Bienvenue à tous dans Comics Review, le format d’articles où je review et j’analyse mes différentes lectures, 15ème numéro du format avec aujourd’hui mon ressenti sur Black Hammer de Jeff Lemire publié chez Dark Horse et dans notre belle contrée chez Urban Comics Indies.

Bizarrement, pour vous situer ce tome je vais parler de la postface de l’auteur, présente dans cette édition Urban, qui permet de situer Mister Lemire, ses motivations ainsi que ses aspirations, la postface est pour cela très intéressante pour connaitre le cheminement d’une oeuvre depuis l’idée jusqu’à sa réalisation. D’après et pour Jeff Lemire, Black Hammer est un peu sa lettre d’amour aux genres super-héroïques, il y raconte ici l’histoire qu’il souhaite sans les carcans qu’imposent les grands éditeurs dans les publications mainstream par exemple. Black Hammer est donc un récit de super-héros complètement atypiques, oubliées les méga bastons lors de chapitres finaux, oubliées les invasions extra-terrestres (à part dans les flashbacks), l’auteur nous montre ici une histoire humaine basée essentiellement sur la relation entre les différents personnages, leurs vies, leurs problèmes, …

Le récit se passe dans une petite ville ou l’on va suivre la vie de plusieurs personnages, chacun possédant un pouvoir, une habilité voir même venant d’une autre planète. On a donc la fille de 9 ans « invincible », le vieux grincheux qui sait se servir de ses poings, l’émissaire de la planète Mars, le voyageur temporel, la sorcière, … Tous ces personnages combattaient le crime dans le passé, mais lors d’un combat contre l’Anti-Dieu le héros nommé Black Hammer s’est sacrifié pour sauver la Terre, ce sacrifice a entraîné la téléportation de nos acolytes dans une ville qu’ils ne peuvent quitter, le récit commence donc 10 ans après ce combat. Chaque chapitre va permettre de développer la back story de chaque personnage, tout en les situant dans leur présent.

On retrouve des attributs bien connus de certains super-héros plus mainstream, à la différence que Jeff Lemire approfondit ces attributs, ce qu’il ne pourrait pas faire sur les publications DC ou Marvel il le fait ici. L’exemple le plus flagrant pour moi est celui de Gail, lors de flashback on apprend qu’elle a reçu ses pouvoirs d’un vieux sorcier et que pour se transformer en son alter-égo surpuissant elle doit prononcer son nom à savoir Zafram. Et décrit comme cela, tu penses peut être à la même chose que je me suis dite en lisant le livre, c’est un copier-coller du héros Shazam de chez DC. Néanmoins Lemire va sur un terrain jamais exploré, je pense, à savoir que malgré le vieillissement du personnage dans la vraie vie lorsqu’elle se transforme elle est toujours la gamine de 9ans qui a reçu ses pouvoirs. De plus on montre son état d’esprit tout au long de sa vie face à ces transformations, la Gail jeune fille est réticente à se prononce le mot magique car elle redevient une enfant, par contre la Gail plus âgée prend plaisir à ressentir à nouveau les effets de la jeunesse. Chaque personnage a donc un attrait assez neuf sur une idée déjà vue.

La relation entre ses différents personnages est également le point fort, de voir comment il arrive ou essaie de vivre une vie normale avec leurs pouvoirs qui sont pour certains un fardeau. Gail ne peut plus reprendre son apparence humaine, elle est donc coincée dans son corps de fillette de 9 ans, le voyageur temporel ne peut se montrer au grand jour, Abraham essaie tant bien que mal de garder le secret sur cette famille tout en essayant de refaire sa vie sentimentalement, l’émissaire martien tente de gérer son homosexualité, … Jeff Lemire balance donc une tonne d’idées d’approfondissement des personnages qui rendent leurs back story extrêmement riches et innovantes pour le genre super-héroïques.

L’accent étant mis sur la dynamique et les développements des personnages, la partie graphique me semble légèrement en-dessous, il faut dire que c’est assez compliqué de montrer la « vie normale » de super-héros tout en envoyant du lourd niveau dessins. Les parties flashbacks le permettent un peu mais ça reste assez neutre.

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Outre la partie graphique, mon seul petit problème avec ce tome 1 de Black Hammer c’est qu’il fait office d’une grosse introduction à cet univers, d’un côté c’est une très bonne chose de développer ces personnages mais on perd forcément un peu en enjeux qui sont pour l’instant minimes ou peu explorés. La fin du tome laisse annoncer que le tome 2 pourrait faire avancer l’histoire un peu activement, les personnages étaient maintenant connus le récit peut aller de l’avant.

Black Hammer est une histoire super-héroïque très atypique, elle sort complètement du carcan de ce genre de publications et met à 100% l’accent sur le développement et les relations des personnages. Le tome est assez brillant dans ces aspects mais n’est toute fois pas parfait, une patte graphique un peu plus forte et des enjeux plus abordés auraient pu le sublimer davantage. La lecture est quoiqu’il arrive très intéressante pour ceux qui recherchent des histoires humaines.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

 

11 réflexions sur “Comics Review 15 : Black Hammer

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