover ils utilisent celle qui leur semble la plus judicieuse. La ou j’ai un souci c’est quand il y a une différence notoire entre la couverture et le contenu du tome au niveau graphique, ce qui est totalement le cas dans notre exemple. La variant cover de Jenny Frison montre une Wonder Woman ultra badass et épurée si je peux dire (image ci-dessous), assez à l’opposé de ce que propose Nicola Scott. C’est cette différence qui a failli me sortir de ce tome, je trouve cela assez dommage sachant que ce n’est pas un cas isolé et que j’avais eu le même soucis avec Superman American Alien. Mon conseil est donc de bien vérifier le contenu d’un tome avant l’achat et de ne pas se fier complètement à la couverture du tome.

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Wonder Woman Rebirth est une histoire qui ne m’aura pas laissé indifférent, je serais passé par différentes émotions grâce à (ou à cause de) son scénario et sa patte graphique qui est plutôt spéciale mais très ingénieuse. Ce tome constitue tout de même une très bonne entrée en matière du personnage pour un nouveau lecteur comme moi et on m’a laissé entendre que la série gardait une qualité d’écriture très intéressante. A suivre donc.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-66 WD-Icon-65

 

6 réflexions sur “Comics Review 17 : Wonder Woman Rebirth #1

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